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Bref sur Canal +

Suis-je enthousiaste ? Oui  et pour une fois c’est spontané car totalement inattendu. Rentrée télé oblige, j’ai regardé Le Grand Journal avec sa nouvelle formule : première partie politique, les guignols, le petit journal en 18minutes et retour plateau avec divertissement, live etc… La première partie ne change pas vraiment, à part qu’il n’y a plus Ali Baddou, il s’en est allé pour retrouver l’émission du midi devenu austère et insupportable sans l’excellent Bruce Toussaint, mais il a été remplacé par Raphaël Enthoven. Ce philosophe du cinéma s’occupe de la littérature et des livres et on y gagne, ses analyses sont piquantes, critiques (si si, parfois on critique au Grand Journal) et ses questions bien amenées. Le Daily Mouloud passe en première partie d’émission avec un retour sur le terrain plus intéressant que ses piges volatiles de l’année dernière. Tout ça pour dire que lors de la seconde partie, il y a en introduction après la présentation de l’invité, un programme court nommé très justement Bref.

Bref est une mini-série avec comme concept : « Dans la vie, au début on naît, à la fin on meurt, entre les deux y s’passe des trucs. Bref. C’est l’histoire d’un mec, entre les deux ». La série est signée par le duo prometteur  Kyan Khojandi (un comique très bon qui faisait des chroniques ciné déglingo nommé le Festival De Kyan dans l’émission On achève bien l’info sur France 4 (pour voir le best of cliquez ICI) et Navo (l’auteur de la géniale La Bande Pas Dessinée). Comme ils sont bien entourés, ils ont demandé à leur bande de copains comiques, squattant la rive opposée du Jamel Comedy Club, de leur donner un petit coup de main pour les tournages, résultat : une série française à deux cent à l’heure exaltée et talentueuse.

Au niveau de la réalisation et du ton, il est totalement calqué sur le voyage en Europe de Victor Ward dans Les Lois de l’Attraction de Roger Avary. Le pilote met en haleine, le second épisode confirme le talent. Ca fait plaisir de voir enfin une série française conceptuelle, intelligente, rapide et très drôle. Tout ce que Soda n’est pas en fait… en même temps Kev Adams peut-il être considéré comme un comique ?

Pour regardez la série, cliquez sur le lien Canal + et vous verrez bien que, plus c’est bref., plus c’est bon… depuis le temps que je le dis !

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PILOTE
Bref j’ai dragué cette fille.

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Fanta ou The Inglourious Bastards…

fantapolaUne histoire qui marque
Certaines marques, surtout les plus prestigieuses, doivent leur succès à une histoire parfois plus que scabreuse.
Coca-Cola Compagny est une société américaine née en 1887 à Atlanta en Géorgie. En 1870, Josh Pemberton, pharmacien, monte sa société J.-S. Pemberton & Company en collobaration avec Ed Holland et expérimente des saveurs dans le but de créer une nouvelle boisson dans son petit laboratoire personnel, à la fin de la guerre de Sécession. En 1885, il copie le vin Mariani et sort le French Wine Coca qui est une boisson alcoolisée à base de noix de kola, de feuille de coca et de damiana (plantes médicinales aphrodisiaques).
La même année, le maire transforme Atlanta en ville sèche et interdit la vente d’alcool. Josh Pemberton se donne comme challenge de trouver une recette de soda sans alcool mais qui donne les effets gustatifs du bourbon. Le premier coca-cola voit le jour. Suite à cette découverte majeure, il s’associe à un homme très ambitieux : Franck Robinson. De cette association va naître la marque Coca Cola Compagny. Robinson sera le créateur du nom, du choix de la police spencerienne du logo et du code couleur pour un plus gros impact publicitaire. Pemberton trahit ses associés et dépose la marque à son seul nom.
Malade, Pemberton doit vendre contraint et forcé sa société pour 2300$ à un homme d’affaire richissime associé depuis peu à Franck Robinson. Robinson a sa revanche !
La marque connaît un essor incroyable dans son pays jusqu’à devenir un symbole de l’Amérique. Les américains aident les européen à terminer la première guerre mondiale et les Etats-Unis deviennent un modèle pour le vieux continent. Il faudra attendre 1933, pour pouvoir goûter le Coca Cola au café de la gare de Paris-Est à Paris.
La boisson rouge devient culte et étend son pouvoir principalement en France, Allemagne et Angleterre.
Le président de Coca aux USA est, en 1928, Robert Woodruff. Il accepte à cette époque de participer à deux dîners privés organisés par Göring et Goebbels. La marque n’a pas de honte à montrer son accord avec certaines valeurs du national-socialisme qui pousse sa succursale allemande Coca-Cola GmbH, a travaillé avec ce partit politique prometteur. Adolf Hitler commence sa campagne politique et dès que le Führer est en couverture d’un un journal, Coca est la publicité principale, dès qu’une interview est radio-diffusée, les jingles coca grondent et Coca devient même le sponsor officiel du journal de l’armée allemande.
En 1936, l’Allemagne organise les jeux Olympiques à Berlin et Coca réussit un coup de pub incroyable grâce à Max Keith, qui prend la tête de Coca GmbH à ce moment-là.
Coca devient proche du pouvoir à tel point qu’en 37, lors d’une convention, la marque apparaît à coté de trois swatika géantes et est salué par le traditionnel Sieg-Heil. La seconde guerre éclate. Max Keith est intégré dans le cercle très fermé  du III reich dans « l’office de la propriété ennemie« . Keith devient aussi le président de Coco France et Angleterre, histoire de pas laisser la direction à des gauchistes.
Coca Cola US réussit à rendre sa boisson comme fournisseur de guerre ce qui lui permet d’être dans le package de tous les G.I. américains. En Allemagne par contre, l’export de sucre et des poches de Cola est bloqué à la frontière dès 1941. Mécontent de cet boycotte, Keith ne baisse pas les bras et décide d’inventer une nouvelle marque : Fanta. Ce nom est le diminutif plus pop signifiant Fantasie (imagination) mais une autre version voudrait que se soit pour Fantastik. Ayant ses propres sites d’embouteillages, Fanta fait importer ses oranges d’Asie où les frontières sont encore libres. Coca GmbH participe à l’effort de guerre nazi en laissant ses camions être réquisitionnés et ses bouteilles à servir de récipiant pour médicaments. Les stocks de Coca-Cola seront uniquement réservés aux militaires du Reich ou aux blessés de guerre. Même après les bombardements de 43, Keith continue la fabrication du Fanta avec des criminels de guerre ou des prisonniers jugé au travail forcé.
En 45, Hitler se suicide, la guerre prend fin. Max Keith écrit à Woodruff pour lui dire que Coca GmrH continue toujours. Après avoir été mit à l’écart quelque temps, Keith reprendra le pouvoir de Coca Cola Allemagne en 49…
Fanta, après 15ans de pause, est une des boisson phare de Coca Cola Compagny et la boisson est la plus vendue dans les pays d’Amérique du sud où les nazis ont prit leur retraite…
Fanta, le soda qui laisse un arrière goût historique dans la bouche…

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