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FM, a TV show That Rocked !

Mes radars étaient en panne, j’ai manqué le coche, bref je n’en ai pas du tout entendu parler et c’est bien dommage mais, en deux jours, j’ai rattrapé mon erreur en regardant l’intégralité d’une série anglaise très rock nommée FM. On suit les aventures d’un show radio rock animé par le duo déjanté Dom Cox et Lindsay Carol sur les ondes de la radio fictive Skin FM. Leurs déboires sentimentaux, ceux de leur productrice Jane Edward (joué par Nina Sosanya ), des quizz en pub, des problèmes de look, d’alcoolisme ou de mauvais emails, voilà ce qui va rythmer le bon déroulement de l’émission.
Une B.O. de malade mental à coup d’Arctic Monkeys, de Franz Ferdinand, de Jane’s Addiction et autres Futurheads et des invités venant un faire un live pour l’occasion et se moquer un peu d’eux-même avec une énorme auto-dérision comme The Subways (nouvel album Money & Celebrity sort le 12 septembre) Ladyhawke, The Wombats ou The Charlatans. Il n’y a que six épisodes d’une durée de 30 minutes et malheureusement qu’une seule et unique saison. Les dialogues et conversations autour des stars du rock sont très drôles et les situations truculentes.
Le duo est joué par Kevin Bishop  et Chris O’Dowd. Kevin Bishop aka Dom Cox, a un visage qui dit quelque chose sans pouvoir vraiment savoir d’où sur le coup mais, il jouait le frère anglais aux blagues sur les nazis de Kelly Reilly dans l’Auberge Espagnole et l la raison de leur réunion pour un mariage folklorique dans Les Poupées Russes de Cédric Klapisch. Chris O’Dowd aka Lindsay Carol est le compagnon de hotline de Maurice Moss dans la série géniale The IT Crowd mais aussi le cocu pas tenté, présentateur radio dans le film merveilleux A Boat That Rocked ! (Good Morning England !). Il est actuellement à l’affiche de Mes Meilleures Amies de Paul Feig où il joue le rôle du flic rigolo.

Diffusée sur la chaine ITV2, FM ne sera pas reconduite mais grâce à des fans, une version VOST est trouvable sur le net. La série a donné lieu pour moi à la découverte d’un groupe anglais assez conceptuel et génial : Guillemots.   Ca a été aussi l’occasion de me replonger dans The Subways et The Wombats.

Du rock, des délires et de la radio, que demander de plus bordel ?

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Yelle @ Les Vieilles Charrues


Lorsqu’on est envoyé en festival pour un média, il arrive parfois, voir quasi-systématiquement, que deux artistes à chroniquer se chevauchent. Dégueulasse me direz-vous, absolument ! Surtout que cette règle ne s’applique généralement que pendant le spectacle d’un artiste que l’on aime et que l’on doit quitter pour subir l’abject show d’un chanteur de variet’ que l’on déteste mais que le rédacteur en chef a notifié comme « A FAIRE IMPÉRATIVEMENT » souligné trois fois en rouge.
Aux Vieilles Charrues, la règle n’a pas rempli tout le cahier des charges et on en remercie encore la programmation bien faite du festival. Adeline Lajoinie, son altesse du hip-hop et musique du monde, devait chroniquer Yelle puis Snoop Doggy Dog lors de la première soirée du festival. Problème, il était compliqué niveau timing de passer de l’un à l’autre sans louper la fin de l’un ou le début de l’autre. Résultat, l’union faisant la force, Adeline et Dicky le Canard ont écrit à une main et une patte cet article sur Yelle, disponible sur WeLoveMusic.fr
Les deux premiers chapitres de l’article, les meilleurs, sont signés par Adeline et la fin incompréhensible par moi. Un exercice très sympa quoi qu’il en soit et un honneur pour moi.

Pour le lire c’est ici :

