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La Mode, La Mode, La Mode !

Je ne suis pas un blog influent, pas un blog fashion, pas un buzz blog, pas un blog wannabe, pas un blog hype, je ne suis qu’un blog canard en plastique.

Il m’arrive parfois de clicks en clicks de tomber sur des blog concernant « l’enfer de la mode » (cf.Eric & Ramzy), 99% tenus par des filles pour qui, la tendance n’a aucun secret. Elles font des photos de leurs fringues top-of-the-mode avec un iphone pixélisant, une lumière moche de salle de bain et donnent les références venant de Topshop ou ASOS dans 80% du temps. Je ne m’intéresse pas aux sapes, ne m’intéresse pas à ce qu’il faut porter ou à la dernière collection H&M hyper citadine, ultra décontracté… Je dois avouer que malgré ce non-intérêt de ma part j’en ai ma claque d’une certaine mode.

Comme vous avez pu le comprendre en lisant mes articles musicaux, la grande grande majorité de ce que j’écoute ressemble en gros à du rock, de la pop ou de la folk. Ces genres sont devenus l’inspiration mode du moment, le package look a porter si on l’on veut suivre le mouvement. Après avoir écumé tous les dancefloors, transformé des nightclubbers en une bouillie fluorescente hideuse ou en bar à putes hispaniques lounge latino, la Fashion industrie entame la phase terminale de sa création monstrueuse autour du rock, un Franckenstein à frange en vie et citoyen du monde en rayban.

Le rock est mort en France ? Pas complètement mais il a sérieusement du plomb dans l’aile dans les premières années du nouveau millénaire. Bertrand Cantat est en prison, Eiffel est trop peu diffusé et la nouvelle scène française (Benabar, Benjamin Biolay…) envahit les radios et les alentours. La chanson revendicative, celle à texte, celle du quotidien, celle où on raconte comment-elle-est-belle-ma-maison-comment-il-est-beau-ce-tableau reprend le flambeau et tue tout espoir d’entendre une chanson avec un riff criard et une énergie flamboyante. S’habiller Zadig & Voltaire devient le must, le bobo est un mode de vie, un art ! Etre à la mode s’est s’alimenter chez Naturalia, avoir l’air d’un trentenaire déprimé et porter des vêtements unis et sombres. L’industrie textile étiole et étire le concept à la rendre répugnant, il est l’heure d’une alternative.

C’est à ce moment précis qu’arrive de nul part les bobo 2.0, le diminutif a changé bobo veut désormais dire Bourgeois Bogoss. Ils sont hyper connecté, ils facebookent, ils myspacent, ils sont jeunes, ambitieux, post-acnéiques pour certains, post-delerm et ont comme idole absolue The Libertines et l’iconographie du punk, les bébés rockeurs sont là. Géographiquement situé entre Paris et ses banlieues chiques, ils démarrent un nouveau courant : Le look parisien.

Paris est la capitale de la France mais aussi la cible de toutes les moqueries. Jugé souvent égocentrique et vaniteux, Paris frappe fort avec ce new look fashion remettant au gout du jour le slim. Fatal error ! La bottine, le slim et la veste en cuir à badges 70s’ fait ravage, se sera le nouveau standard. Depuis n’importe quel magazine féminin montre des gens de la rue ultra à la mode portant des effets personnels so chic, so glam, so rock… je me souviens d’une époque où croiser une demoiselle avec une rock attitude, quelques accessoires qui faisait comprendre qu’elle suivait le mouvement, était chose rare, ça se méritait !

Souvent une fille rock s’arrêtait a un gothique déguisé au-bal-masqué-ohé-ohé New Rock et des peintures de guerre genre jai-pris-un-bain-sans-me-démaquiller ou une femme perfecto en cuir et une mèche Bieber ou une grunge adolescente pas fan fan de la douche… mais LA fille, celle qui aime écouter les Stones et pas que Satisfaction ou Paint it Black et qui vit cette musique à travers son look c’était quasi-inexistant. Maintenant c’est l’inverse, trop de rock tue le rock. J’ai en exemple Rock en seine qui est devenu un catwalk géant, un défilé constant, une show room à Wayfarer, Comptoir des cotonniers et j’en passe… Des clones, des filles en robe du soir, talons hauts mais surtout avec l’accessoire qui fait tout, qui donne cet aspect décalé, désenchanté, branleur donc définitivement rock. Ca copie Kate Moss, Alison Mosshart mais avec les moyens du bord et les boutiques parisiennes. Ce qu’on ne vous dit pas assez mesdemoiselles, c’est que vous êtes les mêmes que vous vous ressemblez toutes ! Une teinture reflet auburn, une frange, des copies aviator miroirs, un rouge à lèvres glossy fraise,  un petit foulard, une chemise country carreau bleu/blancjhe mal ajustée sur les épaules, une ceinture avec une boucle assez visible, un slim, des bottines grises ou taupes… tiens, c’est bizarre, j’ai l’impression d’avoir vu la même personne cinquante fois aujourd’hui Il faut avoir bien sur le sac un peu flashy et vintage en même temps, un iphone et là c’est parfait, la copie est parfaite, conforme et ennuyante.

