Archives mensuelles : juillet 2010

De nos vies séquentielles 2

La suite des aventures de Dicky en BD. J’ai encore un peu de mal, je lis très peu de BD et je fais avec les moyens du bord donc j’essaye de raconter une histoire comme je peux. Cette histoire vient de la coupe du monde de foot qui ne m’a pas passionné mais dont j’ai entendu parler tout le temps. A chaque fois que je prenais une cannette dans n’importe quel distributeur, j’avais un Coca Anelka. Cette polémique autour de lui m’a poussé à créer cette histoire.

Dicky Vs. Nicolas Anelka

Commentez un maximum pour savoir ce que je dois faire, changer, arrêter, tout ça… Merci d’avance.

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Clara Morgane, Rue de la Pompe

Avant de commencer, j’ai décidé de garder ce titre un peu racoleur parce que je ne me suis rendu compte de son double sens qu’après relecture et vous comprendrez le pourquoi en lisant l’article.

Je ne vais pas jouer le fauderche en disant que je n’ai jamais vu Clara Morgane dans ses anciennes occupations d’actrice ô combien déshabillée. Je pourrais aussi ceci dit me dédouaner, en disant que je l’ai toute nue au cinéma, dans son rôle de stripteaseuse  dans le peut-être plus mauvais film que je n’ai jamais vu : Snowboarder de Olias Barco avec Nicolas Duvauchelle, Grégoire Colin.
Mais croyez moi ou non, je la connais surtout habillée pour sa carrière de présentatrice télé sur NRJ12 où elle fait des lancements de reportages bidons pour l’émission Tellement People. (Je l’ai loupé comme présentatrice du Journal du Hard sur Canal +)
Il m’arrive aussi de la voir une fois l’année… ou pas, entant que pin-up de luxe pour FHM ou la croiser la nuit sur les chaînes du câble où elle me demande de l’appeler sur un numéro surtaxé. Déjà d’une, elle pourrait être plus discrète si elle veut me parler et de deux, elle pourrait me donner sa ligne directe, ça me couterait moins cher !

Pourquoi parler de Clara Morgane ? Parce qu’il y a un mois, dans les escaliers des Studios Bleus à Paris, je l’ai croisé ! Je l’ai pas reconnu sur le coup, l’ai trouvé très jolie et ai réalisé après que c’était elle.
Pourquoi était-elle là dans un studio de répétition ? Pour le casting de la comédie musicale Dracula ? Pour un reportage exclusif sur les groupes underground parisiens ? Non ! Que je suis bête, Clara Morgane est aussi chanteuse !

Retour arrière, en 2007, Clara Morgane décide de se lancer malheureusement dans la musique et sort à cause de Sony BMG un album Déclaration, qui se vendra à 20 000 galettes (encore un disque qui doit être bien caché dans des cdthèques à coté de celui de Paris Hilton ou du futur opus de Victoria Silvstedt).
Pour mettre le pied à l’étrier, la marseillaise sort un duo avec le rappeur Lord Kossity sur le single J’aime puis surf sur le succès avec Sexy Girl qui s’écoulera à 60 000 exemplaires !

« Clara veut la lune » comme le chantait Alain Chanfort et décide de doubler la mise !
Voilà ce qui explique sa présence aux studios bleus : la sortie d’un prochain opus : Nuits Blanches. Promesse d’une nuit folle, le single Diable au corps est diffusé un peu partout  et pourtant ça sent déjà le réchauffé et un enfer auditif estival à prévoir.

