Jil is Lucky @ Solidays

Second jour au Solidays. La programmation m’enchantait pas vraiment, voir carrément pas, mais bon, il y a toujours quelque chose à voir ou à découvrir.
Arrivée tardive sur le site, queue interminable pour simplement montrer son bracelet, palpage minutieux et peu sensuel, allez je fonce voir Jil Is Lucky.

Je ne vais pas me la jouer je-les-connais-depuis-leurs-débuts, au contraire j’ai découvert sur le tard, entre deux campagnes de pub pour Kenzo. Je passai tous les jours devant l’affiche promouvant l’album dans le métro et je dois avouer que la pochette, par son coté Bioman religieux pop, m’a attiré l’œil qui, de lui-même, a conseillé à mes oreilles de s’y intéresser.
The Wanderer
m’a eu dès le début avec sa fraicheur et ses harmonies vocales, le reste de l’album m’a assez impressionné par ce métissage musical très particulier fonctionnant à merveille.
J’ai cherché en vain le clip pour le mettre en chanson de la semaine, mais j’ai eu l’occasion grâce à ça de voir des lives sur youtube. En y regardant de plus près, j’ai reconnu Bensé aka La Vega dans le groupe. Effort de mémoire vite fait : Bensé est un chanteur guitariste qui s’est fait connaître grâce au succès de la chanteuse Rose, Bensé a un frère prénommé Jil qui était aussi musicien de Rose, Jil est donc Jil is Lucky. CQFD !

Petit souvenir 2007 en passant, j’étais à Nice (ville où j’ai vécu quelques années), au Black Dog plus connu sous le nom du Pompeï, pour y boire un verre. Pub connu pour ses concerts, qui était là ce soir-là complètement déchiré à squatter la scène ? Rose, Bensé et  Jil ! Je ne connaissais que Rose et sa liste, qui m’emmerdait fabuleusement à l’époque, mais ils avaient repris des classiques country et ça rendait franchement pas mal. Fin du souvenir 2007.
Jil is Lucky est donc un peu nicois et rien que pour ça, je me sens un peu plus supporter que d’habitude.
J’arrive sous le chapiteau, rien n’a commencé ouf ! Raison du retard ?  La salle voisine n’a pas terminée ! Vanessa Paradis chante il y a, imaginez si quelqu’un joue à coté ou même murmure dans les alentours, on ne l’entendrait plus !
Des lunettes en forme de cœur volent dans les airs, pas de doute Jil et ses Memphis deput(i)es ne vont pas tarder à débarquer sur scène. On peut sentir une grosse attente du public pendant cette entracte.
Jil is Lucky arrive sous une nuée d’applaudissements. On dirait un groupe d’indie pop américain, Jil pourrait très bien être un des frère de Herman Düne et la ballade sortir de n’importe quel diner de la route 66. Troisième titre, ils balancent The Wanderer dans la cage aux lions et ça fait mouche, le public explose et participe activement. Le single met le concert sur les roues. La suite est très inégale parce que ce joyeux bordel, si agréable en  album, a plus de difficultés à charmer en live. Ok, le son est franchement pas terrible mais tant bien même, il n’y a pas une unité sonore entre toutes ces différentes rythmiques et ces différentes couleurs musicales. Justement, ces changements de tempo cassent un peu trop l’ambiance exaltée et exaltante du public quand, par exemple, on a le droit à une ballade folk très jolie mais plombante alors quand on vient de taper dans ses mains comme un dingue en criant J.E.S.U.S. Said ou qu’on dansait frénétiquement sur Judah Loew’s Mistake. Même I May Be Late fait petit bras à coté des titres plus enjoués. Ils font un pseudo rappel pour terminer sur Hoovering Machine qui monte en pression et en intensité minute après minute pour terminer dans une déferlante noisy rock progressif, impressionnant et inattendue comme fin.
Jil is Lucky est une des grosse révélation de la scène française. Un groupe avec un très fort potentiel mais qui, à mon goût, n’a pas encore son son. Pas une patte musicale qui fait qu’on les reconnaît dans l’instant. N’empêche que j’ai passé un très bon moment et que pour une fois je suis fier d’être niçois. Ça change de Jenifer, Loana, Priscilla et tous les autres ringards de télé réalité qui salissent une région qui n’a pas besoin de ça.
Comme Quadricolor, Jil is Lucky est là pour rectifier le tir et démontrer que le sud sait aussi faire de la bonne musique.

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1 commentaire

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Une réponse à “Jil is Lucky @ Solidays

  1. pas trouvé de lien de contact, je te laisse ça ici :

    Communiqué de Presse :

    Winter Is Over

    L’intégrale du dernier concert de Jil is Lucky au Casino de Paris diffusée en exclusivité sur Daylimotion le 20 mars à 19H.

    En décembre 2010, les membres de l’association
    « Les Grands Manitous » se sont associés à l’école « Vidéo Design » pour produire la captation du dernier concert de la tournée de l’artiste français « Jil is Lucky » au Casino de Paris.

    Un concert événement que les internautes auront la chance de pouvoir découvrir entièrement et en exclusivité le 20 mars prochain, à 19h, sur le site http://www.dailymotion.fr

    http://www.dailymotion.com/video/xhj4d0_jil-is-lucky-au-casino-de-paris_music

    Jil is Lucky, de son vrai nom Jil Bensénior est un auteur-compositeur-interprète français.
    Entouré de ses musiciens, Superschneider à la guitare, The Steamroller au violoncelle, La Vega à l’harmonica et The Black Rabbi à la batterie, il nous livre un univers musical pop-folk et s’inspire librement d’artistes divers comme, et la liste est loin d’être exhaustive, Léonard Cohen, Otis Redding, les Beach Boys ou encore Jonathan Richman.

    Après avoir d’abord sorti un maxi en 2008, le premier album éponyme de « Jil is Lucky » fait son apparition dans les bacs en mars 2009, signé par le label Roy Music.
    Mais c’est assurément en live que les compositions de Jil et son band, le Memphis Deputies, prennent toute leur dimension. L’acoustique devient alors électrique, parfois même hypnotique comme sur le planant « Hovering Machine » .

    A noter que « Jil is Lucky » est mondialement connu en partie grâce au morceau « The Wanderer » judicieusement utilisé dans la campagne publicitaire du parfum « Flower by Kenzo ».

    http://www.jilislucky.com

    « Les Grands Manitous » est un collectif, regroupant des professionnels de l’audiovisuel, à la fois producteur et réel outil de promotion pour des artistes indépendants en tout genre et de tous horizons à qui il donne la possibilité de faire parler d’eux grâce à la réalisation de vidéos, de clips promotionnels ou de captations de concert.
    Ils ont notamment travaillé avec des artistes comme Cocoon, Susheela Raman, Sarah Bettens, Keziah Jones, Manu chao et bien d’autres…

    Pour plus d’infos, rendez-vous sur le site
    http://www.lesgrandsmanitous.com

    Contact :
    Charles NESA

    Mail : info@lesgrandsmanitous.com

    Photos et extraits disponible sur demande

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