Them Crooked Vultures @ Zénith de Paris, le 08 juin 2010

Je me souviens qu’il y a un à peu près un an, j’étais très excité par deux projets à venir : The Dead Weathers et Them Crooked Vultures. Qui ne serait pas intéressé par deux all-stars bands, avec des deux cotés des monstres musicaux qui sont entrain de révolutionner le rock ? Un genre saturé par encore et toujours des compositions à l’identique et le refus de trop bouger les codes histoire de ne pas apeurer des auditeurs prit pour des moutons gavés uniquement aux tubes FM.
L’été 2010  accueille les deux groupes à Paris en même pas un mois, hier soir c’était Them Crooked Vultures au Zénith de Paris.

Concert à guichet fermé, le zénith fait le plein pour l’occasion de la venue de Them Crooked Vultures. Faut bien reconnaître qu’une grosse majorité du public est masculine, ça sent l’hormone estivale en furie là-dedans. Pas un âge moyen mais, pour une fois, très peu de teens surexcités torses nus ne pensant qu’à slamer ou à faire du pogo viril. D’un point de vue vestimentaire, il y a pas mal de t-shirts Queens of the Stone Age, Foo Fighters, Nirvana, Spinerette ou encore Led Zepplin. Rien de plus normal car pour la première tournée du groupe, les fans n’ont pas encore les fringues à l’effigie de leurs idoles et les représentent comme ils le peuvent. Sans aucun single radio qui cartonne, sans une promo télé dévastatrice, sans un passage toute les heures sur MTV, Them Crooked Vultures fait complet. L’idée de mélanger Josh Homme, leader imposant des Queens of the Stone Age, avec Dave Grohl, ex-batteur de Nirvana et leader dingo de Foo Fighters, et pour conclure le trio mettre John Paul Jones, ex-bassiste culte de Led Zepplin, rien à redire, c’est une recette miracle qui permet de réunir les différents publics en un seul, l’effet trois en un.

C’est autour de Josh Homme que tout gravite, la preuve en est même avec la première partie assurée par Nosfell. Artiste français déjanté et unique, Nosfell est un génie qui vit dans son château mental imaginaire dont il a inventé la langue et le décorum et qu’il ouvre au public lors de ses concerts dans une ambiance rock mariné au trip-hop et à l’ambiant. Pour l’enregistrement du dernier album, Nosfell et son incroyable violoncelliste Pierre Lebourgeois sont partit entre autres dans le studio de Rancho de la luna, à El Cajon en Californie, pour être produit par Alain Johannes, ami et musicien de Josh Homme qui viendra faire un petit guest avec sa femme Brody Dalle (leader de Spinerette et ex-The Distillers) sur Bargain Healers, histoire de.
Nosfell est un artiste avec un grand A, un showman voodoo en live qui hypnotise par ses danses et ses envolées musicales impressionnantes. Mais ce soir, la magie  de ses concerts ne prend pas. Malgré la qualité irréfutable et les ambiances transcendantales de ses dernières compositions, l’extatisme scénique qui le caractérise n’est pas là… Peut être la taille de la salle a un rapport, mais bon, malgré cette légère déception, la fin du concert sur Lugina (Chant Pour L’Icône Suave) fait bien plaisir à entendre en live. A voir dans une salle plus petite pour un show plus intimiste donc.

Petit break, attente, roadies par paquet, changement de plateau, check one two one two… Les lumières s’éteignent.