Quand on a une voix créée par ordinateur, une image de ex-hardeuse faisant encore dans le sexy pas chic, comment gérer cette « artiste » pour une maison de disque ?
Rien de plus simple, mixer tout ce qui fonctionne en ce moment. La mode est à l’electro-pop, elle fera de l’électro-pop ! La mode est de dire que c’est des paroles personnelles, elle dira que c’est un mélange de « rythmes électroniques, mélodies suaves et textes recherchés » (interview web 20minutes) ! La mode est aux blondinettes aux maquillages baveux sous faux-cils dégoulinants comme Kesha dans son clip Blah Blah out Tik Tak, elle ressemblera à ça ! Les soirées Skins qui se transforment en partouze géante ont la côte ? Se sera l’ambiance du clip !
Un mélange de tout ce qui fonctionne pour un carton assuré ? Pas bête comme technique mais de là à repiquer la ligne de chant d’un single à la mode sans trop que ça sonne comme celui-ci, c’est un peu limite. En écoutant Le Diable au Corps, derrière sa production manucurée Tati, il est clair pour moi que ça sent la repompe à plein nez ! Peut être que c’est moi, faut dire que je n’ai pas d’oreilles, mais écoutez ces deux chansons dans l’ordre et dites moi si vous aussi vous ne trouvez pas ça un peu abusé…

The Gossip – Heavy Cross

Clara Morgane – Le Diable au Corps

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On a la classe ou on ne l’a pas !

Je sais plus si j’en ai déjà parlé ou pas mais dans ma passion dévorante pour les séries télé, il y a le TV show qui a la méga classe : Mad Men de Matthew Weiner. Plongé dans l’univers de la publicité dans les années 60, Mad Men est la série la plus précise et psychologique que je regarde.
De loin, on peut se dire qu’il ne se passe rien, que ce n’est qu’un tas de personnages qui sont là pour prendre des poses, boire du whisky, fumer des cigarettes, mettre de la gomina et coucher dans tous les sens mais derrière cette iconographie millimétrée de l’époque, se cache l’histoire du consumérisme américain, de l’évolution des moeurs d’un pays… Bref des mecs dans des costumes croisés parfaits qui ne pensent pas à être en parfaite santé et surtout, un Don Draper, le summum du bâtard magnifique, que l’on suit religieusement à tempo lent, adéquation parfaite avec le rythme de leurs vies. Une pépite de série.

Après trois saisons fabuleuses sur une chaîne poussiéreuse du câble (diffusant aussi Breaking Bad, respect !) et un cliffhanger  excitant, la saison 4 est annoncée. Un trailer rapide et efficace comme le générique de la série. La master class et un coup de génie en matière de bande annonce. Comme toujours Mad Men sait se déclasser des autres et se faire la part belle.

Trailer Promo Saison4

Le générique pour ceux qui n’ont pas eu la chance de le voir

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Dicky a un nouveau jouet !

C’est l’été, le moment où la lumière est la plus belle et la plus importante, la période où il y a du mouvement et du voyage dans l’air donc ce matin je me suis acheté un Oktomat Lomo.
Après l’avoir volé un petit mois au Canard Altermativ et développé une pellicule, j’ai décidé de m’en prendre un.
L’Oktomat c’est quoi à part un bout de plastique rouge qui coûte 40€ ? C’est donc un appareil Lomography argentique qui a comme particularité, de shooter 8 fois sur la même photo et le tout en 1 seconde et quelque. Le rendu est très amusant et le fait qu’il soit en plastique mauvaise qualité permet des fuites de lumière sur la pellicule, rendu vintage garantit.
L’appareil est simple, il fonctionne avec du 35mm, il a un bouton pour enclencher, un « viseur » en plastique qui vise un peu ce qu’il veut, un bouton eject et un bras pour rembobiner, basta !
Ce n’est en aucun cas un appareil pour faire du beau, du cadré, du jolie… c’est uniquement fait pour donner une petite animation à la photo et un coté hasardeux assez excitant.
Alors oui avec photoshop et ou un iphone à la con on peut faire la même chose mais là c’est pour de la vraie et l’attente du développement pour le résultat et autrement plus excitante.

Voilà un petit cliché prit au Solidays. Un mec qui se roulait par terre pour aucune raison. J’ai appliqué les règles de Lomo, je n’ai pas réfléchis !

