Archives mensuelles : juin 2010

-M- @ Solidays

Ca y est, c’est fait ! J’ai signé les papiers, les ai déposé à mon avocat, c’est très difficile à vivre mais c’est comme ça. Demande de séparation de corps, cette fois tout est terminé.
Ca remonte à loin pourtant entre nous. Je me souviens, j’étais jeune et désuet, mon premier pelage jaune poussait dru, ma voix était nasillarde mais stable, c’était un autre temps… c’était 1997.
Une amie canarde m’avait invité à aller voir son groupe préféré de l’époque : Texas. En première partie de ces Spiteri-èserie, il y avait un homme orchestre que tout le monde ignorait superbement qui lançait une sorte de funk en français. On l’écoutait sans l’écouter puis un moment il a lancé l’intro de Voodoo Chile de Jimi Hendrix et il a mit tout le monde d’accord par sa technicité et sa aisance à la guitare. Petite reprise qui lui servait simplement à démarrer un Machistador qui avait enchanter le public.   Je n’avais pas retenu son nom, ni la lettre et je n’ai pas entendu parler de lui pendant longtemps. Un grand silence synonyme d’oubli. Quelques années plus tard, j’étais devant les victoires de la musique et je revois ce personnage excentrique tout emporté et faire un show sensationnel dans le petit écran. A ce moment-là je n’avais que vaguement entendu Je dis Aime à la radio, déjà j’ignorais ce média à cette époque.
L’été arrive et un concert à la Pinède de Juan-les-pins est annoncé : Beck & -M-. Impossible de passer à coté, je vais à ce concert. Ça débute par les ignobles Cox et leur rock puant et minable. Un bide assez grossier et un public très anglophone qui les ignore superbement.
Arrive le second frenchy : -M-. En deux morceaux, il y a déjà une ambiance folle et ça ne faisait que commencer. Le live termine sur un Mama Sam captivant où toute la pinède fait le bruit de la pluie avec ses mains et reprend en chœur la chorégraphie de la chanson, un souvenir incroyable. De là, une grande histoire d’amour débute, une passion, une love-stroy musicale, allant m’amener à aller même voir les concerts dingues de ses acolytes de scène, Bumcello (j’allais pas voir Sebastien Martel, faut déconner non plus).
Une idylle jusqu’à l’année dernière. Bon, déjà dans le passé il y a quelques accrochages comme en 2004, avec la sortie du single En tête à tête que je trouvais mauvais, en 2007 avec l’éclipse avec Sean Lennon et en 2008, toujours avec Sean Lennon, cette reprise désastreuse de Comic Stripp de Serge Gainsourg, tellement mauvaise qu’ils ont préférés la signer sous le surnom de The Ghost of a Saber Tooth Tiger. Des querelles mais pas non plus un cas de divorce.
C’est pourtant la conséquence de Mister Mystère que j’ai pris en grippe dès la première écoute. Je ne reconnais plus -M-, normal c’est maintenant Mister Mystère j’ai compris merci, mais les paroles ne lui vont pas, j’ai pas envie de chanter en écoutant, les riffs sont froids, plus rien ne va à bord.
Je me dis que c’est une période de menstruation musicale, que j’ai les nerfs en pelote, que je vais le mettre de coté et me repencher dessus plus tard. Un essai raté après, j’abandonne l’idée d’apprécier ce disque, rien que Amssétou le disqualifie direct à cause de ce jeu de mot malheureux : « Depuis que je suis loin de toi  / Je fais moins le malien« . Interdit, carton rouge, pas de dessert, retour direct aux vestiaires sans manger, sans histoire !
Puis, doucement, petit à petit, j’ai commencé à re-croire en lui, à me souvenir… nostalgique du cool, je me dis que je vais tout lui pardonner ce soir en le voyant en vrai, en live. Retour aux circonstances de nos premières amours,  une ambiance enivrante autour de moi, je suis fort je vais lui pardonner et au pire, si ça doit casser et bien, je lui dirais en face et pas par email.

