Archives mensuelles : décembre 2010

Joe le Canard Père Noël vous souhaite un Joyeux Noël !

Dicky

La 3° Patte vous souhaite un bon et heureux Noël ! (cliquez sur la photo pour l'agrandir)

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Trois Canards pour un Noël

Dicky

Dicky est aussi en famille. Photo prise à Grasse avec un iphone 4 (cliquez dessus pour l'agrandir)


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Le Démon – Hubert Selby Jr.

Il y a des bouquins que l’on lit en pensant à autre chose, laissant ses yeux suivrent le cours des mots sans vraiment y réfléchir, une sorte de distraction oculaire ou de remise à niveau social en matière littéraire, genre best-sellers pas finauds à l’apport intellectuel quasi-nul. Il y a aussi ceux qui prennent à la gorge, qui s’immiscent discrètement dans votre cortex jusqu’à vous obséder, à remettre en cause votre propre système mental et changer momentanément ou définitivement votre humeur du moment.

Le Démon de Hubert Selby Jr. fait parti de la deuxième espèce, un livre à ne pas mettre entre toutes les mains car son écriture classique, mais classieuse, où chaque mot a sa place et est pesé avec une minutie impressionnante, peut pousser à l’obnubilation ou à une fascination border-line. Un roman qui permet de toucher les antres de la folie, mais seulement avec les yeux.

L’histoire est simple, celle d’Harry White. Tanguy, corporatiste d’une grande firme new-yorkaise, queutard à femmes mariées, base-baller, ambitieux, dérangé sans être dérangeant et donc totalement captivant. Harry est le personnage romanesque dangereux car il est doué d’un pouvoir de projection quasi instinctif sur soi ou comparable à une personnage de son entourage proche malgré cette folie crescendo au fil des pages que l’on assimile comme un déroulement naturel, aussi perturbante soit-elle.

D’autres auteurs du même acabit, dans la littérature alternative américaine, ont déjà joué sur les codes de la folie graduelle, dû à une société ultra urbaine fonctionnant sur un cliché de perfection esthétique et de réussite sociale ascendante, comme le personnage de Patrick Bateman dans le classique American Psycho de Breat Easton Ellis. Selby Jr n’est pas le premier, bien que Le Démon date de 1976,  mais réussit à humaniser à tel point son personnage que, sans noyer son style d’écriture par des répétitions ou des listes exhaustives de marques commerciales, le lecteur devient Harry et sent cette oppression étouffante poussant à un glissement que l’on sait irrémédiable. Palpitant en sera la chute.

Pour ceux qui ont lu Last Exit To Brooklyn, son plus connu, ou Retour à Brooklyn, duquel est tiré le film culte Requiem for a Dream, le choc n’en sera que plus grand.
L’écriture est moins racoleuse, tapant moins dans le trash facile au style psychotique sous héroïne et aux personnages vomitifs pas attachant sur une seule ligne. Pour l’occasion, tout est plus posé donnant une dimension plus profonde à ce personnage hors du commun que l’on découvre en fin de pré-adolescence et qui, confronté à des problèmes adultes, va gérer à sa manière en prenant un chemin inattendu. Tout le contraire de Easton Ellis qui propose des personnages de tout âge en pleine crise d’adolescence et aux remises en questions boutonneuses et superficielles.

Hubert Selby Jr. et son démon ne laisse pas indemne. Son roman est hypnotique et inquiétant. Le lire réveille et frôle sa folie personnelle et pousse même à la remettre en cause. Une mise en quarantaine mentale où l’on s’est piégé soi-même, un chef d’œuvre abouti de sa première à sa dernière page où cohabite des scènes familiales magnifiques et poignantes, des manies perturbantes et une folie qui se propage de façon cutanée, systémique en soir comme le prolongement logique de ce chef d’œuvre incroyable.

