Rock en Seine – Jour#3 – Eels

Le troisième jour est toujours un peu particulier, c’est toujours la loose et la fatigue. On a déjà bien enchaîné les concerts, la mauvaise bouffe et autres alcools de contrebande et on en reprendrait bien encore un petit peu. Evelyne une petite précision ? Il fait gris et froid, un temps superbe pour début octobre sauf qu’on est encore en aout. Merci Evelyne. Arrivée devant le site, je vois d’ici une queue monumentale qui va jusqu’au pont, ça va être tendu pour rentrer. Rien n’avance jusqu’au moment où un mec explique que cette queue c’est pour les billets un jour, paye ton bordel. Traversée de la marée humaine, passage obligatoire à la vérification des bracelets et de la fouille et illico presto à la grande scène voir Eels.

Je ne peux pas être vraiment très objectif concernant eels car je suis un fan de la première heure. J’ai découvert eels en 97, en même temps que Cake d’ailleurs, alors que Dreamworks produisait son premier album Beautiful Freak et son single ô combien génial : Novocaine for the soul. Depuis je suis derrière ses basques tout le temps car avec sa voix cassée si particulière et reconnaissable entre mille, est un festival de sentiments et de passion qu’il déchaîne et décline albums après albums.
Fort d’une trilogie sortie récemment, Hombre Lobo : 12 Songs of Desire,
End Times, Tomorrow Morning
, c’est à dire trois albums distillés en un an et quelque, eels fait enfin une tournée après une production fleuve et passe par Rock en Seine pour notre plus grand plaisir, en tout cas le mien. Eels est un groupe mais c’est surtout un homme, Mark Oliver Everett surnommé E. E. est le Charles Branson de la musique, le justicier dans la ville indie-folk, celui qui voit son entourage mourir autour de lui ou qui vit des amours compliquées qui l’inspirent beaucoup. Un concert de eels est une pochette surprise géante ou une boite de chocolat, on ne sait jamais à quelle sauce on va se faire manger. Capable de faire un set minimaliste acoustique comme avoir un orchestre philharmonique  derrière lui, Eels n’a pas une formation, il en a des. Rock en seine sera donc ???
Arrivée sur scène du groupe, une bande de joyeux barbus en costume du dimanche très classe et très rock’n’roll accompagné d’une sorte de ZZ Top tout vêtu de blanc, ah oui tiens c’est E.
Toujours caché derrière une grande et épaisse barbe lui montant presque jusqu’aux yeux, E. est en mood rock’n’roll et ça se sent tout de suite car il attaque avec Prizefighter. Une cohésion de groupe est palpable à l’écran et ressentit à travers la musique. Tout à l’air sous contrôle et dans une ambiance géniale. C’est la fin de l’été, même si ca ne se voit pas,  le festival est en pleine ville, l’occasion idéale de reprendre Summer in the City de The Lovin’ Spoonful qu’il glorifie de sa voix et de son énergie. On le sent confiant, prêt à tout donner et à assumer totalement sa place de front sur scène, lui le grand timide cyclotomique. Il met en place une belle ambiance pour un concert d’après midi et ne s’arrête pas là car il a mit en place une setlist bien ficelée avec My Beloved Monster dans une version réorchestrée complètement, devenant funky et soul, puis il calme les esprits avec Spectacular Girl mais repart aussi sec avec Souljacker Part.I, un morceau taillé dans le granite, au riff lourd, simple mais entraînant. Ca swing, c’est rock mais pas trop, parfait pour ce dimanche après-midi. Un peu de douceur dans ce monde de brut avec That Look You Give That Guy qui ne dure qu’un temps car il est l’heure d’un Mr. E’s Beautiful Blues façon Twist & Shout, une version géniale qui redonne un second souffle à un des premiers titres de Eels et fait de même pour I Like Birds qui prend en vitesse et en puissance. E. présente son groupe, des légendes d’après ses propos , et termine après introduction d’un Summertime de George Gershwin  (l’original qui n’est pas de Janis Joplin comme on peut parfois le lire) terrible. Looking up et c’est déjà finit… tristesse, regret et envie d’avoir encore un peu de rab… quelques titres genre Novocaine, Susan’s House ou sa reprise tonitruante de Get Ur Freak On de Missy Elliot.

Quand E. à l’air de bien aller, Eels va bien. Un set très carré, entraînant et décapant. Un vrai plaisir visuel et sonore, une entente superbe entre les musiciens, Eels a la classe et on en redemande.

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