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Stayin’ Alive Cover


En 1978, The Bee Gees (Bee signifiant brothers et Gee étant leur nom de famille ) signaitent la bande originale de ce film incroyable qu’est Saturday Night Fever réalisé par John Badham. 40 millions de copies vendues plus tard et 31 ans plus tard, Tony Manero, joué par le crazy dancer John Travolta,  le costume trois pièces blanc et les Bee Gees sont encore et toujours le symbole boule à facettes du mouvement disco. Pour la petite anecdote, lors du tournage, Travolta a perdu son épouse de l’époque, Diana Hyland, décédée d’un cancer du sein mal soigné. Afin de surmonter cette épreuve et boucler le film, la mère et la soeur de Travolta étaient à ses côtés pour l’entourer, une présence si forte qu’elles ont terminé au générique du film après avoir eu un petit rôle chacun, histoire de dépanner.
Il existe une suite au film nommé Staying Alive et réalisé, on l’oublie trop souvent, par Sylvester Stallone. Un désastre où Tony Manero veut devenir danseur à Broadway. A éviter à tout prix.

Tout le monde connait donc cette chanson dancefloor qu’est Stayin’ Alive des Bee Gees. J’ai découvert cette reprise en trainant sur le blog de Serge et ses playlists fabuleuses et je voulais à mon tour, vous la faire découvrir. Comme quoi un tube peut être joué à n’importe quelle sauce.

La reprise est faite par Kingsley & Perdomo, un duo américain de country folk. Une bonne cover des familles.

Pour la télécharger : http://fileape.com/dl/n3g5sdD1aYLJUuZ4

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Matrice d’une passion et autres brunchs dominicaux…


Certains ne le savent peut être pas mais j’écoute beaucoup de musique. Je ne m’oblige pas à suivre l’actualité musicale, je suis curieux parce que c’est une passion depuis que je suis petit. Je crois que mes premiers souvenirs sont simples, c’est un peu l’apanage classique, mes parents adoraient ça et il y avait toujours de la musique à la maison. Ma mère aime la pop, la variété française influencée par l’Angleterre, les songwritters folk américains et mon père adorait la musique classique mais était surtout un rockeur, un Beatles fan qui n’a jamais craché pour autant sur un bon blues-rock des Rolling Stones, la saturation énergique des Who, les harmonies de Chicago ou les mélodies ensoleillées des Beach Boys. Il y avait une collection de vinyles incroyables dans le bas du meuble loupe dans le salon et toujours un disque prêt à tourner sous le diamant du lecteur. Deux fans de musique, des inconditionnels de concerts et même un chanteur ayant sa préférence à lui en guise d’ex  pour ma mère ( c’est vous dire…), qui travaillaient comme des dingues la semaine et profitaient de leur weekend pour s’occuper pleinement de leur deux progénitures. On vivait à Asnières t’as vu bien ou bien et le dimanche, chez nous, il n’y avait pas cette sacro-sainte obligation du déjeuner familial. On se réveillait tard, on descendait dans le salon, on attendait que tout le monde soit là en regardant la télé et une fois au complet, on brunchait à l’anglaise. Je me souviens de ma mère dans sa robe de chambre rose épaisse mettre les Beatles et on mangeait comme ça, en écoutant Help, en écoutant Rubber Soul, l’album rouge, le bleu… C’est pour ça que j’aime la musique, pour ces instants de vie, pour son pouvoir mnémonique, pour rattacher un sentiment écrit par un inconnu à un moment personnel.
« La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil. » écrivait Nietzche, voilà une philosophie que je partage pleinement.

Je vais poster de plus en plus de musique sur le blog. Plus forcément pour raconter l’histoire de la chanson, du groupe et en profiter pour étaler ma culture, mais peut être plus pour me tourner vers un souvenir personnel ou tout simplement pour partager une chanson que j’ai appréciée.

Faut vous y attendre, on ne pourra pas dire que je ne vous ai pas prévenu.

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Rockumentary Back & Forth et mon Dreamjob

Il y a des conversations et des nuits où on refait le monde. Bien qu’il n’ait rien demandé à personne, on discute et on fait des plans sur la comète comme on monte une table Bjursta de chez Ikea à plusieurs avant une soirée crémaillère. Chronophage, introspective, délirante, nostalgique, abusive, démesurée, curative, cette conversation remet en question l’intégralité de son existence, de ses désidératas et ses échecs.
J’ai eu trente ans cette année, je ne les ai pas fêtés et en un mois, j’ai eu une grosse remise en question bien plus puissante qu’une simple « crise de la trentaine ». Pas besoin de m’allonger sur un canapé, d’essayer de déterminer la signification de tâches designées par Hermann Rorschach ou d’essayer de comprendre le sens dans la vie dans un ashram à Rishikesh, non il suffit parfois de parler avec des ami(e)s pour retrouver un sens à sa vie et redonner vie à ses envies.
Au milieu de ce bordel maelström, il y a souvent cette question du travail de rêve, le concept américain du « dreamjob« , cette continuité idéologique d’un travail qu’on a envie de vivre toute sa vie et auquel on est certain comme quand petit on disait « plus tard je serai… ! ». Heureusement l’adolescence fait découvrir les joies de la rébellion et de la marginalité sinon la police serait un secteur d’activité trop bouchonné comme l’est la communication aujourd’hui, les vétérniaires seraient en brigade pour piquer un pauvre animal, aucun feu ne serait jamais déclaré grâce aux milliers de pompiers en faction dans les rues, le fantasme de l’infirmière n’aurait plus aucun sens et une fois la primaire passée, l’éducation nationale serait un désert car toutes les filles seraient devenues des maîtresses d’école. Quand j’étais petit, je ne voulais être rien de spécifique… peut-être vaguement prof parce-que je devais être dans un fantasme Iznogoud, être khalife à la place du Khalife,  en recherche d’une prise de position putsch et d’une affirmation de moi-même par mon côté didactique et éducatif… sauvé, l’école m’en a dégouté, amen. J’ai rêvé d’être musicien mais je n’étais pas assez doué et je ne le suis toujours pas, j’avais en tête d’être maître du monde mais Minus & Cortex avaient déjà trop avancé leur plan machiavélique pour « tenter de conquérir le monde« , ma stratégie n’aurait pas fonctionnée seul, c’est sur et enfin je voulais être réalisateur audiovisuel, un Dawson Leery, à la différence près que je n’aime pas Steven Spielberg (franchement A.I. et Indy 4… franchement… ne surtout pas me lancer sur E.T.).
Je dis tout le temps qu’avoir un job de rêve dans notre société est impossible, que c’est inutile et dichotomique avec notre époque mais, après réflexion, je pense plus que j’avais surtout peur de me dire que j’ en avais un moi-même et que je ne l’assumais pas. Même si il est impossible, irréaliste ou fou, il existe quelque part en nous. Il est souvent planqué sous une épaisse couche de mauvaise foi, de frustrations, de ratés, de procrastination, de peurs, de fuite en avant… mais il est là.

J’ai découvert le mien il y a peu de temps. C’était une semaine après mon dernier anniversaire. Les Foo Fighters sortaient Wasting Light, leur septième album, et à cette occasion, la chaine VH1 réalisait un documentaire nommé Back & Forth réalisé par James Moll. Impossible de le trouver les premiers jours, impossible même de l’acheter, il ne trainait que quelques extraits sur youtube histoire de caler une dent creuse tout au plus. L’attente a fini par payer et j’ai regardé ce documentaire passionnant et sans concession un soir vers minuit avec passion.

L’histoire du groupe, mené par une fer par Dave Grohl, démarre bien sur à la fin de Nirvana, six mois après la parution de In Utero. Grohl y est alors le batteur émérite du trio grunge de Seattle. A la vue de la tournée mondiale à venir, le groupe embauche Pat Smear (jeu de mot signifiant Frotti en anglais) pour être second guitariste ou lead quand Kurt Cobain est trop amoché pour jouer. Ce point de départ est important parce que Smear va être est un des membres fondateurs des Foo Fighters. Dave Grohl parle de ses derniers mois et même de la mort de Cobain avec émotion. Il raconte l’après, le deuil, la difficulté et les conditions dans lequel il a enregistré une maquette qui deviendra le premier album de Foo Fighters. De là, le rockumentary narre la rencontre avec les autres membres, la première tournée marathon, le problème d’être assimilé systématiquement à Nirvana, les conflits d’égo, la difficulté de Grohl a laisser quelqu’un d’autre jouer de la batterie à sa place, la drogue, le spleen, le presque split, Wembley, la folie, les enregistrements, les bons moments… bref la vie rock’n’roll d’un groupe second degré devenu une bête de stade. Deux heures dans le milieu, deux heures d’images, vidéos, photos, interviews, lives, témoignages, deux heures très intéressantes et galvanisantes. Une seule envie se dégage de ce documentaire, faire du rock, écouter Foo Fighters et être aussi cool que Dave Grohl.