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Syd Matters @ le Bataclan

Ça peut paraitre étrange mais je ne suis pas très branché musique depuis quelques temps. Je continue d’écouter les nouveautés mais je suis pas autant excité qu’habituellement… la fatigue, le manque de temps, le changement de rythme n’aidant pas forcément, je suis moins au taquet mais toujours connecté. Un peu à l’ouest donc le canard, à tel point que j’étais à deux doigts de rater le concert de Syd Matters au Bataclan, réservé il y a des mois et des mois. Fort heureusement, la veille à minuit, je me suis rendu compte de mon oubli et ai donc démembré mon emploi du temps du lendemain pour me rendre à cette sortie. Je n’avais bien sûr pas retiré la place, ça aurait pu m’aider, une journée de dingue m’attendait au boulot, bref le scénario cauchemar d’une omission qui tourne mal.
Petit tour de passe-passe et gros coups de speed au programme, détour dernière minute à la Fnac et Syd Matters me voilà.
J’ai découvert Syd Matters lors de la sortie de leur second album. Bien que première révélation du concours CQFD des inrocks, le groupe n’était qu’un nom de groupe à la mode mais pas plus. Une attachée de presse sous-traitant pour V2 m’avait invité a un showcase à la Fnac des halles. Mini concert horrible, une balance mauvaise, un groupe sans aucune dimension sur scène, des gars qui tirent la gueule… bref pas le coup de foudre, bien au contraire. Le même soir, la même fille m’invite à une petite sauterie. Soirée dans un appartement haussmannien spacieux, discussions banales avec des inconnus dans la cuisine dont certains membres de Syd Matters. Entre deux bières et des petits canapés, le guitariste, je crois, devant moi et conscient du fait qu’elle était accompagnée, drague la cannette avec qui je sortais. C’est toujours agréable, j’ai eu par, conséquent, du mal à m’encadrer le type avec cette impression qu’il appartenait à une bande de mecs pas super sympas… pas du tout mais du tout le coup de cœur pour le groupe !
Les années passent, le temps change. En 2008, je me rends au printemps de bourges pour filmer le festival pour un média. Pour des obligations professionnelles, je me retrouve au 22 à l’avance pour poser le matériel, brancher le son et avoir de la place à l’endroit imposé pour le plan d’ensemble de la scène sans avoir quinze caméras collées à moi. Présent pour filmer les Hushpuppies dans la salle Est, puis Adam Green dans le ouest, je reste à proximité du matériel et doit me farcir les groupes précédents. Première partie assurée par Syd Matters, je sais que je ne vais pas aimer ce moment et pourtant… une claque magistrale ! J’ai fondu littéralement pour leurs mélodies, la voix du chanteur, l’ambiance radioheadienne de leurs chansons, ce mélange subtil entre électro et folk et ce mood intimiste mit en place sur scène. Coup de cœur pour le groupe, comme quoi il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Une fois sur Paris, j’achète Ghost Days et écoute l’album en boucle pendant des mois. Par le groupe, des recherches autour, je découvre H-Burns, leur habituelle première partie et quelques autres groupes qui les entourent, à chaque fois que du bon.

Depuis début 2010, je scrute, je cherche, je veille à la sortie du nouvel album à en acheter le EP avant l’été pour avoir une B.O. pour mon été. Brotherocean sort le 30 aout, un opus toujours aussi touchant, à la précision harmonique d’orfèvre, aux chansons parfois plus légères, plus aériennes (antinomique pour un album autour de l’eau) mais toujours aussi encré dans une ambiance confinée. Je l’écoute beaucoup et avant même sa sortie, j’avais acheté deux places pour le Bataclan.

La première partie est assurée par Alice Lewis, une chanteuse excentrique à la pop-electro très agréable. Canard Rose l’a comparée comme « Emilie Simon qui chanterait juste« . Bien vu, elle est entre Emilie Simon et Sarah Slean pour moi, on est bien d’accord ceci n’engage que moi. Univers très imagé, Alice Lewis est une femme orchestre très sympathique, très gauche, parlant dans un franglish très amusant et dans l’air du temps. Des chansons très courtes, une multitude d’instruments différents pour orchestrer le tout. Un univers personnel entre fantaisie pop et friperie sonore vintage, une artiste qui mérite que l’on s’intéresse à elle et qui, par son live, donne envie d’écouter No One Knows We’re Here, son premier album paru chez Naïve. Une artiste qui plaira aux fans de Goldfrapp, Au revoir Simone et autres divas de l’electro-pop. Une découverte plaisante pour un concert qui commence bien.
La salle est assez calme, posée, les fauteuils sont pleins, personne n’est excité, il n’y a pas de bousculade dans la fausse, tout va bien, le concert peut commencer.
Lumière tamisée, quelques notes de City Talks et nous voilà accueillit comme il se doit chez Syd Matters. La voix de Jonathan Morali est comme sur album : mélodieuse et présente. La balance est calibrée, tous les instruments ont une fonction précise, les sonorités se chevauchent pour mieux former un tout uniforme et énivrant. Direction les limbes océaniques pour rejoindre les marins perdus et autres fantômes du passé avec  Wolfmother, le single « ta-tata-tatata » Hi Life ou encore Halalcsillag. La marée basse permet à d’anciens titres de reprendre vie quelque instants comme My lover’s on the pier ou l’incroyable Me & My Horses, une véritable corde tendue, une tension d’un bout à l’autre, magistrale ! En rappel, le groupe nous offrira une reprise de Space Oddity de David Bowie très réussie alors que l’exercice Bowie est dieu sait très casse gueule. Certains moments sont intenses, d’autres très doux, on navigue à vue, on surf d’un sentiment à l’autre, on est branlé par le roulis et le tangage mais on espère que la traversée ne s’arrêtera pas. Après To All of You, Syd Matters quitte le navire et repart dans le fond des mers après nous avoir ramené au port de départ.

