Archives de Tag: Cinéma

RIP + Bubba « Hightower » Smith

J’étais dans les rues d’Edimbourg la semaine dernière quand j’ai vu l’affiche de Michael Winslow pour son one-man show dans le cadre du Fringe (Festival international des Arts Vivants). Son visage, son sourire en coin m’a rappelé ses bruitages fantastiques qui me faisaient tellement marrer comme un dingue quand j’avais six-sept ans. C’est le genre de chose qu’on écrit pas sur son CV mais, quand j’étais petit, j’étais un fan inconditionnel de Police Academy. J’avais déjà conscience que plus les séquelles avançaient et plus c’était mauvais mais bon les aventures de Mahoney, ça n’avait pas de prix. J’ai repensé à cette époque où j’avais cette capacité incroyable à regarder des films en mode repeat et de rigoler toujours à la même blague. En y repensant j’avais un truc avec la police parce que j’ai eu une grande période Robocop après… enfin c’est pas grave. J’étais fou en voyant Mahoney, le comique du groupe, faire n’importe quoi et mettre le bordel dans les rangs du commandant Lassard et mettre des battons dans les roues de Harris et de Proctor ! Il y avait les autres comme Tackleberry, le fou de flingues, ou Hooks, la petite sans voix que personne ne respecte jusqu’à ce qu’elle s’énerve, ou Z, le flic punk timbré, ou encore Larvell et ses imitations de films de Bruce Lee mal doublés… et il y avait Hightower, l’ex fleuriste au physique colossal et à la force incroyable, un personnage qui parlait peu mais agissait. Bubba Jones aka Hightower est mort le 4 août dernier dans l’indifférence quasi-totale. C’est con mais ça m’a fait quelque chose, j’ai eu l’impression qu’on m’annonçait qu’un copain d’enfance, que j’aurais pas revu depuis la primaire, était mort. Alors pour l’enfant qui est toujours en moi, pour toutes ces blagues qui font que j’ai un humour naze aujourd’hui, pour cette référence magnifique au Blue Oyster Bar sous Bimbo Jet avec El Bimbo, pour tous ses souvenirs tout simplement, je voulais rendre un hommage à cet ancien joueur de football américain, à HighTower mon pote de quand j’étais petit. Salut l’artiste !

Vidéo compilation au Blue Oyster Bar. Désolé c’est en allemand.

*Petite bannière faite main par Dicky le Canard
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Classé dans Histoire de canard

The Killer inside me, please kill me !

Je fais rarement des critiques de films parce que je ne suis pas super à l’aise dans cet exercice mais je pense que je vais faire une exception pour The Killer Inside Me de Michael Winterbottom.
Le synopsis de base est simple et tient sur un bout de nappe ou une serviette Mc Donald : Lou est un shérif tourmenté qui vit dans un bled du Texas dans les années 50. Il est envoyé en mission pour virer une prostituée mais celle-ci va se révéler être irrésistible. A son contact, Lou va réveiller en lui des pulsions et fantasmes très profonds, très sombres. Ce petit flic très propre sur lui et de bonne famille devient un tueur de sang froid sans regret qui va essayé de se dépatouiller du meurtre de sa succube et son amant alors que tout le monde et tout l’accuse.
Oulala ! La bande annonce est géniale, le montage très bien ficellé, l’ambiance musicale au poil, bref ça donne très envie de voir le film, la preuve je me suis fais avoir. Mon premier conseil sera donc : Restez sur cette bande annonce et n’allez pas voir le film. A partit du moment où vous savez déjà plus ou moins le pitch principal vous savez malheureusement tout.
The killer inside me est une coquille d’oeuf vide, une histoire qui veut approfondir la psychologie d’un personnage complexe et comprendre si il y a une raison ou non à ses pulsions assassines sauf que tout reste en surface, on a le droit à de la pseudo explication de l’enfance vaseuse et de comptoir. Aucun personnage n’a une valeur ajoutée ou un trait de caractère spécifique, ils sont en surface à prendre des poses pour se donner de la contenance. Casey Affleck est affligeant de linéarité, en même temps son personnage, le principal, est trop basique, trop prévoyant et pousse à un énervement rapide, là où il devrait fasciné ou impressionné. Jessica Alba est une fille de joie rebelle sado maso et stupide, Kate Hudson la fiancée trompée qui a peur de son mec et Simon Baker, le blond du Mentalist, un super flic qui ne fait rien quant il est à l’écran, c’est l’action-man pendant les ellipses.

