Archives de Tag: Souvenir

And the song remains the same…

mnemo

Ca fait plusieurs fois que je commence mais n’arrive pas à aller jusqu’au bout. J’aime toujours ce blog mais faute de temps et de moyen, je n’ai absolument plus le temps de me consacrer à écrire des billets pour cette 3°Patte à laquelle je pense souvent. Ce n’est pas le nombre de visiteurs qui fait que j’écris moins, pas non plus le fait que je n’arrive pas à être un canard fashion blogueur mais une histoire de temps… C’est un exercice qui me plait et me libère alors un peu de courage, c’est (re)parti mon kiki.

En vieillissant, et oui j’ai beau être jaune et mignon je n’ai plus vingt-ans, je réalise de plus en plus ce besoin que j’ai d’écrire quelque part certains de mes souvenirs. Peut-être parce que j’écris de plus en plus pour le travail et que ca devient limite une habitude, peut-être aussi parce que j’ai la mémoire qui flanche et que je voudrais bien ne pas oublier un moment ou un autre, mais je me rends compte que les écrits restent, les paroles s’envolent ou comme on dit en latin : Ecritum tum, parolum lum… ou quelque chose comme ça.

Plus jeune, je me souviens mes parents, mon père en particulier, racontaient les mêmes histoires et les rabâchaient encore et encore comme si on ne les avait jamais entendu. Avec le temps, je me rends compte que je fais pareil. Je récapépètte encore et toujours comme des vieilles histoires de soldat pendant la guerre sauf que pour le coup, ce ne sont que des souvenirs de potes, de bons moments, d’histoires à la con, de lose aussi parfois, qu’on aime bien se remémorer pour raviver le bon vieux temps même si celui qu’on vit sur le moment n’est pas mal non plus.

D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours une mémoire mnémonique en relation avec un film, un passage dans un jeu vidéo, un film, une émission de télé, n’importe quoi qui est en mouvement mais me laisse l’opportunité de penser. De là, cette idée s’imbrique dans ce moment T et dès que je refait, revoit, réentend, cette réflexion revient tel quel. Montré à quel point ma mémoire est faite comme ça, le terme même  de mnémonique est imbriqué à un souvenir. En 1994, Keanu Reeves jouait dans une immonde merde SF qui a pour titre Johnny Mnemonic. Ce film succédait à Speed qui, quelques mois plus tôt, à la fête du cinéma, avait été un des films inratables de cette édition où les séances étaient encore à 10 francs. J’ai retenu ce terme suite à une blague récurrente de Tarek, un ami de mon frère et un frère d’adoption de la maison. Dès qu’il faisait dès qu’il voyait la bande annonce, il la ponctuait par : « Johnny aime Monique mais Monique ne l’aime pas. Johnny Mnemonic, l’histoire d’amour SF ».

Le but d’un blog est de raconter de sa vie alors j’ai décidé que j’allais recommencer à le faire avec une nouvelle rubrique (que je n’alimenterais surement jamais mais l’espoir fait vivre) dans laquelle je vais raconter mes souvenirs mnémoniques autour de chansons. C’est le média qui est le plus gorgé de souvenirs pour moi. Alors faudra pas s’attendre à des révélations folles mais voilà, le souvenir qui y sera attaché sera écrit quelque part et si un jour il disparaît de mémoire pour être remplacé, je saurais où le retrouver et il ne me suffira plus qu’à appuyer sur Play pour qu’il revienne intact et fasse revivre une autre époque le temps de quelques secondes.