Un voyage  gracieux et enivrant, un monde, un trésor, un secret qui prend vie par le live, Syd Matters confirme ce sentiment d’un moment hypnotique où la musique fait chavirer, prendre le large et emporte avec elle pour ne pas jamais complètement rendre à la terre, garder en soi un quelque chose de différent, d’onirique mais fragile.
Un très beau et bon moment. J’ai passé une partie du concert avec les yeux fermés (chose que je ne fais jamais) pour m’imprégner encore plus de ces nappes étourdissantes et magiques. Un moment, un voyage, un concert, des souvenirs…

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-M- @ Solidays

Ca y est, c’est fait ! J’ai signé les papiers, les ai déposé à mon avocat, c’est très difficile à vivre mais c’est comme ça. Demande de séparation de corps, cette fois tout est terminé.
Ca remonte à loin pourtant entre nous. Je me souviens, j’étais jeune et désuet, mon premier pelage jaune poussait dru, ma voix était nasillarde mais stable, c’était un autre temps… c’était 1997.
Une amie canarde m’avait invité à aller voir son groupe préféré de l’époque : Texas. En première partie de ces Spiteri-èserie, il y avait un homme orchestre que tout le monde ignorait superbement qui lançait une sorte de funk en français. On l’écoutait sans l’écouter puis un moment il a lancé l’intro de Voodoo Chile de Jimi Hendrix et il a mit tout le monde d’accord par sa technicité et sa aisance à la guitare. Petite reprise qui lui servait simplement à démarrer un Machistador qui avait enchanter le public.   Je n’avais pas retenu son nom, ni la lettre et je n’ai pas entendu parler de lui pendant longtemps. Un grand silence synonyme d’oubli. Quelques années plus tard, j’étais devant les victoires de la musique et je revois ce personnage excentrique tout emporté et faire un show sensationnel dans le petit écran. A ce moment-là je n’avais que vaguement entendu Je dis Aime à la radio, déjà j’ignorais ce média à cette époque.
L’été arrive et un concert à la Pinède de Juan-les-pins est annoncé : Beck & -M-. Impossible de passer à coté, je vais à ce concert. Ça débute par les ignobles Cox et leur rock puant et minable. Un bide assez grossier et un public très anglophone qui les ignore superbement.
Arrive le second frenchy : -M-. En deux morceaux, il y a déjà une ambiance folle et ça ne faisait que commencer. Le live termine sur un Mama Sam captivant où toute la pinède fait le bruit de la pluie avec ses mains et reprend en chœur la chorégraphie de la chanson, un souvenir incroyable. De là, une grande histoire d’amour débute, une passion, une love-stroy musicale, allant m’amener à aller même voir les concerts dingues de ses acolytes de scène, Bumcello (j’allais pas voir Sebastien Martel, faut déconner non plus).
Une idylle jusqu’à l’année dernière. Bon, déjà dans le passé il y a quelques accrochages comme en 2004, avec la sortie du single En tête à tête que je trouvais mauvais, en 2007 avec l’éclipse avec Sean Lennon et en 2008, toujours avec Sean Lennon, cette reprise désastreuse de Comic Stripp de Serge Gainsourg, tellement mauvaise qu’ils ont préférés la signer sous le surnom de The Ghost of a Saber Tooth Tiger. Des querelles mais pas non plus un cas de divorce.
C’est pourtant la conséquence de Mister Mystère que j’ai pris en grippe dès la première écoute. Je ne reconnais plus -M-, normal c’est maintenant Mister Mystère j’ai compris merci, mais les paroles ne lui vont pas, j’ai pas envie de chanter en écoutant, les riffs sont froids, plus rien ne va à bord.
Je me dis que c’est une période de menstruation musicale, que j’ai les nerfs en pelote, que je vais le mettre de coté et me repencher dessus plus tard. Un essai raté après, j’abandonne l’idée d’apprécier ce disque, rien que Amssétou le disqualifie direct à cause de ce jeu de mot malheureux : « Depuis que je suis loin de toi  / Je fais moins le malien« . Interdit, carton rouge, pas de dessert, retour direct aux vestiaires sans manger, sans histoire !
Puis, doucement, petit à petit, j’ai commencé à re-croire en lui, à me souvenir… nostalgique du cool, je me dis que je vais tout lui pardonner ce soir en le voyant en vrai, en live. Retour aux circonstances de nos premières amours,  une ambiance enivrante autour de moi, je suis fort je vais lui pardonner et au pire, si ça doit casser et bien, je lui dirais en face et pas par email.