Ce soir, 22heures, dernier concert des Solidays. Le public restant n’a pas le choix car c’est lui qui clôture, aucun artiste en face. Il a fait un petit coucou dans l’après-midi pour taper un solo sur un morceau d’Ariane Moffatt, il a toujours la magic touch à la gratte, ça sent bon, ça sent bon. Il arrive avec un gros décorum, une lune géante sur la scène et un groupe assez nombreux. -M- porte un costume et une perruque qui amplifie capillaire-ment et vestimentaire-ment le coté étrange du personnage.
Premier titre : Mister Mystère. Ça commence mal mais tant mieux, on purge les nouveaux titres pour passer après aux choses sérieuses. Il a bien reçu le message mais pas la fin parce qu’il joue à la suite :  Le roi des ombres / Tanagra / Est-Ce Que c’est Ça ? / Ca sonne faux puis termine cette setlist de la mort pour moi (je suis pas à 100% certain de l’enchainement mais en gros c’est ça) avec Hold Up qui devient une sorte de Around the World de Daft Punk inutile.
On est a 40 minutes de concert et je suis effaré d’entendre que des titres que je n’aime pas et surtout de voir le temps qu’il met pour terminer un morceau. Pas une fois, il fait sobre ! Il doit obligatoirement faire participer le public de manière parfois inutile, il disparait de scène pendant que deux mecs slament dans les premiers rangs, c’est long voir très long et je trouve que comme il le dit lui-même Ca sonne faux. C’est quoi ces musiciens qui viennent déguiser en capitaine america et qui termine en slip ? Il sert à quoi le mec qui danse, est-ce une sorte de clown comme dans Slipknot ?
Le show continue mais je suis pas de la fête, -M-, enfin Mister Mystère maintenant pour les nouveaux intimes, s’amuse avec ses nouveaux amis, dans sa nouvelle vie, la version 2.0 de sa carrière… un renouveau où je n’ai donc plus ma place.
Il repart un peu sur sa discographie passée en reprenant La Bonne Etoile en duo avec sa choriste de sœur, mauvaise pioche, je l’aime pas trop… enchaîne avec Je dis Aime qui dure encore deux plombes, qu’il distille, qu’il tort, étend et ne termine jamais… Il enlève sa perruque et quitte la panoplie de -M- pour devenir Mister Mystère ? Mathieu Chédid ? Un avatar en remplace un autre ?
Petite remarque jusque là, il ne chante que très peu enfin de compte, tout tient sur les échauffements auprès des spectateurs, les solos et les effets de scènes avec les autres membres du groupe.
Il reprend Le Complexe du Corn-Flakes avec une ré-orchestration très glaciale. La chanson perd cette chaleur funky, ce coté second degré décalée du passé. Pour démontrer par a+b qu’en plus, il prend son public pour des truffes, Cyril Atef (dernier rescapé de l’époque) se sent obligé de tendre un paquet de corn-flakes vers la foule, illustration de la chanson au cas où on serait vraiment débile.
Pour clôturer ce festival, -M- et sa famille joue le single du moment : Amssétou. Pour l’occasion, il invite une ribambelle d’amis maliens à lui. Pendant le morceau, ils seront rejoint par Winston McAnuff, qui aura ouvert et refermer ce festival, et par Ariane Moffatt qui lui la pareille. Il y a une bonne ambiance, c’est sympa à voir mais impossible de sauter dans un train qui est à mille à l’heure et déjà très loin. Il fera un rappel avec une version de Machistador de deux heures quarante-huit et une de Mama Sam qui doit encore tourner au moment où je vous écris. (C’était hier soir)

Voilà, je suis venu te dire que je m’en vais… tu te souviens des jours anciens… tout ça tout ça… une belle histoire qui se termine, je laisse Mister Mystère à ses fans, personnellement j’ai fais mon choix et je vais prendre mon chemin vers un ailleurs. Le divorce est consommé. Il est difficile de dire adieu mais cela s’impose. Merci pour la moitié de décennie, merci pour les bons moments, merci d’avoir été -M-. Je sais que tu ne me connais pas et que tu te fiches de notre rupture mais j’avais besoin de l’écrire pour accepter d’en faire le deuil.

Mes vœux les plus sincères pour la suite. Bonne continuation et adieu… pour le moment.

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Diam’s @ Solidays

Après un repas digne de ce nom, à comprendre un sandwich steak haché calciné dans un pain mou servit avec des frites trop cuites, devant le concert de Yvan Le Bolloc’h et Ma guitare s’appelle reviens, il est l’heure de retourner voir un petit concert parce que franchement Ma guitare s’appelle reviens ça m’a donné envie de dire Never Mind le Bollock. Désolé pour ce jeu de mot minable mais j’ai eu l’impression qu’il allait reprendre à tout moment Jobi Joba ou Bamboleo, ça m’a pas mal irrité parce que ça n’arrivait jamais.
Il n’y a pas grand chose donc je décide d’aller voir Diam’s que j’ai déjà vu ici-même quelques années auparavant et qui m’avait plus qu’étonné.