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Classé dans Memory Box

RIP + Bubba « Hightower » Smith

J’étais dans les rues d’Edimbourg la semaine dernière quand j’ai vu l’affiche de Michael Winslow pour son one-man show dans le cadre du Fringe (Festival international des Arts Vivants). Son visage, son sourire en coin m’a rappelé ses bruitages fantastiques qui me faisaient tellement marrer comme un dingue quand j’avais six-sept ans. C’est le genre de chose qu’on écrit pas sur son CV mais, quand j’étais petit, j’étais un fan inconditionnel de Police Academy. J’avais déjà conscience que plus les séquelles avançaient et plus c’était mauvais mais bon les aventures de Mahoney, ça n’avait pas de prix. J’ai repensé à cette époque où j’avais cette capacité incroyable à regarder des films en mode repeat et de rigoler toujours à la même blague. En y repensant j’avais un truc avec la police parce que j’ai eu une grande période Robocop après… enfin c’est pas grave. J’étais fou en voyant Mahoney, le comique du groupe, faire n’importe quoi et mettre le bordel dans les rangs du commandant Lassard et mettre des battons dans les roues de Harris et de Proctor ! Il y avait les autres comme Tackleberry, le fou de flingues, ou Hooks, la petite sans voix que personne ne respecte jusqu’à ce qu’elle s’énerve, ou Z, le flic punk timbré, ou encore Larvell et ses imitations de films de Bruce Lee mal doublés… et il y avait Hightower, l’ex fleuriste au physique colossal et à la force incroyable, un personnage qui parlait peu mais agissait. Bubba Jones aka Hightower est mort le 4 août dernier dans l’indifférence quasi-totale. C’est con mais ça m’a fait quelque chose, j’ai eu l’impression qu’on m’annonçait qu’un copain d’enfance, que j’aurais pas revu depuis la primaire, était mort. Alors pour l’enfant qui est toujours en moi, pour toutes ces blagues qui font que j’ai un humour naze aujourd’hui, pour cette référence magnifique au Blue Oyster Bar sous Bimbo Jet avec El Bimbo, pour tous ses souvenirs tout simplement, je voulais rendre un hommage à cet ancien joueur de football américain, à HighTower mon pote de quand j’étais petit. Salut l’artiste !

Vidéo compilation au Blue Oyster Bar. Désolé c’est en allemand.

*Petite bannière faite main par Dicky le Canard

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Classé dans Histoire de canard

Matrice d’une passion et autres brunchs dominicaux…


Certains ne le savent peut être pas mais j’écoute beaucoup de musique. Je ne m’oblige pas à suivre l’actualité musicale, je suis curieux parce que c’est une passion depuis que je suis petit. Je crois que mes premiers souvenirs sont simples, c’est un peu l’apanage classique, mes parents adoraient ça et il y avait toujours de la musique à la maison. Ma mère aime la pop, la variété française influencée par l’Angleterre, les songwritters folk américains et mon père adorait la musique classique mais était surtout un rockeur, un Beatles fan qui n’a jamais craché pour autant sur un bon blues-rock des Rolling Stones, la saturation énergique des Who, les harmonies de Chicago ou les mélodies ensoleillées des Beach Boys. Il y avait une collection de vinyles incroyables dans le bas du meuble loupe dans le salon et toujours un disque prêt à tourner sous le diamant du lecteur. Deux fans de musique, des inconditionnels de concerts et même un chanteur ayant sa préférence à lui en guise d’ex  pour ma mère ( c’est vous dire…), qui travaillaient comme des dingues la semaine et profitaient de leur weekend pour s’occuper pleinement de leur deux progénitures. On vivait à Asnières t’as vu bien ou bien et le dimanche, chez nous, il n’y avait pas cette sacro-sainte obligation du déjeuner familial. On se réveillait tard, on descendait dans le salon, on attendait que tout le monde soit là en regardant la télé et une fois au complet, on brunchait à l’anglaise. Je me souviens de ma mère dans sa robe de chambre rose épaisse mettre les Beatles et on mangeait comme ça, en écoutant Help, en écoutant Rubber Soul, l’album rouge, le bleu… C’est pour ça que j’aime la musique, pour ces instants de vie, pour son pouvoir mnémonique, pour rattacher un sentiment écrit par un inconnu à un moment personnel.
« La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil. » écrivait Nietzche, voilà une philosophie que je partage pleinement.

Je vais poster de plus en plus de musique sur le blog. Plus forcément pour raconter l’histoire de la chanson, du groupe et en profiter pour étaler ma culture, mais peut être plus pour me tourner vers un souvenir personnel ou tout simplement pour partager une chanson que j’ai appréciée.

Faut vous y attendre, on ne pourra pas dire que je ne vous ai pas prévenu.