Quand je serai plus grand, je veux être rockumentaliste !

Pour le regarder en streaming

[videobb http://www.videobb.com/video/HZ6FcFE7I5fB]

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Alex Turner – B.O. Submarine

J’ai écrit un article il y a de ça 4 mois que je n’ai pas publié. J’ai eu un coup de cœur terrible pour la bande originale d’un film anglais à la bande-annonce prometteuse : Submarine. Le film vient de sortir dans notre beau pays mercredi dernier et étant en déplacement prolongé dans le sud de la France, région qui ne connait ni la VO ni les films indépendants, je pense le voir en divx plus tard. N’empêche que j’avais cette review sur la B.O. du film signée par Alex Turner, le lead singer des Arctic Monkeys, et à défaut de laisser une critique du film, voilà celle de sa musique.

Dicky parfois est un canard vert qui recycle, la preuve.

Alex TurnerSubmarine Soundtrack

Quand on est le lead-singer d’un des groupe de rock anglais des plus connus  dans le monde, l’heureux compagnon de la hit-girl du moment Alexa Chung et une des plus grosses attentes de sortie d’album de l’année, on est en droit de se dire qu’on a envie de profiter de son temps libre. Pourtant Alex Turner, le très chevelu chanteur de Arctic Monkeys, n’arrête pas le travail et, le temps d’une escapade en solo, signe la bande originale de Submarine. Prévu en France dans les salles le 13 juillet prochain, Submarine est le premier film de son ami Richard Ayoade, réalisateur du très réussit DVD Arctric Monkeys at the Apollo ainsi que de la majorité des clips du groupe, mais aussi, pour le fins connaisseurs, Maurice Moss, le geek dingue à la coiffure afro de la série anglaise The IT Crowd.

Pour les besoins de l’exercice, Alex Turner met de côté ses riffs impertinents de génie et d’énergie pour une pop en susurre et douceur. Aux commandes, le producteur James Ford utilise tout son talent d’arrangeur, comme il l’a fait dans le passé sur l’excellent Favorite Worth Nightmare des Arctic Monkeys ou le premier opus de The Last Shadow Puppets, pour un cinq titres léché et musicalement très léger, sans une pléiade d’effets ni pléthore de sons synthétiques parasitant les mélodies. Une guitare folk, un piano profond, une basse, une batterie acoustique et des harmonies de cordes, voilà la somme des instruments portant  la voix calme mais toujours aussi habitée d’un Alex Turner connu habituellement pour son phrasé locomotive et son ton rageur. La mélodie d’introduction de Stuck On the Puzzle (intro) laisse comprendre que cet air sera le thème principal du film, la charnière à une ambiance mélancolique et nostalgique en adéquation avec l’univers du long-métrage. L’histoire du film est celle d’un adolescent de quinze ans, aux allures de Turner cela dit en passant, qui veut perdre sa virginité avant son prochain anniversaire et essaye de faire renaître la flamme entre ses parents afin d’éviter le départ de sa mère pour son prof de danse.
A la fois apaisées et brutes comme un sentiment adolescent et incontrôlable, une grande délicatesse transpire des paroles.  On a tendance à oublier que Turner n’a que vingt-cinq ans, qu’il est fraichement amoureux et sait écrire autre chose que des textes zeitgeist impressionnant de réalisme. Pourtant Alex Turner maîtrise aussi avec brio les codes de la pop avec une imagerie poétique et ultra-référencée, comme celle au Heartbreak Hotel d’Elvis dans Piledriver Waltz (titre prévu aussi sur le prochain Arctic Monkeys),  sans tomber non plus dans de la guimauve boulgiboulga. Toutes les chansons semblent être écrites pour un dimanche de pluie, un jour de doute, un gris qui mine. Tout y est doux mais avec une puissance émouvante sur ce six titres trop court malheureusement.