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La Carte et le Territoire – Michel Houellebecq

Je vis une période un peu étrange en ce moment. Je dors mal, je dors peu et le ciel gris enneigé ne me déplait pas outre mesure. J’ai terminé Hotel de Lausanne de Thierry Dancourt, déçu, je voulais repartir sur du neuf et du bien. Après différentes conversations autour de moi, on m’a prêté La Carte et le Territoire de Michel Houellebecq. Coup de coeur médiatique surprise et incontestable de la rentrée littéraire de l’année, j’ai commencé à le lire deux heures après qu’il ait le prix Goncourt 2010 et l’ai terminé dans la journée où sa parution piratée sur le net a été reliée par les grands médias nationaux. Un livre entre deux scandales sans intérêts où à défaut d’avoir donné la critique du roman à des snippers professionels anti-houellebecq de la première heure, les rédactions l’ont refilé à des admirateurs ou simplement de bons journalistes neutres. Le fond n’a pas été attaqué alors on a attaqué la forme et ses alentours. Des accusations de plagiat d’articles de wikipédia sur des mouches, des inspirations d’auteurs classiques…. Pourquoi ne pas attaquer le fond et que des détails ? Peut-être parce que Houellebecq ne peut être attaqué sur ce qui d’habitude représente la cible préférée de ses détracteurs : le trash sexe.
La carte et le territoire est un roman sobre, voir même chirurgical.
L’histoire est celle de Jed Martin est artiste parisien débutant son oeuvre par des séries de clichés d’objets manufacturés de toute nature sous un angle aspetisé et industriel. Son art devient un travail alimentaire pour des catalogues commerciaux. Pour des raisons familiales, Jed part avec son père dans la maison de ses grands-parents et lors d’une pause sur l’autoroute, Jed découvre la beauté des cartes michelin. Cette découverte va devenir le nouvel objet de son attention et de son oeuvre. Par différentes rencontres et de fil en aiguille, Jed expose dans une petite gallerie parisienne à la mode. Le hasard faisant bien les choses, une responsable mécénat de Michelin est présente et propose de s’occuper de lui. Michelin met les moyens et organise une grande expo qui a instanément un grand succès critique. Les oeuvres se vendent comme des petits pains. Jed décide d’arrêter avec cette période et revient à la peinture pour une série de portraits. Pour la future exposition attendue, le gallerieste conseille à Jed d’avoir une célébrité pour rédiger la préface de son catalogue. Michel Houellebecq est un choix naturel mais pour cela, il faut d’abbord lui demander. De là commence un thriller sous analgésique et une vision d’une societé moderne en pleine mutation.
Je dois avouer que j’ai passé un moment incroyable pendant sa lecture. Je n’ai lu que Les Particules Elementaires de Houellebecq, je ne suis pas un spécialiste mais son style, la précision de son écriture, les détails et l’ambiance m’a embarqué très rapidement. La réflexion sur l’art, sur la monétisation d’une œuvre, sur la réflexion artistique, sur ce qui est art et ce qui ne l’est pas… le fond est véritablement intéressant et d’une simplicité de lecture incroyable pour un sujet qui, à la base, ne l’est pas. Sa vision du future de notre civilisation est brillante et brute de réalité.
J’ai trouvé aussi assez déroutant et intéressant de voir un auteur se mettre en scène  comme si il parlait d’un inconnu. Il utilise les apprioris et idées reçues que l’on peut avoir sur lui tout en y mettant assez de distance pour avoir l’impression qu’il ne connaît pas cette personne. Jed Martin et son coté autiste artiste est très bien décrit, le froid de ses sentiments est typique de beaucoup d’artistes réels.
Les deux première parties m’ont beaucoup plu ainsi que l »épilogue mais la troisième partie est trop fouillis et on ne sait vraiment pas où on va.
Je ne suis pas un lecteur de prix Goncourt, je me moque de savoir si il le mérite ou non  mais tout ce que je sais, c’est que ce roman mérite d’être lu.  Lu pour son intelligence, pour son style unique, lu pour un artiste proposant une analyse du monde présent et à venir remarquable, lu tout simplement.

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Install de Wataya Risa

Je n’avais pas envie de quitter le Japon après avoir lu Park Life. Le roman n’est pas extraordinaire mais il m’a dépaysé en une centaine de pages. Pas envie de quitter les décors nippons ni envie de me retrouver en rade de bouquin dans le métro pour aller à mon travail, oh ! ça tombe bien, je suis justement à la FNAC ! Bien que j’ai Moi, tout craché de Jay McInerney qui m’attend à la maison bien sagement, je ne peux pas me permettre d’être à cale sèche après trois stations. Je me glisse donc au rayon littérature étrangère, étagère Asie et je cherche un livre petit, japonais et de chez Picquier Poche de préférence. Après avoir fouillé et avoir envie d’acheter quasi la totalité des titres en lisant les quatrième de couverture, je me rends compte que je suis en retard et je prends par hasard Install de  Wataya Risa. Le pitch semble être simple et efficace, la couverture  est pop kawaii comme une photo du magasine fashion Fruits ! , bon au pire ça ne fait que cent pages, je m’en remettrai.
Wataya Risa a écrit Install pendant des vacances scolaires alors qu’elle n’est encore qu’une lycéenne de dix-sept ans. Install raconte l’histoire d’Aoki une jeune lycéenne encore naïve, encore vierge, encore sensible qui décide d’arrêter les cours en pleine années de bachotage intensif pour les concours d’entrée aux grandes écoles. Elle veut croire à l’entourage qui s’y intéresse qu’elle est atteinte de futôkô, syndrome de refus d’aller à l’école mais son malaise est bien plus grand. Elle décide de jeter tout ce qui se trouve dans sa chambre pour repartir à zéro. Elle jette un tas d’affaires, des mangas et un ordinateur ancien n’ayant jamais fonctionné, cadeau de son défunt grand-père pour ne laisser que son lit au milieu de la pièce. Elle sèche les cours et jette tout sans que sa mère ne le sache.
Pendant ce déménagement furtif, elle rencontre un petit voisin de dix ans en vélo qui est intéressé par l’ordinateur en panne et repart difficilement avec. Une chose en amenant une autre, Aoki retrouve ce gamin étrange prénommé Kazuyoshi qui s’avère être un enfant pas comme les autres car il a réinitilalisé l’ordinateur par ses propres moyens et propose à Aoki un travail de cyber-hotesse érotique pendant les heures d’école dont il s’occupe lui le soir. Aoki décide de repartir, comme l’ordinateur à zéro, en acceptant ce travail étrange et excitant à la fois.

Un roman rapide, drôle, actuel et agréable. Je l’ai lu en une journée et je dois avoir passé un moment sympathique. Pas de la grande littérature mais une urgence dans son écriture, une précision incroyable et un mal très contemporain. Le témoignage d’une nouvelle génération prête à tout pour se trouver. Je peux enfin quitter le Japon et tracer direction New York City.

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La Mort de Peppette En Prison 2010

Je connais un groupe pas comme les autres. J’ai pratiquement été sur scène avec eux pour tous leurs concerts à travers le sud de la France car je suis un peu leur mascotte ou un porte bonheur, un roadie, un compagnon de route… bref il me kiffe et bien qu’ils soient peut être le groupe le moins carré qu’on puisse voir sur scène, je les adore.

C’était en 2004, je trainais dans les rues du vieux Nice pour finir dans un bar minable à l’ambiance premières années de fac où l’on boit de la bière pression pas chère, où des chanteurs ivrognes sont sur scènes à fracasser tout le répertoire pop de ces quarante dernières années et où quand arrive minuit, c’est le Bingo Time, tirage du loto où l’on peut gagner un shot de Get 27 ou un pichet de bière et je… boulègue !
Bon j’étais au Jonathan’s et dans la salle du haut où personne ne reste et  j’y ai croisé un groupe de potes tarés.
Certains d’entre eux sortaient à peine d’une relation d’un an avec un autre groupe au nom cosmique : Camping in the Garden, un autre racontait, à qui voulait bien l’entendre, qu’il avait un « dark-side project » solo nommé La Mort de Pepette en Prison dans lequel il était leader incontestable car seul, car homme-orchestre (une de ses idole étant Remy Bricka), car personne ne voulait jouer avec lui. La légende autour de cet homme mystère et de son groupe solo obscur  voulait qu’il fasse des concerts dans sa cave pour un public dans le noir à l’extérieur de celle-ci, flippant ! Les autres présents ce soir là n’étaient que des connaissances, des gens n’ayant aucune connaissance musicale, aucun talent particulier mais pourtant après une longue discussion autour du mythe de Pepette et du fait qu’il ne faut pas forcément répeter des mois pour monter sur scène pour foutre le bordel, ils décidèrent de fonder un groupe, c’est à dire plusieurs personnes autour de ce projet fou nommé : La Mort de Pepette en Prison.