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Classé dans Musique

-M- @ Solidays

Ca y est, c’est fait ! J’ai signé les papiers, les ai déposé à mon avocat, c’est très difficile à vivre mais c’est comme ça. Demande de séparation de corps, cette fois tout est terminé.
Ca remonte à loin pourtant entre nous. Je me souviens, j’étais jeune et désuet, mon premier pelage jaune poussait dru, ma voix était nasillarde mais stable, c’était un autre temps… c’était 1997.
Une amie canarde m’avait invité à aller voir son groupe préféré de l’époque : Texas. En première partie de ces Spiteri-èserie, il y avait un homme orchestre que tout le monde ignorait superbement qui lançait une sorte de funk en français. On l’écoutait sans l’écouter puis un moment il a lancé l’intro de Voodoo Chile de Jimi Hendrix et il a mit tout le monde d’accord par sa technicité et sa aisance à la guitare. Petite reprise qui lui servait simplement à démarrer un Machistador qui avait enchanter le public.   Je n’avais pas retenu son nom, ni la lettre et je n’ai pas entendu parler de lui pendant longtemps. Un grand silence synonyme d’oubli. Quelques années plus tard, j’étais devant les victoires de la musique et je revois ce personnage excentrique tout emporté et faire un show sensationnel dans le petit écran. A ce moment-là je n’avais que vaguement entendu Je dis Aime à la radio, déjà j’ignorais ce média à cette époque.
L’été arrive et un concert à la Pinède de Juan-les-pins est annoncé : Beck & -M-. Impossible de passer à coté, je vais à ce concert. Ça débute par les ignobles Cox et leur rock puant et minable. Un bide assez grossier et un public très anglophone qui les ignore superbement.
Arrive le second frenchy : -M-. En deux morceaux, il y a déjà une ambiance folle et ça ne faisait que commencer. Le live termine sur un Mama Sam captivant où toute la pinède fait le bruit de la pluie avec ses mains et reprend en chœur la chorégraphie de la chanson, un souvenir incroyable. De là, une grande histoire d’amour débute, une passion, une love-stroy musicale, allant m’amener à aller même voir les concerts dingues de ses acolytes de scène, Bumcello (j’allais pas voir Sebastien Martel, faut déconner non plus).
Une idylle jusqu’à l’année dernière. Bon, déjà dans le passé il y a quelques accrochages comme en 2004, avec la sortie du single En tête à tête que je trouvais mauvais, en 2007 avec l’éclipse avec Sean Lennon et en 2008, toujours avec Sean Lennon, cette reprise désastreuse de Comic Stripp de Serge Gainsourg, tellement mauvaise qu’ils ont préférés la signer sous le surnom de The Ghost of a Saber Tooth Tiger. Des querelles mais pas non plus un cas de divorce.
C’est pourtant la conséquence de Mister Mystère que j’ai pris en grippe dès la première écoute. Je ne reconnais plus -M-, normal c’est maintenant Mister Mystère j’ai compris merci, mais les paroles ne lui vont pas, j’ai pas envie de chanter en écoutant, les riffs sont froids, plus rien ne va à bord.
Je me dis que c’est une période de menstruation musicale, que j’ai les nerfs en pelote, que je vais le mettre de coté et me repencher dessus plus tard. Un essai raté après, j’abandonne l’idée d’apprécier ce disque, rien que Amssétou le disqualifie direct à cause de ce jeu de mot malheureux : « Depuis que je suis loin de toi  / Je fais moins le malien« . Interdit, carton rouge, pas de dessert, retour direct aux vestiaires sans manger, sans histoire !
Puis, doucement, petit à petit, j’ai commencé à re-croire en lui, à me souvenir… nostalgique du cool, je me dis que je vais tout lui pardonner ce soir en le voyant en vrai, en live. Retour aux circonstances de nos premières amours,  une ambiance enivrante autour de moi, je suis fort je vais lui pardonner et au pire, si ça doit casser et bien, je lui dirais en face et pas par email.

