Rock en Seine – Jour#2

Deuxième jour, la grande forme, tout va pour le mieux, le canard en est mode festival à bloc. Métro, un peu de marche, passage un peu plus long que la veille mais rien de fou et zouh le site est déjà devant moi. Il y a beaucoup de buvettes, elles sont un peu partout, il y a aussi des bars, de la restauration pour tous les gouts, de la culture comme une expo photos signée Richard Bellia ou une bibliothèque autour du thème du rock et des stands sponsors qui vendent et refilent des conneries.
Pas le temps pour ça, on a déjà perdu assez de temps et d’ailleurs tellement de temps qu’on a loupé deux chansons des Stereophonics. Kelly Jones est sur scène, pas très grand certes mais il faut bien le dire, il est diablement beau et qu’est-ce qu’il chante bien… enfoiré… Avec sa tronche de gominé beau gosse, il reprend avec le groupe un de ses premiers tubes : A thousand Trees avec la précision et l’énergie originale du groupe. Malgré un nouvel album sortit cette année, ce concert d’après-midi sera un greatest hits de tous leurs tubes car les Stereophonics donnent du Maybe Tomorrow suivit d’autres singles moins connus du grand public comme  Superman ou Mr.Writer, mais rien de Keep Calm And Carry On (c’est pas plus grave que ça). Le trio gallois tourne toujours aussi bien et fait toujours office d’ouverture ou de milieu de journée car sans être un nom important sur une affiche, Stereophonics est une valeur sure, un groupe apprécié par un peu tout le monde car ils savent aussi bien mélanger de la pop classique à du rock plus énervé, tout en passant par une bonne ballade pas tarte. Avec deux chansons ratées, le concert paraît passer à toute vitesse et se termine par Dakota. Un moment pop et agréable, un peu plus aurait été mieux mais on fait avec ce qu’on a.

Retrouvailles avec des amis d’outre-manche, discussion en écoutant Two Doors Cinema Club. Je regarde sans regarder mais je ne suis pas plus emballer que ça. Il  y a eu un gros gros buzz autour du groupe à la sortie de l’album et déjà je n’avais pas été plus enthousiaste que ça et le live le confirme, c’est pas ma came mais je reconnais que de temps en temps, j’avais un peu envie de bouger mes fesses de petit canard en rythme mais j’ai pas été happé par l’appel de leur musique donc je ne la critique pas, je n’en parle pas mais je vais réessayé d’écouter l’album pour qu’autant de personnes le glorifie. Après-midi détente car la programmation m’excite pas vraiment donc je reste à  boire, manger des bonbons et discuter sur le gazon tout en bronzant.
Arrive l’heure de Jonsi. J’ai déjà vu Sigur Ros plusieurs fois en concert et je dois avouer que mon attention pour leur musique dépend de moi et de ma concentration, soit je suis fasciné ou sinon je regarde et trouve ça beau mais suis loin d’être passionné.
Avant de grimper sur scène, le tour manager de Jonsi vient expliquer que leur matériel pour les effets sonores et electro sont bloqués au Portugal et que donc Jonsi et son groupe ne pourra faire qu’un spectacle acoustique. Toujours habillé de manière étrange, Jonsi capte les regards par ce visage de cire si spécial et par ses vêtements aussi, une veste avec de longues franges colorées. C’est doux, c’est nébuleux, ça transporte ailleurs, assis dans l’herbe caressé par les rayons de soleil, Jonsi devient un moment serein en parfait adéquation avec cet après-midi calme et mélodieux. Incapable de de reconnaître un morceau d’un autre, le xylophone et la voix vaporeuse ouvre un univers oniryque, une brèche temporelle… me voilà perdu dans mes pensées au milieu de trente mille personnes, tout va bien.
Il est l’heure de partir retrouver les Queens of the Stone Age et, si vous êtes intéressés, de lire la review du concert dans l’article suivant.
Traversée du champs, pause pipi aux toilettes sèches qui donne une vie imprenable sur la défense tout en urinant, un moment magique, merci l’écologie. (à noter que le slogan était : arrêtons de chier dans l’eau potable)
Il est l’heure de LCD Soundsystem. Je dois bien avouer que je ne connais que très peu le groupe, j’ai découvert par hasard New-York I Love you but you’re bringing me down alors que la moitié du monde l’avait déjà écouté en boucle pendant une longue période. J’avais beaucoup aimé Sound Of Silver et m’attendait à un groupe pop-electro et pas à ce ras-de-marée rythmique dans lequel je me suis retrouvé à danser dans tous les sens. Young Girls, issu de This is happening, dernier opus du groupe, avait un peu de mal à passer dans mon ipod mais il prend toute son sens et sa musicalité quand le son est à fond les ballons, qu’il fait nuit et que l’ont peut bouger son corps (exercice difficile dans le métro). On dirait de la pop anglaise dansante comme le font si bien nos amis britaniques mais James Murphy et sa bande viennent bien des Etats-Unis. Daft Punk is playing at my house est extraordinaire et fait vibrer tous les muscles de ma vielle carcasse  de canard, Movement remonte encore un peu plus le niveau d’intensité et Yeah fait crier la foule frénétique en manque constant de bpm se mariant à la perfection avec l’instrumentalisation pop-rock live… Le groupe termine sur une touche calme et mélancolique avec l’inévitable New York I Love You… Pour ceux qui comme moi n’ont pas compris comment écouter LCD Soundsystem et n’adhère pas à 100% à leur musique, parfois un peu trop dance ou electro, les voir en concert vous fait changer d’avis en quelques morceaux. Une révélation énorme, un souvenir fantastique, si les boîtes de nuit passait ce type de musique, je pense que je serais devenu un clubber plus qu’un festivalier. Un coup de grisou, un coup de mou ? Vas y prend un LCD Soundsystem ça ira mieux… Que du bonheur !

