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Lilly Wood & The Prick – Invincible Friends

Ca va faire pas loin d’un an que j’écoute régulièrement l’EP Lilly Wood and the What ? de Lilly Wood and the Prick et ça commençait à bien faire de tourner en boucle le sillon virtuel de itunes sur six chansons. Heureusement, leur premier album Invincible friends sort enfin !
Découvert il y a exactement un an (ok… à un jour près), j’avais pris des places pour Liam Finn à la maroquinerie et qui assurait la première partie ? J’ai déjà écris un article sur ce concert ICI.
Ils sont dans mes fanpages sur Facebook, je regarde régulièrement leurs news sur leur site officiel, leurs vidéos et compagnie sur Dailymotion en attendant la sortie de ce premier opus si prometteur.
Première écoute, impatience palpable, cet album va-t-il être la confirmation d’un coup de cœur ?

Lilly Wood & The Prick est avant tout un duo, une rencontre musicale entre Nili et Ben qui, d’un amour commun pour la musique et particulièrement la folk, démarre ce projet ambitieux. Dès leurs balbutiements, le groupe a l’intelligence de mettre en place très rapidement un univers visuel particulier pour des mélodies qui le sont tout autant (cf. le clip de Down the Drain, visible en bas). Maniant avec précision la fusion des genres, Lilly Wood réussit là où beaucoup se sont cassé les dents, en accommodant beat éléctro soigné avec de la pop colorée , du soft rock faisant colocation avec des ballades mélancoliques ou nébuleuses.
La voix de Nili est unique, une signature singulière, un grain incomparable, un accent anglais harmonieux faisant oublié instantanément que le groupe est pourtant français, bref la révélation d’une chanteuse qui a écouté les plus grandes, a su s’en inspirer et se les accaparer pour offrir à ses auditeurs un déluge d’émotions à foutre la chaire de poule.
Les compositions de Ben (le prick traduisible par le con) sont superbes et s’unissent impeccablement avec le chant. Invincible Friends emporte, chaque titre est comme une surprise les yeux bandés, l’excitation est au rendez-vous alors qu’on ne sait pas où on va être emmené. Tout démarre avec Hey It’s Ok, une pop song sur-vitaminée à l’orchestration hallucinante de précision et au refrain enivrant. On passe directement à No no (kids), un hymne éléctro fonctionnant au quart de tour se mutant avec une ligne de basse groove et un piano soul entraînant pour des paroles pourtant pessimistes, limite nihilistes. Vient dans cette foulée démentielle le single Dawn the Drain, la chanson qu’on a en tête tout le temps et qu’on a envie d’écouter encore et encore, un tube radio de bonne facture en devenir qui remplit le cahier des charges d’un futur grand des charts sans le coté manufacturé habituel.
Delà, la suite n’est encore qu’enchantement avec les ballades superbes de Cover my Face (ma préférée à la première écoute) et de Prayer in C, l’électro-rock dansant de My Best, la country song de Little Johnny ou le final époustouflant Hymn to Invicible Friends dans une ambiant folk torturée proche de l’envoutement musical parfait.

Rares sont les albums qui, dès la première écoute, séduisent et laissent cette impression de onze titres hyper-travaillés, ayant leur place naturellement à un moment de l’opus et de façon logique.
Sur le papier il n’est pourtant pas simple de mélanger différents styles, les faire cohabiter dans une harmonie intelligible, un univers, et pourtant Lilly Wood & the prick réussit l’exercice avec une facilité déconcertante.
La confirmation que l’éléctro-pop en France a de beaux jours devant elle et qu’elle pourrait bien devenir la French Touch 2.0, des frenchy chantant en anglais avec une patte particulière et ce quelque chose de chez nous indescriptible.
Un gros coup de coeur et la promesse d’au moins une année où le sillon virtuel de mon ipod va tourner encore et encore sur les fichiers numériques de Lilly Wood & the Prick.
Un petit conseil en passant, après avoir acheté l’album, allez sur leur site officiel où contre votre adhésion à leur page facebook ou contre votre email, le groupe vous offre leur reprise géniale de L.E.S. Artistes de Santagold.
Lilly Wood & the Prick, definitely not a waste !