Expression algérienne voulant dire en gros « lâche-moi la grappe », la mort de pepette en prison était la réponse traumatisante que Grishka, leader incontesté, incontestable et père du projet, avait lorsqu’enfant il demandait à son père Poulpoutine le dentiste : « qu’est-ce qu’il y a à la télé ce soir ? ».
Après discussion, Grishka allait être lead-singer, alors qu’il n’avait jamais chanté de sa vie, et guitariste rythmique alors qu’il n’avait pas joué depuis six ans. Igor, un des anciens campeurs et frère jumeau (des deux parents différents) de Grishka, officierait en bassiste alors qu’il avait le groove d’une banane. Grumly Jones, un autre campeur, serait la caution blues mais il aurait le sérieux handicap de ne jamais arriver à jouer en quatre temps, problème important pour faire du punk. Leur musique serait punk, serait rock, serait trash, serait du bruit et pour avoir une signature vocale unique, Princesse Coup-d’boule serait la mieux placée car elle n’a aucun sens mélodique et était interdite de chant même sous sa douche. Motivé à bloc, le nouveau groupe me prend avec lui et me ramène chez Grishka pour une nuit de musique enflammée où ils cherchent une nouvelle ligne de voix et un nouvel arrangement à « Champs-Elysées » de Joe Dassin. Pourquoi ce titre ? Peut-être parce que les deux frères terribles ont chanté cette chanson lorsqu’ils étaient au collège dans la classe de musique ou simplement parce-que les paroles sont celles d’un lendemain de fête comme le moment qu’ils vivaient sur le moment. Six heures à faire tourner des riffs pour finalement choisir le premier qu’ils avaient fait. Un morceau en poche, La Mort de Pepette en Prison était bien vivante !
Le lendemain soir, après avoir prit des douches, travaillé et reçu une plainte d’un voisin menaçant d’appeler la CAF pour dénoncer le tapage de la veille (sic), le nouveau groupe entend une reprise nulle du tube du moment : DJ de Diams’ par Enhancer. Voilà une idée de reprise intéressante. Deux minutes après l’idée semble oubliée mais ils tentent des quantités de tablatures guitares d’artistes nases et tombent sous le charme de Moi, Lolita d’Alizée.
Igor, encore habitué aux anciennes reprises sans âme avec Camping in the Garden, trouve que les accords sont proches de ceux de Bullet With Butterfly Wings des Smashing Pumpkins qu’il jouait justement avec le défunt groupe. L’idée grandit et si la mort de pepette en prison mariait ces deux chansons ?
Ça copule mélodiquement et ça marche, il n’y a plus qu’à caler au milieu un break salsa pour reprendre DJ en version hip hop étrange. Un second tube en deux jours.
Delà, le groupe cherche pendant des mois un batteur acceptant de tenir la barre de ce navire branlant. Crazy Titi accepte malgré son jeu de batteur singe fait pour du hardcore ou du métal expérimental, les premières repetitions peuvent donc commencer.
Dès les premières minutes, ils comprennent que ça sera n’importe quoi et c’est ça dont ils rêvaient tous !
La Mort de Pepette en Prison change d’orthographe pour La Mort de Peppette en Prison suite à une faute de frappe d’Igor (comme Johnny Hallyday en son temps) et ainsi soit-il !
Sa devise ? Coca Cola, Abstinence et Plouc’n’Roll !
Quelques semaines plus tard, au détour d’un concert d’Amadeus Tappioka, les jumeaux rencontrent Bulle, Belle et Rebelle, trois lycéennes un peu maboules qui, après l’explication du concept musical du groupe, décident d’en être sans même connaître les deux loustiques. Leur charme naturelle et sauvage opérant, elles ne peuvent pas faire autrement que d’intégrer ce bordel incroyable. Belle sera embauchée  comme trompettiste, instrument qu’elle vient de débuter dont elle voudrait s’atler au sein d’un groupe. Bulle serait au synthé mais avant ça, elle devra le récuperer chez un voisin à qui elle l’a prêté voilà des années. Rebelle serait ingénieur son alors qu’elle ne sait pas comment baisser le son de sa télé avec la télécommande mais elle apprendrait, au pire elle serait photographe du groupe.
Le dimanche suivant, la line-up est complète et les choses sérieuses peuvent débuter.  Belle se rend compte qu’elle n’est pas capable de suivre à la trompette mais fait la surprise d’être une altiste naturellement douée et change de nom pour devenir : Premier de conservatoire alto classique de la Cote-d’Azur.
Les choses prennent forme mais malheureusement Crazy Titi et ses breaks syncopés doit quitter le bateau qui prend l’eau pour des envies de Paris. Il sera remplacé par Lou le Loup, batteur en son état d’Amadeus Tappioka à l’époque, le soir même de leur premier concert au Tapas sans jamais avoir répété avec eux.
J’étais déjà sur scène avec eux ce soir là, ce fut un grand n’importe quoi mais un n’importe quoi drôle et audacieux…
Les années suivantes, le groupe changera de line-up continuellement car tous les membres vivent à travers toute la France et ne se retrouvent qu’une fois l’an pour un concert exceptionnel.
Les batteurs s’enchaineront, les guitaristes, les invités aussi mais avec comme règle qu’ils sont les bienvenus lorsqu’ils le souhaitent. Seuls les jumeaux Igor & Grishka ne dérogent pas à la règle d’être présent à toutes les dates.
La mort de Peppette en Prison revient donc comme à son habitude entre noël et le jour de l’an et j’ai été chargé de faire l’affiche de leur concert.  Voilà le résultat. Une affiche simple, indie, jolie et plouc’n’roll comme ils le diraient si bien.

LM2PEP 2010
Musicalement indescriptible, entre le punk, le hip-hop, le rock, la musette et les musclés, LM2PEP est le groupe que j’aime et qui me le rend bien. Pour découvrir l’étendue de leur connerie et de leur musique minable, je vous invite à vous rendre sur leur « chaîne » youtube aux vidéos délirantes et aux extraits de leurs concerts sur le temps.

La Chaîne Plouc de Youtube

Si le coeur vous en dit, ils seront le 29 décembre 2010 au Staccato à Nice à partir de 21h30. Le concert est gratuit et le spectacle plouc sera au rendez-vous. Igor & Grishka seront là, accompagné des non moins célèbres : La Bachelorette au chant, Bluesy Maurice à la guitare, Petair au synthé et petits instruments, Chouchou Beebap-a-loula à la batterie et qui sait, peut être d’anciens membres ou des nouveaux.
Je serai sur scène avec eux donc passez dire bonjour.

LM2PEP je vous aime !

Petit extrait avec une compo du groupe sur les fans de Tokio Hotel :

LM2PEP
Tokio Furever

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Park Life !

Je venais à peine de terminer Les Années Douces de Hiromi Kawakami que je scrutais la blogosphère pour voir si comme moi, d’autres personnes avaient aimé autant que moi. Après quelques clics et plusieurs lectures, je suis tombé sur le site de Lecturissime, le blog d’Hélène, qui conseillait Park Life de Shuichi Yoshida si on avait aimé Les Années Douces. Les rendez-vous est prit, le conseil enregistré, j’achète ce tout petit livre de cent douze pages aux éditions Picquier poche . Park Life, derrière son titre pop très Blur-esque, se cache un roman choral qui a comme terrain commun un parc géant au coeur de Tokyo. Pendant toute l’histoire on suit un personnage mais il n’est pas pour autant le personnage principal, il n’est qu’un média pour décrire la vie de ce parc, de cette connexion étrange qui lie tous les visiteurs, média du regard des uns sur les autres, média d’une societé en mutation et de sentiments humains.

Un roman étrange, paisible, aerien et très très décousut. Une promenade de quelques jours dans ce ventre de Tokyo, une lecture rapide mais agréable comme une chanson pop. Certains n’y veront qu’un immense vide et des idées décomposées n’ayant ni queue ni tête mais en y grattant un peu, vous pourrez découvrir une histoire sans héro, sans twist à la fin de l’acte II, sans trame, sans amour passioné et fou, simplement une histoire d’un parc et de ses promeneurs singuliers. Une ville vivante, une ville organique, une ville qui n’a besoin de personne pour être le centre d’intérêt d’un roman novateur.
Comme d’habitude, après quelques pages, je rêvais d’être là-bas, de découvrir la fontaine en forme de coeur, de croiser un homme avec un singe nommé Lagerfeld sur les épaules, de voir un avion fait main tournoyer dans le ciel et de réfléchir à ce mystère qui entoure les femmes buvant des cafés derrière la vitrine des Starbucks Café (Starba). Un allé-retour rapide nippon et très géo-cbilé, Park Life ou quand la littérature japonaise donne un nouvel angle de vu au roman.

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