Ce soir, 22heures, dernier concert des Solidays. Le public restant n’a pas le choix car c’est lui qui clôture, aucun artiste en face. Il a fait un petit coucou dans l’après-midi pour taper un solo sur un morceau d’Ariane Moffatt, il a toujours la magic touch à la gratte, ça sent bon, ça sent bon. Il arrive avec un gros décorum, une lune géante sur la scène et un groupe assez nombreux. -M- porte un costume et une perruque qui amplifie capillaire-ment et vestimentaire-ment le coté étrange du personnage.
Premier titre : Mister Mystère. Ça commence mal mais tant mieux, on purge les nouveaux titres pour passer après aux choses sérieuses. Il a bien reçu le message mais pas la fin parce qu’il joue à la suite :  Le roi des ombres / Tanagra / Est-Ce Que c’est Ça ? / Ca sonne faux puis termine cette setlist de la mort pour moi (je suis pas à 100% certain de l’enchainement mais en gros c’est ça) avec Hold Up qui devient une sorte de Around the World de Daft Punk inutile.
On est a 40 minutes de concert et je suis effaré d’entendre que des titres que je n’aime pas et surtout de voir le temps qu’il met pour terminer un morceau. Pas une fois, il fait sobre ! Il doit obligatoirement faire participer le public de manière parfois inutile, il disparait de scène pendant que deux mecs slament dans les premiers rangs, c’est long voir très long et je trouve que comme il le dit lui-même Ca sonne faux. C’est quoi ces musiciens qui viennent déguiser en capitaine america et qui termine en slip ? Il sert à quoi le mec qui danse, est-ce une sorte de clown comme dans Slipknot ?
Le show continue mais je suis pas de la fête, -M-, enfin Mister Mystère maintenant pour les nouveaux intimes, s’amuse avec ses nouveaux amis, dans sa nouvelle vie, la version 2.0 de sa carrière… un renouveau où je n’ai donc plus ma place.
Il repart un peu sur sa discographie passée en reprenant La Bonne Etoile en duo avec sa choriste de sœur, mauvaise pioche, je l’aime pas trop… enchaîne avec Je dis Aime qui dure encore deux plombes, qu’il distille, qu’il tort, étend et ne termine jamais… Il enlève sa perruque et quitte la panoplie de -M- pour devenir Mister Mystère ? Mathieu Chédid ? Un avatar en remplace un autre ?
Petite remarque jusque là, il ne chante que très peu enfin de compte, tout tient sur les échauffements auprès des spectateurs, les solos et les effets de scènes avec les autres membres du groupe.
Il reprend Le Complexe du Corn-Flakes avec une ré-orchestration très glaciale. La chanson perd cette chaleur funky, ce coté second degré décalée du passé. Pour démontrer par a+b qu’en plus, il prend son public pour des truffes, Cyril Atef (dernier rescapé de l’époque) se sent obligé de tendre un paquet de corn-flakes vers la foule, illustration de la chanson au cas où on serait vraiment débile.
Pour clôturer ce festival, -M- et sa famille joue le single du moment : Amssétou. Pour l’occasion, il invite une ribambelle d’amis maliens à lui. Pendant le morceau, ils seront rejoint par Winston McAnuff, qui aura ouvert et refermer ce festival, et par Ariane Moffatt qui lui la pareille. Il y a une bonne ambiance, c’est sympa à voir mais impossible de sauter dans un train qui est à mille à l’heure et déjà très loin. Il fera un rappel avec une version de Machistador de deux heures quarante-huit et une de Mama Sam qui doit encore tourner au moment où je vous écris. (C’était hier soir)

Voilà, je suis venu te dire que je m’en vais… tu te souviens des jours anciens… tout ça tout ça… une belle histoire qui se termine, je laisse Mister Mystère à ses fans, personnellement j’ai fais mon choix et je vais prendre mon chemin vers un ailleurs. Le divorce est consommé. Il est difficile de dire adieu mais cela s’impose. Merci pour la moitié de décennie, merci pour les bons moments, merci d’avoir été -M-. Je sais que tu ne me connais pas et que tu te fiches de notre rupture mais j’avais besoin de l’écrire pour accepter d’en faire le deuil.