Lilly Wood & the Prick
Down the Drain

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Liam Finn à la Maroquinerie

liamfinnFin décembre dernier, j’ai démarré un casse-tête chinois à dix inconnus, qui avait pour résultat de savoir quels étaient les meilleurs albums de 2008. Je suis un boulimique de musique, j’en écoute beaucoup, peut être trop d’ailleurs, ce qui implique que je ne sais jamais quand est sorti tel ou tel opus. Cette méconnaissance m’a poussé à chercher sur le net d’autres Top albums 2008. Sur différents sites, TV on the Radio ou Portishead sont en numéro un, ok ils sont aussi dans mon classement, certains n’ont rien à faire là-dedans comme les abominables Black Kids ou les présomptueux Foals et un tas d’autres sont complètement inconnu au bataillon. Au milieu de foutra, je note deux artistes folk que je ne connais pas : Bon Iver & Liam Finn.
Énormecoup de coeur pour les deux après écoute et réécoute de leurs opus « For Emma » et « I’ll be lightning » (dans l’ordre).

Depuis, je cherche à voir Bon Iver désespérément en concert mais il évite scrupuleusement la France (peut être une option en Belgique a confirmer) et ce soir en fin je vais pouvoir découvrir Liam Finn en concert à la maroquinerie.

Fils du légendaire Neil Finn, auteur compositeur culte en Nouvelle-Zéland, Liam Finn sort un premier album solo qui permet de dévoiler au grand jour un génie musical impressionnant. Premier album pensé comme une œuvre dans sa forme complète, Liam Finn fait tout ; de la production en passant par les instruments, sûrement le ménage entre deux prises et même la pochette est signé de son nom. Une création personnelle intelligente pour un self-made-album aboutit, une folk aux saveurs pop et rock très épuré, des nappes musicales créatrices d’ambiances, des paroles miroir à des moments de vie… bref un véritable petit bijou musical qui se dévore même sans appétit.

Après une première partie que j’ai simplement adorée, assurée par les sublimissimes Lilly Wood & The Prick, la scène se monte et se contient dans un espace très restreint. Une batterie posée en avant scène face et de trois quart, une guitare dans le fond accompagné de son ampli, un lead-micro et un kit percussion où il y a aussi un micro et c’est tout.
Après avoir prit l’air et croisé Mac Lesggy (aka Mat Leusseguegue pour les intimes) habillé rockabilly craignos dans l’entrée, il est l’heure de redescendre dans la salle pour le début du concert. Sa partenaire de scène Eliza-Jane Barnes arrive avec un verre à la main et s’arme d’une baguette dans l’autre.Elle joue au sol avec les pédales d’effet et pendant ce lapse de temps, c’est au tour de Liam Finn de prendre place au centre de la scène et démarrer le show tout en douceur avec « Fire in your belly ». Une accalmie de courte durée car après avoir fait comprendre au public qu’il sample en direct ses parties guitares pour en faire des loops, il appuie sur le bouton de son octaver pour mettre en boucle une ligne de bass et saute sauvagement sur la batterie pour une rythmique rock soutenue qui n’a plus grand chose à voir avec le début du morceau. Pas encore rassasié, il chevauche sa guitare électrique, change d’effet et démarre un solo puissant avec une son heavy-metal. Pendant ce solo incroyable, Liam Finn prend des faux aires de Jack Black dans School of Rock lorsqu’il fait ses solos à la bouche.Un premier titre servant à démontrer clairement qu’il n’est pas du genre à rester assis avec une vieille guitare en bois à jouer note à note son album. Puis tous les titres fonctionnent de cette même manière, un début folk et qui monte crescendo pour souvent terminer en une hystérie qui s’arrête comme elle a commencé, dans une douceur qui boucle naturellement les morceaux. Musicalement, il maîtrise tous les instruments avec une aisance déconcertante et se montre en un batteur talentueux à la Keith Moon. Sa chanteuse qui fait les petites percu et les chœurs a un air désabusé et une certaine vision de classe, tape en rythme quand elle veut et s’arrête au milieu sans raison (faut la comprendre, pas facile de jouer et chanter avec un gobelet dans la main). Pour cette dernière date de tournée, Liam Finn invite tout ceux qui l’entoure pendant la tournée pour un bouquet final incroyable sur Lead Balloon. Petit rappel pour reprendre en douceur une reprise du groupe français The Teenagers avec Starlett Johansson (groupe connu à l’étranger mais inconnu dans l’hexagone) puis avant de se retirer définitevement, il joue pour la première fois un nouveau titre très nostalgique où l’on reconnaît instantanément son style si particulier qui remue un peu tout le temps de quelques chansons.
Un showman incroyable qui mérite d’être beaucoup plus connu en France. Un concert à la tournure inattendue car beaucoup plus rock saturé que je ne le pensais initialement. Une belle et bonne surprise à l’image de l’album « I ‘ll be lightning ».
Une soirée spectaculaire, ça change des dimanches d’hiver. Des dimanches comme ça, j’en veux bien encore et encore.