Alors ouai ouai je déconne mais je suis mal à l’aise en me rendant à la scène Paris. Diam’s vient à peine de commencer que les blagues fusent d’un peu partout et sont loin d’être de très bon goût. Une histoire de chourros m’oblige à patienter sur le pelouse face au concert mais complètement au fond vers les stands de fringues babs’ ringardos.
Assis sur la pelouse, je suis entouré de mecs qui ne se connaissent pas mais qui finissent par faire ami-ami grâce à leurs commentaires affligeants concernant la rappeuse. Avec ses allures de Missy Elliott française de loin, Diam’s débute son concert avec la chanson TS, tirée de son dernier album SOS, où elle expose, dans un flow assez violent, l’histoire d’un adolescent qui veut se suicider. Au milieu du titre, elle dit : « Hopital d’orsay, 1995. J’étais en train d’agoniser, moi je n’ai pas osé le flingue » qui est suivit d’un bruitage de tir. C’est le moment trouvé par mes voisins les débiles pour crier ensemble « Ouai ! Elle s’est buttée enfin ! Ouai ! C’est bon ça ! ». Je vous passe la suite de la conversation haute en couleurs avec des commentaires islamophobes, des clichés sur le rap, des imitations clichées des « wesh » de banlieues et aussi le pauvre connard qui faisait la manche pour que Diam’s ait assez d’argent pour arrêter sa carrière ou s’acheter un flow.
Les churros sont là, faut vite que je me casse parce que comme dirait Helmut Fritz : Ca m’énerve !
C’est malheureusement souvent le cas en festival. Dès qu’il a du rap grand public et une affiche très pop-rock à coté,  les rappeurs vont se faire tailler face à certains spectateurs qui ne connaissent ni la musique de l’artiste, à part  vaguement quelques singles radio, ni la boule d’énergie qui se dégage d’un concert de rap.

Je me lève donc, me décroche de cette ambiance toxique et rentre dans le gros de la foule où j’ai la stupéfaction de voir pas mal d’enfants entrain de danser. Faut dire qu’elle fait tout pour ça la Diam’s, n’hésitant pas à faire des versions de ces tubes, genre DJ, à la sauce africaine qui pousse la foule a courir dans tous les sens et danser n’importe comment. Point très important, voir primordial pour la réussite d’un concert de hip-hop, Diam’s est entouré de musiciens qui jouent en live et accompagnent ses choristes, on est loin du rap bidon où un mec envoi une mixtape pour poser son flow.
Je suis pas fan de tout, loin de là, mais je me fais avoir parce que bien qu’hyper égocentrique, elle respire la vérité. Une pierre brute qui, tout simplement, kiff à être sur scène,  donne tout ce qu’elle a pour démonter les préjugés et autres critiques violentes en musique. Elle rigole, elle fait des blagues, lâche des flows impressionnant comme Suzy où c’est elle qui rap et déchire.
Petit luxe que peu de monde peut se permettre, elle ne reprend pratiquement aucun de ses tubes de ses débuts et ça ne dérange pas, c’est pas grave parce que les nouveaux titres sont assez bien orchestrés pour suffire à ce show vitaminé.
Pour son rappel, une voix off venant de nul part, nous annonce le spectacle de fin d’année de la classe de CM1 des écureuils de Paname et là, c’est la révolution ! Le DJ est déguisé en Darth Vador, étrange… il scratch et est retrouvé par Dora l’exploratrice, Obélix et d’autres personnages dansant sur scène. Le clou de ce spectacle déglingué est l’arrivée d’un ours blanc qui chante et l’ours blanc c’est Diam’s ! Déguisée pour son nouveau single Peter Pan, un bordel géant très amusant et très osé tombe sur le festival et emporte tout le monde avec lui !
Une vendeuse de disques XXL comme elle qui joue de son image, ose se déguiser, c’est casse gueule mais elle est tellement dans son personnage et les gamins dans le public tellement à bloc que ça devient un moment un brin émouvant, surtout de voir ces kids bondir de partout en criant les paroles.

Diam’s est une grande artiste en concert. Elle gère, elle communique beaucoup avec son public, prend des risques mais temporise, met en scène avec parcimonie et le tout avec le sourire. Tout est sous contrôle est c’est là qu’elle prend sa force, elle donne ce qu’elle a envie de donner aux yeux de son public mais ne retient pas son envie d’offrir un moment de plaisir, un Concert avec un grand C. Musicalement, on a le droit de ne pas aimer (c’est un peu mon cas) mais on ne peut ne pas lui reconnaître d’être une chanteuse de coeur qui fait tout pour son public. Big up !

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Jil is Lucky @ Solidays

Second jour au Solidays. La programmation m’enchantait pas vraiment, voir carrément pas, mais bon, il y a toujours quelque chose à voir ou à découvrir.
Arrivée tardive sur le site, queue interminable pour simplement montrer son bracelet, palpage minutieux et peu sensuel, allez je fonce voir Jil Is Lucky.