Ce soir, 22heures, dernier concert des Solidays. Le public restant n’a pas le choix car c’est lui qui clôture, aucun artiste en face. Il a fait un petit coucou dans l’après-midi pour taper un solo sur un morceau d’Ariane Moffatt, il a toujours la magic touch à la gratte, ça sent bon, ça sent bon. Il arrive avec un gros décorum, une lune géante sur la scène et un groupe assez nombreux. -M- porte un costume et une perruque qui amplifie capillaire-ment et vestimentaire-ment le coté étrange du personnage.
Premier titre : Mister Mystère. Ça commence mal mais tant mieux, on purge les nouveaux titres pour passer après aux choses sérieuses. Il a bien reçu le message mais pas la fin parce qu’il joue à la suite :  Le roi des ombres / Tanagra / Est-Ce Que c’est Ça ? / Ca sonne faux puis termine cette setlist de la mort pour moi (je suis pas à 100% certain de l’enchainement mais en gros c’est ça) avec Hold Up qui devient une sorte de Around the World de Daft Punk inutile.
On est a 40 minutes de concert et je suis effaré d’entendre que des titres que je n’aime pas et surtout de voir le temps qu’il met pour terminer un morceau. Pas une fois, il fait sobre ! Il doit obligatoirement faire participer le public de manière parfois inutile, il disparait de scène pendant que deux mecs slament dans les premiers rangs, c’est long voir très long et je trouve que comme il le dit lui-même Ca sonne faux. C’est quoi ces musiciens qui viennent déguiser en capitaine america et qui termine en slip ? Il sert à quoi le mec qui danse, est-ce une sorte de clown comme dans Slipknot ?
Le show continue mais je suis pas de la fête, -M-, enfin Mister Mystère maintenant pour les nouveaux intimes, s’amuse avec ses nouveaux amis, dans sa nouvelle vie, la version 2.0 de sa carrière… un renouveau où je n’ai donc plus ma place.
Il repart un peu sur sa discographie passée en reprenant La Bonne Etoile en duo avec sa choriste de sœur, mauvaise pioche, je l’aime pas trop… enchaîne avec Je dis Aime qui dure encore deux plombes, qu’il distille, qu’il tort, étend et ne termine jamais… Il enlève sa perruque et quitte la panoplie de -M- pour devenir Mister Mystère ? Mathieu Chédid ? Un avatar en remplace un autre ?
Petite remarque jusque là, il ne chante que très peu enfin de compte, tout tient sur les échauffements auprès des spectateurs, les solos et les effets de scènes avec les autres membres du groupe.
Il reprend Le Complexe du Corn-Flakes avec une ré-orchestration très glaciale. La chanson perd cette chaleur funky, ce coté second degré décalée du passé. Pour démontrer par a+b qu’en plus, il prend son public pour des truffes, Cyril Atef (dernier rescapé de l’époque) se sent obligé de tendre un paquet de corn-flakes vers la foule, illustration de la chanson au cas où on serait vraiment débile.
Pour clôturer ce festival, -M- et sa famille joue le single du moment : Amssétou. Pour l’occasion, il invite une ribambelle d’amis maliens à lui. Pendant le morceau, ils seront rejoint par Winston McAnuff, qui aura ouvert et refermer ce festival, et par Ariane Moffatt qui lui la pareille. Il y a une bonne ambiance, c’est sympa à voir mais impossible de sauter dans un train qui est à mille à l’heure et déjà très loin. Il fera un rappel avec une version de Machistador de deux heures quarante-huit et une de Mama Sam qui doit encore tourner au moment où je vous écris. (C’était hier soir)

Voilà, je suis venu te dire que je m’en vais… tu te souviens des jours anciens… tout ça tout ça… une belle histoire qui se termine, je laisse Mister Mystère à ses fans, personnellement j’ai fais mon choix et je vais prendre mon chemin vers un ailleurs. Le divorce est consommé. Il est difficile de dire adieu mais cela s’impose. Merci pour la moitié de décennie, merci pour les bons moments, merci d’avoir été -M-. Je sais que tu ne me connais pas et que tu te fiches de notre rupture mais j’avais besoin de l’écrire pour accepter d’en faire le deuil.

Mes vœux les plus sincères pour la suite. Bonne continuation et adieu… pour le moment.

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Until the Sun Comes up / Over Santa Monica Boulevard

Dicky à L.A.

Dicky à Santa Monica

Petit souvenir d’un voyage à Los Angeles et d’une ballade à Santa Monica. Du soleil, du soleil, du soleil…

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