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Community – Meilleure Sitcom du moment.

Comme les dizaines de milliers de petits saligauds qui regardent des séries étrangères en streaming ou téléchargées, une fois qu’une saison est terminée ou définitivement conclue, je pars à la recherche de nouveautés à me mettre sous la dent. J’ai essayé et basé des tas de sitcoms cette année après les trois premiers épisodes parce qu’il faut bien le reconnaître, il y a beaucoup de déchet. Il y a des noms qu’on voit défilé sans s’y arrêter parce que l’affiche ne plaît pas, le nom est pas attirant, ça ressemble à s’y méprendre à une série déjà vue, les codes ont l’air trop américain et trop culturellement signé… bref ça défile alors qu’on ne sait pas de quoi il s’agit.
Ca fait deux ans que je vois une série nommée Community disponible à peu près en même temps que sortent les épisodes The Office. Je pensais que c’était dans la verve d’un Blue Moutain State avec Denise Richards, une histoire d’étudiants à l’université expérimentant la vie. Pourquoi ? A cause de la photo illustratrice où l’on voit une sorte de beau gosse avec « un front très large » entrain d’agrafer une affiche pour un groupe d’étude réservé aux filles. A côté de lui, une blonde aux regards en coin coquins regarde dans sa direction et au fond une personne âgée qui pourrait être le doyen semble étonné. Ecœuré par un trop pleins de teens movies racoleurs avec filles topless pour aucune raison, il était hors de question de me taper une version de 10 things I Hate About You pour post-ado fantasmant sur des soirées gobelet rouge dans une chambre d’une fac américaine à siffler de la bière en fut.
Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et mon passage à l’acte est la conséquence d’une discussion série avec un collègue de travail ayant plutôt très bon goût en matière télé. Il a regardé l’intégral des deux saisons en deux semaines et me raconte quelques blagues pour me donner l’eau à la bouche. Un épisode test, j’accroche un peu mais rien de génial, un deuxième très drôle et le troisième transforme l’effet, ok c’est bon je suis fan, je veux tout regarder maintenant et tout de suite.
L’histoire est celle d’un groupe d’étude d’espagnol formé sur un malentendu dans la faculté publique de Greendale. Les Community College sont un peu la risée des études supérieures, la lose zone pour ceux refusés par toutes les facs prestigieuses privés du pays, pour les marginaux, pour les actifs voulant se réorienter, pour les femmes divorcées sans emploi, pour les les personnes âgées. Le pilote commence le premier jour de la rentrée scolaire. Jeff Winger, beau gosse arrogant, retourne sur les bancs de l’école alors qu’il est un avocat prestigieux depuis plusieurs années dans un cabinet. Pourquoi ? Parce que Jeff n’a jamais eu le diplôme nécessaire afin de pratiquer sa profession et parce qu’un membre de son bureau l’a dénoncé. Dragueur, il flash sur Britta, une blonde rebelle de son âge, pendant le cours d’espagnol du déjanté Senior Chang aka El Tigro Chino ! (Il est joué par Ken Jeong, M.Chow dans le film Very Bad Trip) Elle n’est pas intéressée par ses avances de dragueur en costard. Ne renonçant jamais, Jeff l’embobine et se fait passer pour un maitre d’étude donnant des cours d’espagnole dans un groupe d’étude. Il ne sait, bien sur, pas parler un traitre mot d’espagnol. Son plan pour un tête à tête avec elle tombe à l’eau car, le prenant au pied de la lettre, elle ramène lors du rendez-vous d’autres étudiants. Un groupe éclectique et taré se forme autour de Jeff Winger. Il est formé de Abed, un musulman pakistanais très étrange à la culture pop débordante, de Pierce, un vieux chef d’entreprise raciste et homophobe ne comprenant jamais rien, de Sheryl, une grosse noire catholique mère de famille, de Annie, la cadette innocente effacée et victime junky au lycée, de Troy, ancien superstar quaterback de son lycée un peu débile et donc de Britta, la pourfendeur, la révoltée… Ils se retrouvent pour réviser l’espagnol mais ils ne travaillent jamais, ils sont toujours impliqués dans des histoires folles. Scénaristiquement rien n’est impossible, un épisode peut être sur le mode film de zombies puis en mode western, en mode parodie, en mode n’importe quoi… tout est possible et c’est en ça que c’est jouissif et génial.
Un vrai plaisir, des références culturelles en veux-tu-en-voilà, des personnages connotées jouant justement sur les clichés attendus dans une série, Community est de loin la série qui m’a fait le plus rire depuis très très longtemps. J’ai eu des moments de fou-rires intenses seul devant mon écran. J’ai dévoré le tout en un mois et des brouettes en essayant de me raisonner un petit peu sinon…
Community est un peu une sorte de Parker Lewis d’aujourd’hui, en encore plus délirant, encore plus pop, encore plus extrême… une série qui plaira définitivement aux fans de Scrubs aussi pour son humour second degré et ses relations amicales intenses. La série reprend fin septembre pour une troisième saison, mettez vous à jour, ne serez pas déçu. Comme dirait Magnitude : Pop ! Pop ! Ouais…. carrément !

Troy & AbedSpanish Rap

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Parks & Recreation

Depuis l’année dernière, je regarde une série nommée Parks & Recreation. La série ( format 22m, diffusée sur NBC) met en scène le quotidien du département des parcs et loisirs de la ville de Pawnee dans l’Indiana. Filmer à la façon de The Office, la sitcom alterne scène prise sur le vif comme un documentaire avec interview face à face avec la caméra. Le personnage principal est la responsable du département Leslie Knope qui a de grandes ambitions pour sa ville et un coté loufoque détonnant avec sa position.