Je ne vais pas me la jouer je-les-connais-depuis-leurs-débuts, au contraire j’ai découvert sur le tard, entre deux campagnes de pub pour Kenzo. Je passai tous les jours devant l’affiche promouvant l’album dans le métro et je dois avouer que la pochette, par son coté Bioman religieux pop, m’a attiré l’œil qui, de lui-même, a conseillé à mes oreilles de s’y intéresser.
The Wanderer
m’a eu dès le début avec sa fraicheur et ses harmonies vocales, le reste de l’album m’a assez impressionné par ce métissage musical très particulier fonctionnant à merveille.
J’ai cherché en vain le clip pour le mettre en chanson de la semaine, mais j’ai eu l’occasion grâce à ça de voir des lives sur youtube. En y regardant de plus près, j’ai reconnu Bensé aka La Vega dans le groupe. Effort de mémoire vite fait : Bensé est un chanteur guitariste qui s’est fait connaître grâce au succès de la chanteuse Rose, Bensé a un frère prénommé Jil qui était aussi musicien de Rose, Jil est donc Jil is Lucky. CQFD !

Petit souvenir 2007 en passant, j’étais à Nice (ville où j’ai vécu quelques années), au Black Dog plus connu sous le nom du Pompeï, pour y boire un verre. Pub connu pour ses concerts, qui était là ce soir-là complètement déchiré à squatter la scène ? Rose, Bensé et  Jil ! Je ne connaissais que Rose et sa liste, qui m’emmerdait fabuleusement à l’époque, mais ils avaient repris des classiques country et ça rendait franchement pas mal. Fin du souvenir 2007.
Jil is Lucky est donc un peu nicois et rien que pour ça, je me sens un peu plus supporter que d’habitude.
J’arrive sous le chapiteau, rien n’a commencé ouf ! Raison du retard ?  La salle voisine n’a pas terminée ! Vanessa Paradis chante il y a, imaginez si quelqu’un joue à coté ou même murmure dans les alentours, on ne l’entendrait plus !
Des lunettes en forme de cœur volent dans les airs, pas de doute Jil et ses Memphis deput(i)es ne vont pas tarder à débarquer sur scène. On peut sentir une grosse attente du public pendant cette entracte.
Jil is Lucky arrive sous une nuée d’applaudissements. On dirait un groupe d’indie pop américain, Jil pourrait très bien être un des frère de Herman Düne et la ballade sortir de n’importe quel diner de la route 66. Troisième titre, ils balancent The Wanderer dans la cage aux lions et ça fait mouche, le public explose et participe activement. Le single met le concert sur les roues. La suite est très inégale parce que ce joyeux bordel, si agréable en  album, a plus de difficultés à charmer en live. Ok, le son est franchement pas terrible mais tant bien même, il n’y a pas une unité sonore entre toutes ces différentes rythmiques et ces différentes couleurs musicales. Justement, ces changements de tempo cassent un peu trop l’ambiance exaltée et exaltante du public quand, par exemple, on a le droit à une ballade folk très jolie mais plombante alors quand on vient de taper dans ses mains comme un dingue en criant J.E.S.U.S. Said ou qu’on dansait frénétiquement sur Judah Loew’s Mistake. Même I May Be Late fait petit bras à coté des titres plus enjoués. Ils font un pseudo rappel pour terminer sur Hoovering Machine qui monte en pression et en intensité minute après minute pour terminer dans une déferlante noisy rock progressif, impressionnant et inattendue comme fin.
Jil is Lucky est une des grosse révélation de la scène française. Un groupe avec un très fort potentiel mais qui, à mon goût, n’a pas encore son son. Pas une patte musicale qui fait qu’on les reconnaît dans l’instant. N’empêche que j’ai passé un très bon moment et que pour une fois je suis fier d’être niçois. Ça change de Jenifer, Loana, Priscilla et tous les autres ringards de télé réalité qui salissent une région qui n’a pas besoin de ça.
Comme Quadricolor, Jil is Lucky est là pour rectifier le tir et démontrer que le sud sait aussi faire de la bonne musique.

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Solidays Jour#1

Juste un petit coucou pour dire que Dicky n’est pas à Solidays mais qu’il a envoyé à sa place Bobby. Bobby n’avait pas son appareil photo numérique sur lui parce qu’il connaît bien la sécurité du festival et sait que pour rentrer, selon la fil et l’agent, on peut se retrouver nu, à la limite de la fouille rectale donc pas prise de risque, sa prostate se porte à merveille.

Pas le trop temps de faire dans le détail ce midi mais une grosse review quotidienne viendra dans les prochains jours. En teaser, Bobby a vu :

  • