Archives mensuelles : février 2011

Radiohead est de Retour

On nous en parle depuis des mois et des mois, les rumeurs disent qu’ils ont terminé en faisant une fête chez leur producteur Nigel Godrich, deux semaines après Thom Yorke explique qu’il est toujours en studio et que c’est loin d’être terminé, bref l’arlésienne musicale s’arrête là et Radiohead surprend son monde en annonçant une semaine avant sa sortie King of Limbs, le nouvel opus tant attendu. On devait attendre jusqu’à dimanche mais pour ce groupe nommé à leurs débuts On a Friday, vendredi sera le jour de sortie, histoire d’étonner tout le monde une fois de plus. Le temps de se le procurer et de faire une promo (la preuve en est) Radiohead sort le clip de Lotus Flower.
La vidéo est réalisé par Garth Jennings a qui l’on doit déjà le clip exceptionnel de Coffee & TV de Blur, le film délirant H2G2: le guide du voyageur galactique, tiré du roman de science-fiction comique deDouglas Adams d’où est tiré le Parnoid Android, mais aussi le clip génial de Fat Boy Slim Right Here Right Now et des participations déjà avec Radiohead sur Jigsaw Falling Into Pieces & Nude. Il compose un duo avec le producteur Nick Goldsmith sous le nom de Hammer & Tongs. La photo superbe en noir et blanc est le travail de Nick Wood. Un clip envoutant et étrange où Thom Yorke danse avec cette étrangeté qu’il maitrise si bien sur scène et ce charisme si particulier. La chorégraphie, parce-que non rien n’est laissé au hasard, est l’œuvre de Wayne McGregor, Commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique, chorégraphe anglais spécialiste dans la danse contemporaine et la mise en scène très particulière.
Flower Lotus était un des titres phares de la tournée de Thom Yorke avec son side project Atoms for Peace.
En attendant ce soir pour écouter le nouvel album King of Limbs, dispo en format digital ou vinyle sur leur site officiel : The King of Limbs. Si vous n’avez pas les moyens, je vous offre Lotus Flower en MP3 : Lotus Flower et en clip en dessous. Profitez en, Radiohead aime nous faire attendre.

Radiohead
Lotus Flower

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Une comédie musicale pour les Petits

Il faut le savoir, je ne suis pas un canard très ouvert musicalement. Je fais un peu comme tout le monde à faire semblant que si mais la vérité est que non et définitivement non. Je ne supporte pas le reggae (pourtant dieu sait que j’en ai vu des concerts et écouté des albums), j’ai un véritable problème avec l’electro où 80% de la production m’ennuie ou est trop synthétique pour me plaire, ne me parlez même pas de zouk ou de zouglou et par dessus de tout, jamais ô grand jamais tentez de me faire écouter une comédie musicale. J’ai toujours détesté ça au plus profond de moi, aussi bien au cinéma qu’au théâtre, j’ai la nausée instantanément. Pourtant j’ai essayé à plusieurs époques de ma vie pour voir si ce n’était pas ma crise d’adolescence qui faisait ça mais le constat est amer, c’est un non définitif et ferme… J’ai vu une comédie sur Broadway, à Paris, des films français, américains, indiens rien n’y fait ça ne passe pas. Je trouve l’idée même du truc débile, de discuter deux minutes et de démarrer une chanson qui répète textuellement la même chose mais avec une orchestration affreuse. Même les efforts poétique comme Emilie Jolie, le Soldat Rose et autres me gavent rapidement par le côté cheap de la mise en scène où l’obligation mielleuse de mélopées pleurantes et chiantes.  Je suis un canard connard borné musicalement…
Il y a une semaine ou deux, j’étais en route pour une visite dans le centre de la France dans une voiture où squattait, sur la banquette arrière, deux enfants mignons et en bas âges. Pour les faire patienter, leur maman a mit un disque pour eux, une comédie musicale pour enfants. Stupeur et tremblements, le disque a un dessin assez laid en guise de couverture et le nom n’est pas un bon présage : Gaston & Lucie.
L’histoire commence avec la chanson de Monsieur Lune « Mon Boulot c’est le jour« , une voix agréable et une petite mélodie folk n’en faisant pas trop, bon il faut voir ce que ça donne. Dès l’introduction de l’histoire, je rigole bien car les habitants font des commentaires l’air de rien comme dans les 2 minutes du peuple de François Pérusse. Je reconnais cette voix et cet humour si particulier, c’est Oldelaf et Monsieur D., duo comique à la musique corrosive et extrêmement drôle. L’histoire est celle du village de Boville où tout le monde est beau sauf Gaston, un artiste laid travaillant pour un cirque. Il est la risée de tous jusqu’au jour où le jour ne se lève pas, les habitants étant peu courageux et n’ayant plus assez de lumière pour être beau et se coiffer, Gaston se propose d’aller au cœur du soleil pour voir ce qui s’y passe.
Les chansons sont pour les enfants peut-être mais ça n’empêche qu’elles sont très chouettes, souvent drôles et peuvent plaire autant aux parents qu’aux enfants, la preuve j’ai Des Carottes et du Pain par Gérald Genty et Yves Jamait depuis en tête. Le casting est plus que prestigieux car il est composé des acolytes cités précédemment mais aussi de Ben Ricour,  Carmen Maria Vega et, malheureusement pour moi, Cécile Hercule, la nouvelle compagne musicale de Mickey 3D.
Si vous avez des enfants ou si vous aimez bien les contes un peu fun, je vous recommande vivement Gaston & Lucie qui, j’en suis persuadé, sera plus supportable que Mozart l’opéra rock ou Dracula
Je vais essayer Dr.Tom ou la liberté en cavale pour voir ce que ça donne mais je dois avouer avoir un peu peur…

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Louie – Saison 1

Je suis en désintox de séries depuis quelques mois. Il faut dire que l’année dernière, j’avais un rythme soutenu et un trop grand nombre à regarder de manière hebdomadaire. Alors après les fins de saisons de cet été, j’ai fais le ménage et décidé de ne plus suivre certaines que j’ai peinées à terminer parfois. Ça été le cas de The Middle, American Dad, Garry Unmarried et des sitcoms pas terribles et peut-être arrêtées d’elles-même comme Romantically Challenged… Après y a les séries que j’adorai et qui, faut d’audience, ont disparu comme la géniale Party Down. Résultat mon nombre de séries a chuter de façon vertigineuse et c’est pas plus mal comme ça.
Ça n’empêche que, en ancien addict, il y a des moments où je replonge quand vient une nouveauté, j’ai du mal à pas tester, un petit shoot vite-fait, histoire de goûter comme ça hein et si c’est de la pure, c’est connu, ça fait pas de mal. Je croise les doigts mais la plupart du temps je n’accroche pas du tout et je laisse tomber dès le premier épisode comme ça a été le cas pour : S##t My Dad says, Happy Town, Perfect Couples et, à confirmer mais peut-être, Episodes.
Dans une nuit de test et d’envie de se perdre, j’ai essayé Louie.
Le synopsis est simple : Louie, comédien de stand-up New-yorkais, est un père célibataire avec deux petites filles cherchant l’amour et à se refaire sa vie à 42ans.
Comme ça, on pourrait croire que c’est un nouveau Seinfeld sauf que la série n’est pas une sitcom avec des rires en boîte à la con ni l’obligation de la blague toutes les minutes trente. Programmé sur FX, ayant aussi Sons of Anarchy et It’s Always Sunny in Philadelphia, le ton est trash, vulgaire et très très décalé voir grotesque . Louie CK est un acteur génial et un très bon réalisateur car la photo est toujours impeccable et bien que souvent les épisodes ne racontent pas finalement grand chose à part le quotidien d’un homme dans le doute, les conversations avec son entourage et certains de ses sketchs sur scène sont tout simplement hilarants. Célèbre pour son humour, Louie a pas mal d’amis dans le milieu et les invite pour son show comme le magistral Ricky Gervais (The Office UK, Ouverture des Golden Globes 2011), Pamela Adlon (Californication) ou Matthew Broderick pour jouer des personnages délirants, loufoques, ou simplement criants de vérité.
Des blagues souvent très crues, très borderline pour un peu de poésie et beaucoup d’amour.
Pour cette saison, Louie CK n’avait qu’un budget très réduit et fait tout même le montage sur mac personnel. Un modèle unique dans le petit monde des séries.
Donc si vous avez envie d’avoir une chanson soul en tête pendant des semaines de Ian Lloyd et si vous en avez ras-le-bol des blagues taillées des sitcom à la How I Met Your Mother ou The Big Bang Theory, et que vous avez envie de blagues sur les enfants, la masturbation, le suicide et d’autres thèmes ragoutants,  je vous conseille définitivement Louie saison 1. A voir et à consommer sans modération mais avec un second degré.