Lors de la première saison, je trouvais ça marrant mais un peu trop copié à The Office US (ce qui est un très bon point sur le papier). Puis la seconde saison est arrivée, les personnages ont prit en profondeur et on commence à prendre chacun une indépendance dans son histoire personnelle. La seconde saison est moitié de saison et je dois avouer attendre la diffusion de la série chaque semaines avec un peu plus de ferveur les épisodes passants.

A la base Parks & Recreation, créé par Greg Daniels et Michael Schur, se voulait être un spin-off (série dérivée) de The Office, la branche de Utica, que l’on voit en saison quatre, devait être celle que l’on suit mais le projet a prit une autre envergure et c’est tourné vers l’administration américaine, une alternative service publique qui permet d’être plus acide. C’est d’ailleurs pour ça que l’on retrouve l’irrésistible Aziz Ansari et la sublime Rashida Jones qui étaient au casting de la saison trois de The Office. Le casting a été complétée par la comique du Saturday Night Live : Amy Poehler qui a prit le rôle principal.

Une série que je recommande et qui prouve qu’être fonctionnaire peut être amusant même aux USA.

Pourquoi en parler que maintenant ? Parce que je viens de découvrir que Leslie Knope a des Dickys dans sa salle de bain et Ça, j’aime ça ! (Regardez bien dans le creux de son coude)

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Fatal Error#333

officepolaDe l’inconscience, voilà comment qualifié mon action d’hier soir. Après une journée où ne rien faire était le thème principal, je me suis dis qu’un peu d’action ne ferait pas de mal. Différentes idées se sont présentées à moi : faire du base jump, tenter d’améliorer mes enchainements en smurf ou faire du sport (non, ça pourrait être dangereux ça). Un long moment de réflexion plus tard, je me décide pour m’asseoir devant la télé en grignotant des Wasa Runda Sesam… une activité extrême ! Les yeux rivés sur le petit écran, (j’ai pas écris cette activité sur mon twitter, la communauté va t-elle me banir ?) je zappe et tombe sur The Office (version US)  en français.
Au début, je crois mal entendre ou bien c’est ma freebox qui est défectueuse parce qu’il y a un décalage de temps en temps entre le mouvement des lèvres et les paroles qui en sortent. J’ai l’impression d’être reparti quarante ans en arrière quand les films asiatiques sans Bruce Lee étaient doublés de manière complètement dingue et surtout à l’arrache totale.
Le mandarin étant une langue compliquée et plus longue que le français (voir deux fois plus long que l’anglais) , les traducteurs trvaillaient sans réfléchir en terme de post-synchronisation, ce qui obligait les doubleurs a faire ce qu’ils pouvaient. Résultat, des mecs débarquent pour se mettre sur la tronche, veulent faire du trash talk et disent quelque chose comme : « Tu as tué mon frère, je vais le venger ! » ce qui donne un gros plan très serré sur le visage où l’on voit des lèvres bouger dans tous les sens la moitié du temps sans qu’ils ne disent rien… (voir vidéo youtube à la fin de l’article).
Virgin 17, chaîne de la TNT, ne propose pas en option le changement de langue ni les sous-titres.  Je suis resté devant le temps d’un épisode, le dernier de la saison 1. Je comprends que doubleur est un métier difficile, que c’est un cercle fermé et qu’ils doivent mettre de la vie dans leur travail mais de là à déformer la version originale non !
The Office (US) raconte la vie de Dunder Mifflin, une entreprise de Scranton (Pennsylvanie) spécialisée dans la vente de papier. La vie de ce bureau est filmé façon télé réalité avec ses interviews individuelles revenant sur un évenement de la journée, ses instants volés et ses moments de vie.
La série vient d’angleterre à l’origine d’où ma précision précédente sur le US. Un énorme succès plus tard en terre britnaique, le show est vendu dans le monde et même en France, ce qui donnera Le Bureau, diffusé sur Canal +, avec François Berleand en directeur taré. (la série fait un bide et ne sera qu’à moitié diffusé)
Aux États-Unis, le rôle phare du boss est porté à merveille par Steve Carell, présentateur fou de l’incroyable Daily Show puis de films à succès comme 40ans, toujours puceau (The 40 Year-Old Virgin) ou Little Miss Sunshine. Les américains ne veulent pas jouer la carte du boss tyrnanique mais son contraire, celle d’un patron taré qui ne fait que divertir ses employés et qui fait exactement tout ce qu’un directeur ne doit pas faire. La première saison est assez difficile car elle est rupture avec toutes les sitcoms classiques auxquelles on est habitué. Le rythme est différent, il y a des silences, la réalisation est très signée, les personnages avec des particuliarités précises, le fil rouge scénaristique mettant pas mal de temps à se mettre en place… soit une mise en exergue lente mais payante sur le court terme.
Je viens de terminer la 5°saison (dernière diffusée aux USA) et je n’ai qu’une chose à dire : C’est atomique !
Un humour corosif, un esprit d’entreprise familliale où l’on veut être employé, des relations entre personnages en évolution permanente et des fou-rires en veux-tu en voilà.
Donc déjà que la série prend son rythme de croisière qu’en seconde saison (la 1° ne faisant que 6 épisodes), si vous la regardez en plus dans un VF abonimable où Michael Scott (World’s Best Boss comme le dit son mug) a une voix de canard qui fait des modulations insupportables (désolé Constantin Papas pour cette critique), il y a des chances que vous passiez à coté d’une des meilleures séries du moment.
The Office est la série où l’on retrouve des traits de caractère de collègues de boulot sauf qu’ils prennent une tournure comique, agréable et qu’épisodes après épisodes deviennent un plaisir. Un bureau où on aimerait bien s’amuser autant mais qui, à défaut d’être réel, est un plaisir à regarder.

Best of de mauvais doublages de films asiatiques

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