Mes vœux les plus sincères pour la suite. Bonne continuation et adieu… pour le moment.

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Diam’s @ Solidays

Après un repas digne de ce nom, à comprendre un sandwich steak haché calciné dans un pain mou servit avec des frites trop cuites, devant le concert de Yvan Le Bolloc’h et Ma guitare s’appelle reviens, il est l’heure de retourner voir un petit concert parce que franchement Ma guitare s’appelle reviens ça m’a donné envie de dire Never Mind le Bollock. Désolé pour ce jeu de mot minable mais j’ai eu l’impression qu’il allait reprendre à tout moment Jobi Joba ou Bamboleo, ça m’a pas mal irrité parce que ça n’arrivait jamais.
Il n’y a pas grand chose donc je décide d’aller voir Diam’s que j’ai déjà vu ici-même quelques années auparavant et qui m’avait plus qu’étonné.

Alors ouai ouai je déconne mais je suis mal à l’aise en me rendant à la scène Paris. Diam’s vient à peine de commencer que les blagues fusent d’un peu partout et sont loin d’être de très bon goût. Une histoire de chourros m’oblige à patienter sur le pelouse face au concert mais complètement au fond vers les stands de fringues babs’ ringardos.
Assis sur la pelouse, je suis entouré de mecs qui ne se connaissent pas mais qui finissent par faire ami-ami grâce à leurs commentaires affligeants concernant la rappeuse. Avec ses allures de Missy Elliott française de loin, Diam’s débute son concert avec la chanson TS, tirée de son dernier album SOS, où elle expose, dans un flow assez violent, l’histoire d’un adolescent qui veut se suicider. Au milieu du titre, elle dit : « Hopital d’orsay, 1995. J’étais en train d’agoniser, moi je n’ai pas osé le flingue » qui est suivit d’un bruitage de tir. C’est le moment trouvé par mes voisins les débiles pour crier ensemble « Ouai ! Elle s’est buttée enfin ! Ouai ! C’est bon ça ! ». Je vous passe la suite de la conversation haute en couleurs avec des commentaires islamophobes, des clichés sur le rap, des imitations clichées des « wesh » de banlieues et aussi le pauvre connard qui faisait la manche pour que Diam’s ait assez d’argent pour arrêter sa carrière ou s’acheter un flow.
Les churros sont là, faut vite que je me casse parce que comme dirait Helmut Fritz : Ca m’énerve !
C’est malheureusement souvent le cas en festival. Dès qu’il a du rap grand public et une affiche très pop-rock à coté,  les rappeurs vont se faire tailler face à certains spectateurs qui ne connaissent ni la musique de l’artiste, à part  vaguement quelques singles radio, ni la boule d’énergie qui se dégage d’un concert de rap.

Je me lève donc, me décroche de cette ambiance toxique et rentre dans le gros de la foule où j’ai la stupéfaction de voir pas mal d’enfants entrain de danser. Faut dire qu’elle fait tout pour ça la Diam’s, n’hésitant pas à faire des versions de ces tubes, genre DJ, à la sauce africaine qui pousse la foule a courir dans tous les sens et danser n’importe comment. Point très important, voir primordial pour la réussite d’un concert de hip-hop, Diam’s est entouré de musiciens qui jouent en live et accompagnent ses choristes, on est loin du rap bidon où un mec envoi une mixtape pour poser son flow.
Je suis pas fan de tout, loin de là, mais je me fais avoir parce que bien qu’hyper égocentrique, elle respire la vérité. Une pierre brute qui, tout simplement, kiff à être sur scène,  donne tout ce qu’elle a pour démonter les préjugés et autres critiques violentes en musique. Elle rigole, elle fait des blagues, lâche des flows impressionnant comme Suzy où c’est elle qui rap et déchire.
Petit luxe que peu de monde peut se permettre, elle ne reprend pratiquement aucun de ses tubes de ses débuts et ça ne dérange pas, c’est pas grave parce que les nouveaux titres sont assez bien orchestrés pour suffire à ce show vitaminé.
Pour son rappel, une voix off venant de nul part, nous annonce le spectacle de fin d’année de la classe de CM1 des écureuils de Paname et là, c’est la révolution ! Le DJ est déguisé en Darth Vador, étrange… il scratch et est retrouvé par Dora l’exploratrice, Obélix et d’autres personnages dansant sur scène. Le clou de ce spectacle déglingué est l’arrivée d’un ours blanc qui chante et l’ours blanc c’est Diam’s ! Déguisée pour son nouveau single Peter Pan, un bordel géant très amusant et très osé tombe sur le festival et emporte tout le monde avec lui !
Une vendeuse de disques XXL comme elle qui joue de son image, ose se déguiser, c’est casse gueule mais elle est tellement dans son personnage et les gamins dans le public tellement à bloc que ça devient un moment un brin émouvant, surtout de voir ces kids bondir de partout en criant les paroles.