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Moi tout craché – Jay McInerney

Je vais raconté une histoire pour introduire ce recueil de nouvelles parce que j’ai faillis ne pas le lire à cause d’un sentiment de déjà-vu. Donc si vous n’avez pas envie de la lire, il y a une rapide critique plus bas. Il y a quatre ans environs, j’ai découvert Jay McInerney en lisant Lunar Park de Bret Easton Ellis. La scène du sniff de coke sur un capot de bagnole, qui a inspirée et valut à Fréderic Beigbeder une arrestation donnant naissance à un roman Français, et les souvenirs de BEE de leurs débuts d’auteurs à succès m’a donné envie de découvrir cet écrivain jusqu’alors inconnu.
Le premier McInerney que j’ai lu était Glamour Attitude que j’ai dévoré à une vitesse folle. Addict, j’ai décidé de lire toute sa bibliographie et donc, pour bien faire, reprendre par le commencement, soit la première œuvre. Googlisation foireuse et manque de lecture de ma part, je cherche désespérément à me procurer Journal d’un oiseau de nuit mais découvre que la seule édition poche du livre date de 1987 et est épuisé à ce jour. Je fouille et décortique des sites spécialisés et trouve un exemplaire vendu à 56€… je passe mon tour. Un peu téméraire, le hasard fait que je jette un œil sur Amazon.ca. Bingo ! il est vendu d’occas pour 10$ frais de port compris. En attendant qu’il débarque du Québec, je me retrouve avec La Belle Vie entre les mains et là, c’est une passion incandescente qui démarre, un livre de chevet auquel je repense encore aujourd’hui, le livre de McInerney que je recommande à celui qui veut découvrir cet auteur.
Le Canada sonne à ma porte et quelques jours plus tard, je n’ai déjà plus rien à lire et un peu le blues à cause de la fin du bouquin. Je fais une pause McInerney pour quelques temps. Un an ou deux après, je suis à la Fnac et décide de reprendre un peu la littérature américaine après un gros passage japonais des deux Murakami. J’achète Bright Lights Big City de McInerney pour remonter en celle. Le lendemain matin, dans le métro, je commence le livre avec cette impression désagréable d’avoir déjà lu mot pour mot le même livre. Je suis peu désorienté et pousse le truc jusqu’à la fin du premier chapitre.  Inquiet, je regarde sur le net et comprend que le nouvel éditeur a décidé de reprendre le titre original du livre et que je suis entrain de relire Journal d’un oiseau de nuit… oh ! la belle arnaque !
Décembre dernier, quelques jours avant noël, je suis dans le bus et ouvre Moi tout craché sortit en poche chez Points en octobre 2010. Rebelote, « il est six heures du mat’. Tu sais où tu es ? » et je suis de retour au Lizard Lounge et j’attends que Tad Allagash fasse son apparition, mais combien de fois vais-je relire ce roman sans que je ne le veuille ?. Moins bête que l’autre fois, je lis la quatrième de couvertures et comprends que je lis la nouvelle qui a inspiré le livre et ce n’est qu’un début car la troisième nouvelle Philomena est aussi la genèse de Glamour Attitude, comme l’est aussi Moi tout craché pour Toute ma vie. Justement, il est intéressant de voir que Pénélope au bord de l’eau vient après Moi tout craché car le personnage reste le même, il s’agit toujours d’Alison Poole sauf que son nom n’est pas utilisé. Le personnage d’Alison Poole, personnage importants aussi chez Bret Easton Ellis, est inspirée d’une amie des deux auteurs nommée Rielle Hunter. Rielle Hunter est une actrice et productrice de cinéma active au sein de Brat Pack et connue pour avoir eu une liaison extra-conjugale avec le vice-président du partit démocrate sous John Edwards avec qui, elle a eu un enfant créant le scandale. Autre histoire démontrant la similitude avec le personnage de roman,  son père a fait parler de lui pour une fraude à l’assurance concernant des chevaux (ceux qui ont lu moi tout craché comprennent de quoi je parle).