Une bande originale dont il faut se méfier car elle a ce pouvoir magnétique et lacrymal à faire hérisser les poils et monter les larmes aux yeux si on la laisse trop s’imprégner. Alex Turner dévoile une part intime et sensible de sa personnalité en  réussissant avec les félicitations du jury un exercice pourtant casse-gueule.  En attendant le 6 juin prochain Suck it and See, le nouvel opus de Arctic Monkeys, cette échappée belle est une compensation d’attente pop qu’on ne pourrait imaginer meilleure.  La musique sert à elle seule de bande annonce et de publicité à un film indépendant primé à travers le monde et aussi de preuve supplémentaire au, pourtant évident, génie d’Alex Turner. Une caresse pop-ballade parfaite pour ce printemps naissant, un album à découvrir pour se lover encore, encore, encore…

Alex TurnerPiledriver Waltz

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Petite histoire pré-Yelle @Les Vieilles Charrues

Il faut le savoir mais le passe press ne donne pas accès qu’au carré journaliste, il donne aussi droit à des conversations folles. Un de mes meilleurs souvenirs, c’est lors d’un concert de BB Brunes à la Cigale. J’était cameraman mobile pour l’intégralité du concert. C’était la grosse folie Baby rocker à ce moment-là et la frénésie Dis-moi. Au milieu d’un troupeau de fans, à 95% composé d’adolescentes, je me retrouve à côté de filles en trans et habillées très court. Elles discutent et l’une d’elle dit devant moi : « Si ce soir ils vont à la pêche, je veux bien être dans les filets et me faire tirer« . Véridique. L’adolescence à le sens de la tournure, de la poésie et de la rencontre avec ses idoles.

Pour le coup, aux Vieilles Charrues, nous n’avons pas vécu une histoire aussi trash mais une petite anecdote m’a tellement fait rire sur le coup que j’en ai écrit ce petit article pour les coulisses de la rédaction de We Love Music.fr. C’est aussi ça un festival de musique !

L’histoire est disponible ici :

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Yelle @ Les Vieilles Charrues


Lorsqu’on est envoyé en festival pour un média, il arrive parfois, voir quasi-systématiquement, que deux artistes à chroniquer se chevauchent. Dégueulasse me direz-vous, absolument ! Surtout que cette règle ne s’applique généralement que pendant le spectacle d’un artiste que l’on aime et que l’on doit quitter pour subir l’abject show d’un chanteur de variet’ que l’on déteste mais que le rédacteur en chef a notifié comme « A FAIRE IMPÉRATIVEMENT » souligné trois fois en rouge.
Aux Vieilles Charrues, la règle n’a pas rempli tout le cahier des charges et on en remercie encore la programmation bien faite du festival. Adeline Lajoinie, son altesse du hip-hop et musique du monde, devait chroniquer Yelle puis Snoop Doggy Dog lors de la première soirée du festival. Problème, il était compliqué niveau timing de passer de l’un à l’autre sans louper la fin de l’un ou le début de l’autre. Résultat, l’union faisant la force, Adeline et Dicky le Canard ont écrit à une main et une patte cet article sur Yelle, disponible sur WeLoveMusic.fr
Les deux premiers chapitres de l’article, les meilleurs, sont signés par Adeline et la fin incompréhensible par moi. Un exercice très sympa quoi qu’il en soit et un honneur pour moi.

Pour le lire c’est ici :

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Les Solidays 2011 pour WeLoveMusic.fr

Alors comme vous l’avez remarqué judicieusement, j’ai eu une longue phase d’absence virtuelle. Je n’ai pas beaucoup écrit les derniers mois et je n’avais plus d’inspiration ni la tête à ça et puis une chose en amenant une autre, j’ai décidé de me faire pousser les envies. J’ai rencontré de nouvelles personnes, j’ai commencé à m’intéresser à de nouvelles choses, à avoir de nouvelles ambitions, à me décomplexer sur énormément de choses ( l’écriture notamment )  et à voir le tout sous un nouvel angle moins emprisonnant, moins suffoquant que celui que j’ai toujours eu. Tout était réuni pour que ça reparte donc je n’ai pas hésité, pas cogité des jours comme j’avais l’habitude de le faire et c’était reparti.

Pour signer mon retour, je suis envoyé avec ma gueule de Canard souriant au festival des Solidays à Longchamps pour chroniquer une dizaine de concerts. Petite pression, appréhension mélangée à de l’excitation, me voilà chroniqueur pour We Love Music.fr

Voilà ma présentation de chroniqueur en plastique sur le blog des Coulisses de la rédaction :

Je raconte cette première journée de festival aussi sur le même blog : (à venir)

J’ai donc écris différentes reviews de concerts qui seront diffusées au fil de l’eau tout l’été ici :

Les chroniques déjà en ligne :

A venir :

  • Cold War Kids
  • Skip the Use
  • Morcheeba
  • Fool’s Gold
  • Moriarty
  • Puggy

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