Chemin inverse, retour à la grande scène pour Massive Attack. J’ai vu les bristoliens cinq ou six fois en concert (3fois pour la même tournée, j’en pouvais plus) et je me souviens très bien que leurs shows étaient visuellement envoutants par ces séries de chiffres qui défilaient à toute allure et qui rendait leur trip-hop captivant. Helligoland, nouvel album parut cette année, m’a pas mal bluffé et je dois dire que je me réjouis de les voir en concert. Il fait nuit, il n’y a pratiquement aucune lumière de là où je me trouve, la scène est très peu éclairée et semble vide de loin. Les musiciens sont derrière, seul le chanteur jouant à la chaise musicale morceau après morceau vient prendre place. Le concert commence avec United Snakes. L’ambiance est donnée, tout sera low-tempo, planant et ambiant. Le trip-hop est un jet de pièce, pile ou face ? Pile, on rentre dans le mood, on se laisse emporter par le flow et la rythmique berçante de la basse et on part vers un univers mental où des images se forment pour accompagner cette B.O. magnifique ou face, on s’emmerde comme un rat mort. Je me laisse transporter par Babel ou Girl I Love You puis redescend et subit quelques titres qui me transporte moins comme Mezzanine ou Angel. Le public est amorphe, le jeu de scène est quasi-inexistant et aucun visuel présent à l’écran. Il y a un petit surcroit d’enthousiasme lorsque le groupe joue Teardrop mais elle est plus intimiste moins saisissante que lorsque que le battement du cœur est très fort.
Un set assez plat, très élusif, poussant à l’imagination se terminant par Atlas Air.
C’est de loin le concert le plus chiant de Massive Attack que j’ai vu et je reste deçu en rentrant car je m’attendais à autre chose, un peu plus de vie, de proposition, de show live et lumière… un peu sur la réserve pour le coup.
Passage rapide voir du 2 Many DJs’. Toujours la classe avec leurs costumes blancs et leurs sourires, les belges envoient du mix première qualité douze ans d’âge et transforme le parc de St Cloud en dancefloor à ciel ouvert. Il est tard, la route est encore longue. Bonne nuit Rock en Seine.

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