Diam’s est une grande artiste en concert. Elle gère, elle communique beaucoup avec son public, prend des risques mais temporise, met en scène avec parcimonie et le tout avec le sourire. Tout est sous contrôle est c’est là qu’elle prend sa force, elle donne ce qu’elle a envie de donner aux yeux de son public mais ne retient pas son envie d’offrir un moment de plaisir, un Concert avec un grand C. Musicalement, on a le droit de ne pas aimer (c’est un peu mon cas) mais on ne peut ne pas lui reconnaître d’être une chanteuse de coeur qui fait tout pour son public. Big up !

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Klaxons @ Nouveau Casino de Paris

Le buzz est monté en quelques clics il y a deux semaines, les Klaxons seront à Paris le 15 juin au Nouveau Casino. Places uniquement disponibles sur Digitick, c’est la ruée folle à en croire les rumeurs sur le net. Avance accélérée, lecture, le concert c’est ce soir mais à quoi s’attendre ?
Myths of the Near Future est l’unique album sortit des Klaxons à ce jour, il date d’il y a trois ans et depuis plus rien… Ah si ! des rumeurs comme quoi le premier jet a été littéralement effacé, que le producteur ceci, que le nouveau son cela, que la date de sortie est encore repoussée… bref rien de très rassurant mais les voilà qui passent par Paris pour un pré-tour, annonçant la sortie prochaine de Surfing The Void.
Rendez-vous à 20h au Nouveau Casino à Oberkampf, franchement il n’y a pas grand monde pour le soit disant concert qui allait être complet en quelques secondes.
Entrée dans le Klub quasi-vide, aucune chance de trouver du sang sur le dancefloor. La salle est toute petite, réduite encore plus par un bar géant aux prix prohibitifs.
Sur scène, il y a pratiquement autant de monde que dans la salle. Une table de mix et deux DJ derrière : Busy P & DJ Mehdi. Je ne reconnais pas DJ Mehdi, à croire qu’inconsciemment j’essaye d’oublier définitivement cet « artiste » et cette daube magistrale qu’est Lucky Boy At Night (ce mec me doit toujours 40 minutes de ma vie). Busy P, par contre, je crois un moment que c’est Quentin Dupieux aka Mr Oizo puis me ravise et reconnaît Pedro Winter, le boss de Ed Banger Records et ex-manager de Daft Punk. Ils ont une belle collection de disques tous les deux, ils font quelques feintes de mix pour passer d’un titre à un autre mais ça ressemble plus à une soirée Ouï Fm ou à une Guerilla Party qu’à une première partie digne de ce nom.
Au bar, il y a une petite affichette avec les heures de passage. Les Klaxons sont programmés à 21h25, mauvaise nouvelle encore 45 minutes de DJ set à supporter. Vingt minutes avant l’heure H des Klaxons, les DJ quittent la scène, la salle remet de la musique pour faire patienter, une différence ? Non, pas vraiment.
Le public patiente (très) tranquillement. Rarement j’ai vu autant de marinières ! On se croirait à un concert de Soldat Louis.
Pourquoi ? Je dois avouer que sur le coup, je ne sais pas mais le futur m’expliquera qu’il s’agit là, d’un trick de fans, un clin d’oeil vestimentaire au monolithique Jamie Reynolds, chanteur bassiste des Klaxons, qui en porte un aussi en live !
Je crois que je suis pas un aficionados des choses à faire pour être in lors d’un concert.