Michael Winterbottom ou comment j’ai eu l’idée du film

Pendant un ennui profond, soit quasi toute la projection, j’ai compris en fait le but du film. Michael Winterbottom (24 Hour Party People, Tournage dans un jardin anglais) réalisable sympathique habituellement, a trouvé un super stratègemme pour gagner de l’argent en réalisant ses fantasmes.
Qui peut se venter de filmer encore et encore Jessica Alba, bombe sexuelle si il en est, en petite tenue dans un lit qui fixe l’objectif langoureuseuement pendant des heures et des heures ? Qui peut se venter faire des scènes culotte baissée pour des fessées avec une ceinture crocodile Dundee ? Il est fort ce Michael !
Je l’imagine bien entrain dans son salon entrain de voir un épisode de Dark Angel, de se dire : « Oh Pitain ! C’est qui cette petiteuh là ? Oulalalla mazette ! Elle est charmante en tout cas.. pfff charmante ! Il faut que je choppe son 06″ (il faut savoir que Winterbottom dans ma tête à l’accent marseillais et est habillé comme chez Pagnol).
De ce fantasme pour la copine de flipper le dauphin, il continue son zapping et voit par hasard un épisode de Dexter. Il trouve l’idée super bien. Un serial killer flic qui tue les serial killers parce qu’il aime ça et qui ne ressent rien et n’a aucune culpabilité à le faire… du génie !
Après deux ricards et quelques cacahouètes, Michou (petit surnom de Winterbottom dans son entourage) zappe et tombe sur Mad Men. Années 50/60, super décors, super fringues, des vieilles voitures, un personnage principal très classe, très réverencieux, une gueule du mec bien qui s’avère être un beau salaud avec les femmes…. Michou est tout fou après le générique du fin. Et si il mixait cette soirée chips pour en faire un film ?

Il a toujours aimé le masochisme mais voyait pas trop comment en parler dans un film, ça fait peur au producteur… mais si il arrivait à sa présentation du film à Mars Production en expliquant qu’il voudrait que Max de Dark Angel soit une pute qui dérange dans un village du Texas, le Redneck ca fait classe et ambiance comme No Country for Old man des frères Cohen, et qu’on lui envoi un flic beau gosse insoupçonnable comme Don Drapper de Mad Men sauf qu’il a la folie et le badge police de Dexter Morgane, c’est un youpi collectif de Mars Prod !
La solution mathématique pour des producteurs peu scrupuleux donne :
Films à oscars + séries à succès + Jessica Alba qui sourit à la caméra pendant des heures = un gros carton !
On peut raccrocher cette histoire à un roman de gare de Jim Thompson comme ça se sera encore plus simple pour les noms, les trucs, les bidules et ça donne déjà un nom accrocheur : The Killer inside me. Chouette comme titre, ça fera jolie sur une affiche.
Les producteurs disent banco et vont tous se taper une bouillabaisse pour fêter ça !
Le lendemain, Michou a mal au crane, ça sent le pastis partout chez lui, il doit se cloitrer un peu pour trouver une ambiance glauque. Il se pose dans son canapé, regarde le spectacle de Patrick Bosso (il est très fan) et met Twin Peaks en DVD. Oula ! Nouvelle idée ! Et si, sans partir dans le fantastique, il essayait lui aussi de mettre des personnages décalés et bizarres comme un syndicaliste copiecat de DeNiro ou un homme d’influence qui parle très fort pour aucune raison ou un ouvrier alcoolique mystérieux. Woaw ! Génial !