The Fool on the Floor

The Fool on the Floor

Petit rappel des Règles Lomo :

  1. Emporte ton Lomo où que tu ailles (Take your Lomo everywhere you go)
  2. Utilise-le à n’importe quel moment — jour et nuit (Use it any time — day & night)
  3. La lomographie n’est pas une intrusion dans ta vie, mais en fait partie (Lomography is not an interference in your life, but a part of it)
  4. Essaie la prise de vue sans viser (Try the shot from the hip)
  5. Approche-toi au plus près des objets que tu veux lomographier (Approach the objects of your lomographic desire as close as possible)
  6. Ne pense pas (Don’t think)
  7. Sois rapide (Be fast)
  8. Tu n’as pas à savoir à l’avance ce que tu prends en photo (You don’t have to know beforehand what you captured on film)
  9. Après coup non plus (Afterwards either)
  10. Moque-toi des règles ! (Don’t worry about any rules)

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Citation et Réflexion

« You know what’s weird? Donald Duck never wore pants. But whenever he’s getting out of the shower, he always put a towel around his waist. I mean, what is that about? »

Chandler, FRIENDS

(Tu sais ce qui est étrange ? Donald Duck ne porte jamais de pantalons. Pourtant quand il sort de la douche, il met toujours une serviette autour de sa taille. Sérieusement, à quoi bon ?)

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Le Dernier des Savage – Jay McInerney

C’est un but, une envie, un pseudo défi que je me suis donné il y a deux ans : Lire l’intégralité de l’œuvre de Jay McInerney.
J’ai déjà expliqué dans un poste comment j’ai découvert cet auteur (Ici) et à quel point j’aime son écriture, ses personnages, sa mélancolie et sa description des relations humaines.
Pour parachever cette volonté et cette faim de dévorer sa bibliographie, je viens de lire et terminer Le Dernier des Savage.

L’ouverture commence avec cette phrase : « Dieu nous a rendus aptes à l’amitié pour se faire excuser de nous avoir donné une famille.« . Elle résume à elle-seule les deux thèmes centraux du livre : La famille, Les amis.
Deux étudiants, en tout point opposé, vont se rencontrer à lors de leur prépa durant le milieu des années 60. Colocataires, le personnage principal Patrick Keane, cul pincé provincial d’une famille pauvre d’origine irlandaise, va vivre avec l’indomptable Will Savage, rebel d’une famille fortunée venant du Delta du Mississippi. Will est proche de la culture soul, du delta-blues et serait près à se damner pour cette musique alors que Patrick, lui, veut réussir ses études pour devenir avocat et correspondre aux clichés aristocratiques classiques. Une amitié étrange, bancale, passionné que l’on suit sur la moitié de leur vie qui débute en pleine révolution des mœurs. La famille a une grande importance car elle explique le choix de vie des deux amis. Une vie de drogue et d’expérimentation dans le milieu de la musique qui commence dans les célèbres Juke Joints blues du sud pour Will et une vie d’avocat d’affaire modèle pour Patrick.
Un roman qui traverse des époques très contestataires de l’histoire de l’Amérique. Un temps où un couple mixte est impossible et socialement très mal vu, un temps de révolution pour la population noire, un temps où la musique devient un symbole contre la guerre… Will Savage le producteur devient un mythe, une légende aux brisures apparentes, aux amis prestigieux et aux envies démesurées. Quelqu’un de repoussant et attachant à la fois face à un Patrick Keane trop rigoureux, trop refoulé mais fidèle en amitié.
Un roman loin des mondanités east village de New York habituel chez Jay McInerney, ce livre vous fait traverser l’Amérique pour ne pas dire les Amériques, différentes époques en pleine révolution, le tout dans le milieu musical de l’époque, bien qu’on sente pas que se soit le sujet que maitrise le mieux McInerney pour le coup. Pour légitimer la présence de son personnage dans ce milieu et faire comprendre qu’il est très influent, il se force parfois de mettre en scène obligatoirement des rock stars connues sans non plus salir leur cuirasse. Exercice parfois un peu trop casse gueule mais la spontanéité des personnages principaux et leur relation est tellement intense et intéressante que l’on pardonne tout à cet auteur, définitivement dans mon top 5.
Un roman qui s’adresse pas aux dingues de blues, soul et de musique qui pourrait y voir une histoire tournant autour de cet univers, mais plutôt pour les curieux qui chercheraient à savoir ce qu’était l’Amérique des ces années-là aussi bien dans les bars miteux du bord du Mississippi que dans un New York en pleine création.
Loin d’être mon préféré de McInerney, il reste un roman de très bonne facture et un bouquin qui se lit facilement avec beaucoup de plaisir.