Il est 21h25 précise, les lumières s’éteignent. Les Klaxons débarquent sur la mini scène et débutent le concert avec le single, datant de la semaine dernière, Flashover. Du lourd, voir très lourd et un son mammouth. Incroyable de se prendre, à froid, une vague sonore déferlante à cette vitesse en pleine tronche. Les harmonies vocales sont au top, le rendu est net, la balance niquelle et l’énergie du morceau galvanisante instantanément. Un petit groupe au premier rang saute dans tous les sens, balance les bras en l’air,  crie à s’époumoner et balance deux pauvres ballons baudruches pour remercier les cinq anglais alors que, le reste du public est en mode spectateur placide. Cela n’empêche pas Klaxons de monter dans les tours et d’aller piquer la curiosité des auditeurs de la première heure en leur jouant Two Receivers. L’ambiance grandit titre après titre et vrombit à en faire trembler le lustre faux-rococo du nouveau Casino. Malins et et déjà assez pros pour connaître les vieilles ficelles  du métier, Klaxons utilisent la technique ancestrale du je-fais-deux-morceaux-de-l’-ancien-album-puis-un-titre-que-tu-connais-pas. Rien à dire cet artifice fonctionne comme à son habitude. Entre un Golden Skans et un Gravity’s Rainbow, Klaxons nous introduit à leur nouvel album qui parait très prometteur mais plus axé sur des mélodies pop très-travaillées et dans une ambiance plus sombre que le nu-wave du premier album. Leur collaboration avec Ross Robinson y est surement pour quelque chose, ce producteur américain est connu notamment pour son travail d’ambiance avec Slipknot, At the Drive-in ou The Cure. Différent d’avant, la nouvelle mixture musicale n’est pas écœurante pour autant, elle donne moins envie de bouger son boule frénétiquement mais ouvre vers un autre univers musical très intéressant.
55 minutes de show intensif où il n’y a pas un instant pour s’ennuyer et c’est déjà l’heure du qausi-obligatoire rappel. Le groupe revient pour Atlantis to Interzone. Une version live délirante et aussi excitante qu’on peut l’imaginer quand on l’écoute dans son ipod et qu’on a envie de tout lâcher mais qu’on ne peut pas.

Un concert d’une heure et pas une minute de plus (c’était noté sur l’emploi du temps du bar en même temps). Avec la précision d’une horloge suisse, Klaxons prouvent qu’ils sont uniques, qu’ils ont un talent indéniable, que Jamie Reynolds et James Righton forment un duo vocale impressionnant et carrément sexy (je suis un canard garçon mais il faut bien reconnaître que là…) et que malgré l’attente et les couacs, Surfing The Void semble être un petit bijou qui a, simplement, aimé se faire attendre.
Le temps du concert importe peu en fin de compte car ils ont donné tout ce qu’ils avaient, la setlist était parfaite, rien ne dépassait et ils confirment que l’on peut faire du rock structuré tout en donnant envie de danser. De vrais myths of a near future !

En attendant la sortie de Surfing the Void le 23 aout prochain, un petit Flashover vous fera bien patienter encore un peu. (La pochette est assez incroyable !)

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Them Crooked Vultures @ Zénith de Paris, le 08 juin 2010

Je me souviens qu’il y a un à peu près un an, j’étais très excité par deux projets à venir : The Dead Weathers et Them Crooked Vultures. Qui ne serait pas intéressé par deux all-stars bands, avec des deux cotés des monstres musicaux qui sont entrain de révolutionner le rock ? Un genre saturé par encore et toujours des compositions à l’identique et le refus de trop bouger les codes histoire de ne pas apeurer des auditeurs prit pour des moutons gavés uniquement aux tubes FM.
L’été 2010  accueille les deux groupes à Paris en même pas un mois, hier soir c’était Them Crooked Vultures au Zénith de Paris.

Concert à guichet fermé, le zénith fait le plein pour l’occasion de la venue de Them Crooked Vultures. Faut bien reconnaître qu’une grosse majorité du public est masculine, ça sent l’hormone estivale en furie là-dedans. Pas un âge moyen mais, pour une fois, très peu de teens surexcités torses nus ne pensant qu’à slamer ou à faire du pogo viril. D’un point de vue vestimentaire, il y a pas mal de t-shirts Queens of the Stone Age, Foo Fighters, Nirvana, Spinerette ou encore Led Zepplin. Rien de plus normal car pour la première tournée du groupe, les fans n’ont pas encore les fringues à l’effigie de leurs idoles et les représentent comme ils le peuvent. Sans aucun single radio qui cartonne, sans une promo télé dévastatrice, sans un passage toute les heures sur MTV, Them Crooked Vultures fait complet. L’idée de mélanger Josh Homme, leader imposant des Queens of the Stone Age, avec Dave Grohl, ex-batteur de Nirvana et leader dingo de Foo Fighters, et pour conclure le trio mettre John Paul Jones, ex-bassiste culte de Led Zepplin, rien à redire, c’est une recette miracle qui permet de réunir les différents publics en un seul, l’effet trois en un.