Tout tourne en rond pendant deux plombes. Une action qui stagne et retourne toujours et encore sur ses pas, une débauche de décors d’époque et un twist final minable. Même si le film avait été un minimum digérable, le twist fouterait tout par terre à tel point c’est de mauvais gout.
Comme quoi le maxi best of de tout ce qui fonctionne ne fait pas forcemment un bon film.

Idée pour Michou la prochaine fois, essayer de mélanger Big Love, True Blood et Entourage. Des Vampires mormont rêvant de devenir célèbres à Hollywood. Ou mixer Avatar, Gossip Girl et The Mentalist… trop compliqué.
Tout ça pour dire, je suis sur qu’il y a de meilleurs films à l’affiche et comme dirait un célèbre agent français dans la Cité de la Peur : « je n’écrirais rien sur ce film, c’est une merde » !

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Des Films, des Illustrations, du Minimalisme

J’ai découvert hier soir cet artiste qui propose quelques affiches minimalistes de films cultes. J’ai déjà parlé il y a quelques semaines du travail de Exergian et de son travail sur des affiches autour du monde des séries.
Pedro Vidotto est un directeur artistique et designer brésilien qui, lui, s’est attaqué au cinéma.

Tout sa créa est visible sur son blog : Pedro Vidotto

Un autre artiste allemand, Grischa Stanjek,a eu la même idée : Stuff 24 Blog

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Comment perdre son temps quand on aime le cinéma ?

Je suis un passionné de cinéma depuis que je suis tout petit, j’ai regardé des kilomètres de bandes, des films par cageots de dix, j’aime le cinéma et tous ses styles.
Je suis capable de regarder American Pie IV et d’enchaîner juste après avec un film de Mitra Farahani. Populaire, indé, Z, intimiste, expérimental, tout y passe à partir du moment où il y a dans le pitch un petit quelque chose qui m’intéresse.

Pour tester cette culture ciné et sa mémoire visuelle, j’ai découvert ce site qui a un pouvoir addictif dont il faut VRAIMENT se méfier ! What the Movie est un blind test du cinéma, on vous donne un snapshot, une image tirée d’un film en français, et c’est à vous de découvrir de quel film est tiré la photo. Aucun indice, pas un QCM non plus, à vous de taper le nom et d’attendre de voir si c’est bon.
C’est extrêmement frustrant mais ça oblige à réfléchir, à essayer de se remémorer le titre de ce navet qu’on a détesté ou de ce super film tu sais… bah merde alors, j’ai zappé le nom !
Sur la totalité des snapshots il y a bien sur un paquet de Seigneur des anneaux, de Matrix et autres blockbusters mais parfois, sans même avoir vu le film, on répond au pif et bang ! c’est ça !
Le titre peut être en français ou en anglais  la réponse sera validée, même les fautes de frappes ou d’orthographes sont permises jusqu’à un certain point. Il ne demande pas non plus le numéro du séquelle, le nom suffit.

Une petite inscription vraiment rapide et c’est partit !
Au moment où j’écris cet article, je suis 535ème mondial en découvrant 597 titres de films différents, le tout en une semaine. Ce n’est que le début ! A vous de jouer ! Pouvez-vous battre Dicky ?

WHAT THE MOVIE

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Phantasmagoria: The Visions of Lewis Carroll de Marilyn Manson