Le public est tout feu tout flamme et comment le blâmer ? Un par un arrive sur scène trois légendes du rock qui a leur tour marque un style et et une époque.
Le concert démarre par le premier titre de l’album No One Loves Me & Neither Do I, une énergie hallucinante, rythmiquement le morceau a mangé de la bpm à la bétonnière et la mise en place est  léchée. Il y a un quatrième larron qui les accompagne qui n’est autre que Alain Johannes (précédemment cité) et musicien récurent chez les Queens of the Stone Age à tous les postes et guitariste de Spinerette. Même derrière ces fûts de batteries, Dave Grohl réussit à faire le con et faire rire le public. Montée crescendo, le second morceau n’est autre que l’explosif Gunman, une bombe musicale rock qui éclate le zénith et fait lever le public. L’ambiance est électrique, la musique en live bien plus noisy que l’album, tous les spectateurs sont à bloc, il faut redescendre un peu la pression pour éviter l’implosion de la salle. Them Crooked Vultures lance alors un Scumbag Blues où le groupe prend tout son temps de se délecter, pour démonter à coup de solos psychédéliques pour mieux le faire repartir à la fin.
La suite n’est qu’un enchantement, chacun leur tour le trio magique fait son show. Josh Homme balance des solos d’une rare intelligence musicale, danse langoureusement tout en chantant Interlude With Ludes, Dave Grohl prouve qu’il a un jeu de batteur très énergique, qu’il peut chanter sans avoir la voix qui tremble alors qu’il tape comme un sourd sur des plans compliqués et John Paul Jones qu’il est un multi-instrumentaliste à qui personne n’a rien à apprendre.
Une heure quarante-cinq de folie, de blues, de rock, de stoner, de pop… un concentré génial de musique avec des artistes qui méritent la réputation  qui les précède.
Petit bémol quand même, le son était franchement pas terrible, Zénith quand tu nous tiens…

Them Crooked Vultures, Petit Poids pour les intimes de Rock en Seine, est définitivement un groupe à suivre et à voir en concert. Des frissons, la chaire de poule à certains moments, un moment génial. C’est quand qu’on remet ça ?

La Setlist est, je crois (confirmé par The Jack Lulu) : No One Loves Me & Neither Do I / Gunman / Scumbag Blues  / Dead End Friends / Elephants / New Fang / Highway One / Bandoliers  / Interlude With Ludes  / Mind Eraser, No Chaser / Caligulove / You Can’t Possibly Begin To Imagine / Spinning In Daffodils / Reptiles / Warsaw or The First Breath You Take After You Give Up

Them Crooked Vultures
No One Loves Me & Neither Do I
(Live à l’Album de la semaine de Canal +)

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7 Commentaires

Classé dans Musique

7 réponses à “Them Crooked Vultures @ Zénith de Paris, le 08 juin 2010

  1. Pffff… Je suis VERTE !! Peut même pas y aller… On aura des photos ??? 😀

  2. Ah ben… Complètement à la masse oui, c’était le 8… :-/

  3. Wahow. Excellent. Je regrette mon agoraphobie m’empêchant d’aller dans des concerts.

  4. Vince

    Une belle soirée et un chouette groupe assassinés par l’ingénieur du son du zenith.

    Ah ca c’est sur, la grosse caisse était tellement énorme qu’on aurait dit que Godzilla tournait autour du Zenith. Du coup la basse de JPJ était complètement inaudible, noyée dans le maelstrom. La sono était complètement dépassée par le volume de malade de la batterie.

    En contraste, les choeurs (et même les guitares) étaient faiblards, et Alain Johannes avait bien de la peine à se faire entendre. Il a fait signe deux ou trois fois à l’ingé de le monter, du coup il n’y a que sur le dernier morceau qu’on l’entendait clairement…

    Gros son, d’accord, mais la, c’était n’importe quoi. On avait l’impression d’être dans un festival en plein air.

    Dommage, les musiciens sont extraordinaires.

    • Mais lui c’est le spécialiste ! L’ingenieur son serial-liveshows killer ! Faudrait rencontrer le Dexter des mauvais ingé son. 🙂
      Cordialement

      Dicky le Canard

  5. The Jack Lulu

    Si je peux me permettre, la setlist n’est pas tout à fait exacte, puisqu’ils ont joué deux morcaux qui ne sont pas sur l’album, mais dont on pouvait trouver les vidéos depuis quelques temps pour Highway One, et depuis peu pour You can’t possibly begin to imagine. Ca donne :
    1. No One Loves Me & Neither Do
    2. Gunman
    3. Scumbag Blues
    4. Dead End Friends
    5. Elephants
    6. New Fang
    7. Highway One
    8. Bandoliers
    9. Interlude With Ludes
    10. Mind Eraser, No Chaser
    11. Caligulove
    12. You Can’t Possibly Begin To Imagine
    13. Spinning In Daffodils
    14. Reptiles
    15. Warsaw or The First Breath You Take After You Give Up

    • Merci beaucoup pour cette précision, je suis pas très doué en setlist, je l’ai faite de mémoire d’où mon erreur mais merci et chapeau bas pour l’explication.
      Cordialement

      Dicky le Canard

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