Liam Finn
Second Chance

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Sunday Night Concert – Première partie – Lilly Wood & The Prick

polalillyprickEn ce dimanche soir, après une journée glande à la maison à jouer à Guitar Hero Metallica, a noté qu’on pourrait le qualifier de chiant, et à regarder un huitième de final Rolland Garros Rafael Nadal Vs. Robin Soderling, je suis allé voir un concert. Chose étrange car il ne m’est arrivé que très rarement de me rendre à  un concert un dimanche. Le rendez-vous était fixé à 19h30 à la Maroquinerie. Le site de la RATP me conseille de descendre à Pyrénées pour être au plus près de la salle. Bête et discipliné, je suis les conseils du grand manitou des transports et me retrouve à perpette les zouillettes, à traverser des endroits un peu chaud où la police roule très vite pour interpeller des gens. Un voyage sans encombre mais la prochaine je prendrais le chemin que je connais.

Après une mini galère pour trouver de quoi dîner et avoir englouti un pannini jambon immonde, il est temps d’entrer dans la chaleur et la nuit pour voir Lilly Wood & The Prick. Un buzz montant ces dernières semaines autour d’eux, considéré comme la révélation indie rock française du moment, je n’ai pas eu la curiosité d’écouter au préalable leur EP : « Lilly Who and the What ? » pour apprécier en live sans chichi tout le talent qu’on leur conférait. Dès le premier morceau, Lilly Wood & The Prick impose les bases d’un univers folk pop ultra influencé mais bien digéré pour y ajouter ce petit plus intangible et inexplicable qui fait tout leur talent.
Depuis quelques années, il est de bon ton d’avoir une chanteuse dans son groupe voir deux lorsque l’on fait de la pop ou du rock. Le problème est que la mode ne touche pas la gente massive, ce qui a donné des mise à sac de pas mal de demoiselles pas encore prête à fouler le bois sacré des planches et des aprioris grandissants dès que c’est un groupe à chanteuse. Après être tombé sur le cul (et mon cul c’est du canard…) lorsque j’ai vu The Dodoz ou Izia au Printemps de Bourges, j’avais peur d’être un peu déçu par Nili qui est comparé à droite à gauche à des cadors de pop, folk comme Kimya Dawson des Moldy Peaches (ou la B.O. de Juno), les soeurs de Cassady de Cocorosie, Polly Joe Harvey de PJ Harvey ou Alison Mosshart de The Kills. Nilie a un point commun au premier abord avec les autres chanteuses citées, c’est qu’elle a une présence scénique indéniable. Après j’aurais peut-être plus poussé un rapprochement avec Cat Power et Hopper pour la comparaison et les influences mais le jeu des similitudes est inutile car Lilly Wood & The Prick a déjà sa propre patte, un son différent des autres et surtout déjà comprit la recette magique pour transformer une simple chanson en un single entêtant comme la rock disco Down the Drain qui est la pointe de ce qui est la mouvance du moment.  Même leur signature look, qui n’est qu’un trait noir sur les pommettes façon guerrier, harmonise le groupe et donne une touche indy inconsciemment. Water Ran ou Horny sont carrées, fraiches et  démarrent au quart de tour. Leur reprise de L.E.S. Artistes de Santigold est un petit bijou tout en douceur et parfait pour l’été naissant.
Plus qu’une très bonne surprise, un coup de coeur ! Lilly Wood & the prick seront le dimanche au festival Rock en Seine.
Leur E.P. est disponible via Itunes ou d’autres plateformes de téléchargement légales pour 6€.
A votre bon coeur m’sieur dame !

L’affiche était partagée avec Liam Finn, qui était l’artiste qui m’intéressait sur les deux à la base. J’écrirais un autre article concernant sa performance.

Lilly Wood & The Prick
Down The Drain

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