L’Antechrist superstar ne prend jamais de vacances. On connaissait déjà sa diarrhée musicale classique (rien de péjoratif dans cette expression) à sortir un album plus ou moins moyen régulièrement, mais on ignorait  la nouvelle envie de Marilyn Manson a réalisé un film. Et oui, il sortirait peut-être éventuellement enfin son premier long métrage nommé Phantasmagoria qui traine en longueur car annoncé que depuis 6 ans. Projet difficile à produire car Manson tisse le lien entre les délires de Lewis Carroll, son œuvre Alice au pays des merveilles et  les poèmes écrits par Lewis Caroll dont un en 1867, nommé Phantasmagoria. Manson jouerait lui-même Lewis Carroll, Alice serait interpréter par Lili Cole qu’on a vu dernièrement dans L’Imaginarium du Docteur Parnassus, une petite qui doit aimer les films barrés et de Daryl Hannah, un peu en rade depuis son come-back raté dans Kill Bill. Living in neon dreams était le titre originel du projet, il devait être réalisé par Jeremy Tarr (un inconnu total) et devait mettre en scène un Manson en Reine de Coeur et devait être tourné en Allemagne et Amérique du Sud. Suite à des problèmes de production, Marilyn Manson reprend le flambeau et depuis beaucoup d’infos bidons sont sorties car parasitées par la super-production d’un de ses meilleur copain, aussi en cours de réalisation à l’époque, Tim Burton.
Une bande-annonce vient de sortir ces derniers jours, un trailer ressemblant beaucoup aux clips de Marilyn Manson et à l’esthétique de Floria Sigismondi (réalisatrice de Beautiful People, Blue Orchid des White Stripes, Die By The Drop des The Dead Weathers et The Runaways le biopic de Joan Jett sortant au cinéma cette année), de Paul Fedor, de Chris Cunningham ou de lui-même dans la réal de Heart-Shaped Glasses.
Ca à l’air étrange, d’être un long clip bizarre. Faut voir…

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Deux Films, Un Soir

I Love You, Man

Réalisateur : John Hamburg
Acteurs : Paul Rudd, Jason Segel, Rashida Jones

Note : 7/10

Critique fissa : Une comédie pop-corn qu’on pourrait croire être une énième comédie romantique qui termine bien et bien là, il s’agit d’une histoire d’amour mais entre deux mecs qui se rencontrent et qui deviennent amis. Un buddy movie qui fonctionne bien, où il n’y a aucune blague cul graveleuse, où le sourire n’est pas forcé, où on reconnait des conversations qu’on a déjà eu avec des potes, où on s’amuse bien et où on se sent bien en compagnie de ce duo qui fonctionne bien. Pas de surprise, la bande à Apatow qu’on commence à connaître, un divertissement très sympa mais à voir absolument en V.O. bien sur.

Fiche AlloCiné : Ici

Parlez-moi de la Pluie

Réalisateur : Agnès Jaoui
Acteurs : Agnès Jaoui, Jamel Debbouze, Jean-Pierre Bacri

Note : 5/10

Critique fissa : Avignon, un été où les orages sont très présents, différents personnages se croisent dans une maison qui cache plusieurs histoires : un tournage de documentaire, un deuil difficile, un adultère, des mensonges et des rencontres. Des acteurs qui ne se foulent pas parce qu’ils sont criants de vérité, on les imagine comme ça hors caméra, une histoire sans histoire, des dialogues parfois intéressants mais bon… le film est comme un séjour de grandes vacances où on s’emmerde parce qu’il pleut…

Fiche AlloCiné : Ici

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Bruno en Interview

Bien que le film soit terriblement décevant voir souvent ennuyant, l’interview de Bruno dans le Premiere de juin 2009 m’a fait plus rire que le film lui-même, petit florilège de l’entretient.

Que diriez-vous aux gens pour les inciter à aller voir votre film ?

« C’est le documentaire le plus puissant depuis Le Roi Lion, le film le plus sexy depuis Amistad et le plus gay depuis Gladiator. »

Quel a été le temps fort du tournage de votre premier film ?

« J’étais heureux de savoir que le cinéma allait enfin atteindre son vrai potentiel avec ce film – vous savez, ça ne sert pas uniquement à filmer un singe portant une minijupe en cuir et fumant une Gauloise alors qu’il est pourchassé par un gendarme à bicyclette, ou je ne sais quel truc que vous regardez en France. »

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