Les autres nouvelles sont prenantes, le décorum est planté à une vitesse incroyable, les personnages tracés et harmonieux et à chaque fin, on voudrait que cette nouvelle aussi soit un roman. Certaines nous emmène loin de New York et ses problèmes de yuppies comme Dans la province frontalière du Nord-Ouest se déroualnt en extrême orient ou dans l’Amérique plus profonde dans Barrière invisible. L’air du temps, les relations humaines sinueuses et complexes, les mensonges et autres rapports familiaux triturés, Jay McInerney donne une palette des différents problèmes de la société occidental moderne totalement névrosée. Un Zeitgeist des trente dernières années et des nouvelles de ses personnages préférés Russel et Corrine le temps d’une manifestation contre la guerre, loin très loin de leurs idéaux post onze septembre. Ces personnages sont les protagonistes d’une nouvelle nommée Fumée dans La fin de tout mais surtout dans Trente ans et des poussières et La Belle Vie. Le futur roman continuerait leur histoire dans un New York post crash boursier. En attendant la suite donc.

« C’est moi, trente-deux ans. Toujours à attendre que ma vie d’adulte commence ».

Jay McInerney

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Benjamin Biolay – Nightshop

« Alain Bashung m’a dépanné post-mortem. Un jour, j’étais au studio ICP où il a beaucoup enregistré et je cherchais un truc à fumer, et un mec du studio me dit : « Regarde dans la boîte d’Alain, tu peux prendre ce qu’il y a dedans !« . J’ai répondu : « Ca va pas, c’est la boîte d’Alain !« . et puis je me suis dit : « C’est que de la beuh. » Du coup, le soir, j’ai écrit une chanson qui s’appelle « Nightshop« , où je dis les mots « la nuit je mens » en hommage à Bashung. J’écrivais avec sa beuh, son poison, ça ne l’a pas aidé, c’était bizarre. »

Benjamin Biolay
Interview Serge
Février 2011

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Absent 2.0

Bonjour,

Je sais que depuis quelques semaines je n’écris plus son blog… pas que je n’ai pas le temps, pas que je n’en ai pas envie mais j’ai des soucis canardesques qui m’empêchent d’avoir la légèreté de le faire, sans que se soit plombant ou chiant donc je reviendrai parce qu’il y a pleins de choses que j’ai envie de partager avec vous (mon voyage à Londres, des photos, des sites internet, des clips, des albums…) mais, d’un autre côté, je sais qu’il y en a d’autre que moi qui en parle surement mieux que moi ailleurs. Donc j’essaye de laisser quelques commentaires en passant mais ma présence virtuelle est vraiment virtuelle. J’espère à bientôt et j’espère que vous allez bien. Et comme l’oblige ma signature, cordialement.

Dicky

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