Bored to Death

Je garde des séries complète sur mon disque dur en cas de guerre atomique ou de disparition, peut-être, de tout divertissement culturel de la planète. Comme c’est justement un peu le cas, la France entre en guerre et demain un nuage nucléaire traverse le pays, j’ai décidé de tester l’une d’entre elle : Bored to Death.
Influencé par le titre et par les commentaires d’un ami, j’avais cette idée préconçue que ça allait être chiant, que l’action serait lapidaire et que tout tournerait autour de la psychologie des personnages et leurs névroses… Je me suis littéralement planté, je n’ai pas regardé cette série addictive à cause de mes préjugés bidons et c’est bien fait pour ma gueule.

Bored to Death est l’histoire de Jonathan Ames, à noter que c’est aussi le nom du créateur et auteur de la série, auteur de roman alcoolique et accro à la marijuana. Jonathan par son attitude dépendante de loser, se faisant plaquer par sa petite amie. Pour rebondir et palier à cette dépression pointant son nez, il décide de déposer une annonce sur Craigslist pour proposer ses services entant que détective privé sans licence, un détective calqué sur l’imagerie des romans de Raymond Chandler. Parallèlement, pour gagner en attendant son second roman, Jonathan est pigiste externe pour un magasine masculin dont le directeur d’édition, George Christopher, est un de ses meilleurs amis à qui il rend aussi des services personnels. Jonathan partage tous ses problèmes avec son meilleur ami Ray Hueston, un dessinateur de comics mélancolique aux multiples déboires sentimentaux et existentiels. L’histoire tourne principalement autour de ces trois personnages et des affaires qu’essaye de résoudre Jonathan.

J’ai regardé la saison 1 en deux fois, il faut dire que ça n’est pas difficile vu qu’il n’y a que huit épisodes et qu’il est dans un format vingt-cinq minutes. Le casting est tout simplement parfais, Jason Schwartzman jouant le rôle de Jonathan a enfin un rôle consistant et non celui de second couteau comme dans la majorité des films où j’ai pu le voir. Je me rappel très bien de lui dans au bord du darjeeling limited de Wes Anderson mais surtout dans Hôtel Chevalier, court-métrage magnifique avant le film avec Natalie Portman, il est tout aussi bon et son physique si particulier est utilisé à merveille pour ce personnage fantasque et attachant. Ses deux meilleurs amis sont joués par le déjà mythique Zach Galifianakis (Very Bad Trip, Date limite) jouant avec une tristesse poétique à fleur de peau comme il sait si bien le faire et l’autre, Ted Danson, sorte d’américain géant grisonnant que l’on a vu dans des films sans jamais vraiment savoir dans lequel, est à point pour ce personnage cynique et loin des réalités dans sa tour d’ivoire new-yorkaise. Tout se passe entre Brooklyn et Manhattan mais la ville est utilisée comme si New York était une petite ville, un endroit où l’on se croise, où la vie de quartier est possible.
J’ai eu un véritable coup de coeur pour cette série entrainante, aux histoires souvent très drôles et aux personnages très très attachants. Il y a un coté indé, arti et unique, c’est une série américaine à part, un peu comme l’est Eastbound & Down.
Une série que je conseille plus que très vivement. J’ai commencé la saison 2 et j’ai déjà envie d’ingurgiter le tout cul-sec.

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1 commentaire

Classé dans T.V.

Une réponse à “Bored to Death

  1. Ravie que cette série te plaise à toi zaussi !

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