Vous vous reconnaissez dans ce descriptif ? Désolé mais vous n’êtes que l’une d’elle parmi les autres. Après je ne juge que le look, je ne dis pas que vous êtes toutes pareille mais bon là j’écris un un article fashion donc je parle chiffon et aspect extérieur, merde à la fin  !

La bonne nouvelle là-dedans c’est que j’ai espoir que le mouvement s’arrête très bientôt. Déjà le rock yéyé des BB Rockeurs a été une vaste blague et les ambassadrices principales : les Plastiscines (dont j’ai dis le plus grand bien ici-même) viennent de signer une collection pour la marque Jennyfer. Jennyfer est à la mode ce que Mac Donalds est à la gastronomie, une ignominie. Vous avez pu voir à la rentrée scolaire dans le métro parisien (égocentrique ! Centre du monde ! ) ou dans les galeries commerciales une pub où rock attitute se jumel avec péripatéticienne… peut-être un nouveau mouvement est en marche mais la musique prostitute est très peu populaire par chez nous. Merci les filles et merci de peut-être nous changer d’air.

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Petit cours de rattrapage des termes à la Mode #1

Si comme moi vous êtes parfois complètement à coté de la plaque lors d’une conversation avec des gens parlant un argot médiatiquement à la mode, voilà un cours de rattrapage pour être plus in que les plus hypes.

Les journaux, blogs féminins ou tabloïds utilisent à tout azimut des termes américains à la mode qui sont imagés mais qui parfois ne signifie rien au premier abord.

Depuis que Demi sort avec Ashton (woaw ça devient people comme blog) le terme de Cougar est partout à devenir même le titre d’une série à succès aux Etats-Unis mené par Courtney Cox : Cougar Town. Soyons précis et utilisons chaque terme à sa situation.

La Cougar se dit d’une femme ayant 35 ans ou plus courant après des jeunes hommes d’au moins 8 ans leur cadet. L’origine du terme viendrait d’un site canadien de rencontre nommé Cougardate.com (une sorte d’adopte un mec d’Amérique du nord) qui suite à une grosse campagne de publicité aurait popularisé ce terme.

Les proies des Cougars sont nommées les Cubs qui veut dire les gosses ou les petits d’une portée si on reste dans le domaine animalier. Les jeunes hommes qui acceptent de sortir avec elles, et donc devenir des Toy-boys (des hommes jouets, voir même jouet sexuel), courent après le mythe de la MILF. MILF est l’acronyme de Mother I’d Like to Fuck, une mère qu’on aimerait bien baiser. Avant d’être un cougar, certaines femmes proche de la trentaine cherchent aussi des jeunots et dans ce cas, elles sont des Pumas, des cougars en entrainement.
Le contraire de la Cougar est la Gold Digger, une femme chassant un homme beaucoup plus âgé pour sa fortune et dans l’attente d’une mort prochaine pour toucher l’héritage.

Cougar est uniquement féminin, pour la gente masculine, il y a différents termes  comme le « Trout » traduisible par truite parce qu’une truite remonte à sens contraire du courant. Le trout court après les lolitas mais il n’y a aucun terme à la mode car il est socialement plus accepté qu’une vieux beau sorte avec une petite jeune.

Pour le milieu gay homme, le terme cougar est Chickenhawk qui cherchent des petits poulets ou des Twinks (minets).

Voilà vous êtes sexuellement prêt à avoir une discussion avec des anglicismes en veux-tu-en-voilà. Mais une dernière question me vient, comment appelle t-on une femme qui aime un canard jaune en plastique mignon ?

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