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L’histoire de l’amour – Nicole Krauss

L’été dernier j’ai acheté un peu par hasard Extrêmement fort, incroyablement fort de Jonathan Safran Foer. Coup de coeur inconstestable, un roman crève coeur, tout ce que j’ai toujours aimé dans la littérature dans un seul livre, bref le coup de foudre. L’histoire est celle d’un enfant trop intelligent pour son âge, Oskar. Il vient de perdre son père dans les attenats du 11 septembre et est sur-protégé par sa mère et grand-mère paternelle très présente et importante pour lui.
Un soir, il traine dans la buanderie et découvre un grand vase bleu et de mal chance, le casse et y découvre à l’intérieur une enveloppe destinée pour M.Black qui continent une clé. Oskar voit en cette découverte  l’ultime jeu de piste laissé par son défunt père. Trouver la serrure à laquelle appartient cette clé dans une ville comme New York, un défi à la hauteur de cet enfant. En parallèle, entre les chapitres, il y a l’histoire d’amour de sa grand-mère avec son grand-père. Un homme mystérieusement muet qui raconte sa vie à travers des courriers pour son fils.
J’ai littéralement adoré ce livre et je l’ai offert à beaucoup de personnes en un an. Le plus roman sur le deuil que j’ai pu lire jusqu’ici.
Assoiffé par cette écriture, j’ai lu son premier roman Tout est illuminé que j’ai trouvé fou et génial mais qui m’a néanmoins beaucoup moins secoué que Extrêmement Fort, Incroyablement Prêt.
Pourquoi parler d’un autre livre pour donner mon avis sur L’histoire de l’Amour de Nicole Krauss, tout simplement car l’auteur n’est autre que l’épouse de Jonathan Safran Foer et que son écriture s’en ressent.
Beaucoup de ressemblances entre les deux. L’histoire se passe à New York, les trois personnages principaux sont une enfant juive qui a perdu son père et vit avec son petit frère se prenant pour le nouveau prophète juif et sa mère dépressive s’oubliant dans la littérature d’auteurs morts. Le second personnage est un vieille écrivain juif d’origine d’Europe de l’est qui a vécu un grand amour et qui court après un fils écrivain, le troisième le meilleur ami de l’auteur de l’histoire de l’amour qu’il réécrit dans une version Amérique du sud pour charmer une jeune fille dont il tombe éperdument amoureux. Le lien entre ses personnages est ce fameux roman nommé L’histoire de l’amour.
En lisant la quatrième de couverture, j’y ai cru, je me suis dis que ça allait être dans la même ambiance mais avec une sensibilité féminine en plus, mais ce n’est qu’en fait qu’un roman sans grain de folie qui semble s’être beaucoup trop inspiré des romans de son mari. Alma, la petite fille, n’est qu’une version féminine d’Oskar, la petite amie rêvée à Oskar qui tente de faire le deuil de son père aussi par la recherche d’un écrivain à qui elle doit son prénom. L’histoire du grand père, son adolescence durant le nazisme en Europe, ses amis, est traité un peu trop à la manière de Tout est illuminé.mais sans cette patte entre mélancolie et gaucherie. Ça sent le réchauffé bien qu’il y est des petites pépites, des moments passionnants mais ce n’est rien à coté de son époux, aucun sexisme à voir là-dedans. Un roman parfois compliqué pour pas grand chose, des personnages trop en surface et surtout trop de ressemblances avec l’œuvre de Jonathan Safran Foer dont je suis trop addict pour ne pas m’y attarder. De plus, la quatrième de couverture vendant l’œuvre comme « hanté par la Shoah » est assez mensongère, le deuil étant aussi le thème central du livre. Grosse déception mais ma critique doit fonctionner dans l’autre sens aussi, quelqu’un ayant commencé par L’histoire de l’Amour doit trouver les deux romans de SafranFoer comme un plagiat grossier avec des idée loufoques pour faire passer la pillule. J’espérais repartir un peu dans le New York d’Oskar, j’ai découvert celui d’Alma mais il ne m’a pas autant charmé. Dommage.

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