C’est autour de Josh Homme que tout gravite, la preuve en est même avec la première partie assurée par Nosfell. Artiste français déjanté et unique, Nosfell est un génie qui vit dans son château mental imaginaire dont il a inventé la langue et le décorum et qu’il ouvre au public lors de ses concerts dans une ambiance rock mariné au trip-hop et à l’ambiant. Pour l’enregistrement du dernier album, Nosfell et son incroyable violoncelliste Pierre Lebourgeois sont partit entre autres dans le studio de Rancho de la luna, à El Cajon en Californie, pour être produit par Alain Johannes, ami et musicien de Josh Homme qui viendra faire un petit guest avec sa femme Brody Dalle (leader de Spinerette et ex-The Distillers) sur Bargain Healers, histoire de.
Nosfell est un artiste avec un grand A, un showman voodoo en live qui hypnotise par ses danses et ses envolées musicales impressionnantes. Mais ce soir, la magie  de ses concerts ne prend pas. Malgré la qualité irréfutable et les ambiances transcendantales de ses dernières compositions, l’extatisme scénique qui le caractérise n’est pas là… Peut être la taille de la salle a un rapport, mais bon, malgré cette légère déception, la fin du concert sur Lugina (Chant Pour L’Icône Suave) fait bien plaisir à entendre en live. A voir dans une salle plus petite pour un show plus intimiste donc.

Petit break, attente, roadies par paquet, changement de plateau, check one two one two… Les lumières s’éteignent.

Le public est tout feu tout flamme et comment le blâmer ? Un par un arrive sur scène trois légendes du rock qui a leur tour marque un style et et une époque.
Le concert démarre par le premier titre de l’album No One Loves Me & Neither Do I, une énergie hallucinante, rythmiquement le morceau a mangé de la bpm à la bétonnière et la mise en place est  léchée. Il y a un quatrième larron qui les accompagne qui n’est autre que Alain Johannes (précédemment cité) et musicien récurent chez les Queens of the Stone Age à tous les postes et guitariste de Spinerette. Même derrière ces fûts de batteries, Dave Grohl réussit à faire le con et faire rire le public. Montée crescendo, le second morceau n’est autre que l’explosif Gunman, une bombe musicale rock qui éclate le zénith et fait lever le public. L’ambiance est électrique, la musique en live bien plus noisy que l’album, tous les spectateurs sont à bloc, il faut redescendre un peu la pression pour éviter l’implosion de la salle. Them Crooked Vultures lance alors un Scumbag Blues où le groupe prend tout son temps de se délecter, pour démonter à coup de solos psychédéliques pour mieux le faire repartir à la fin.
La suite n’est qu’un enchantement, chacun leur tour le trio magique fait son show. Josh Homme balance des solos d’une rare intelligence musicale, danse langoureusement tout en chantant Interlude With Ludes, Dave Grohl prouve qu’il a un jeu de batteur très énergique, qu’il peut chanter sans avoir la voix qui tremble alors qu’il tape comme un sourd sur des plans compliqués et John Paul Jones qu’il est un multi-instrumentaliste à qui personne n’a rien à apprendre.
Une heure quarante-cinq de folie, de blues, de rock, de stoner, de pop… un concentré génial de musique avec des artistes qui méritent la réputation  qui les précède.
Petit bémol quand même, le son était franchement pas terrible, Zénith quand tu nous tiens…

Them Crooked Vultures, Petit Poids pour les intimes de Rock en Seine, est définitivement un groupe à suivre et à voir en concert. Des frissons, la chaire de poule à certains moments, un moment génial. C’est quand qu’on remet ça ?

La Setlist est, je crois (confirmé par The Jack Lulu) : No One Loves Me & Neither Do I / Gunman / Scumbag Blues  / Dead End Friends / Elephants / New Fang / Highway One / Bandoliers  / Interlude With Ludes  / Mind Eraser, No Chaser / Caligulove / You Can’t Possibly Begin To Imagine / Spinning In Daffodils / Reptiles / Warsaw or The First Breath You Take After You Give Up

Them Crooked Vultures
No One Loves Me & Neither Do I
(Live à l’Album de la semaine de Canal +)

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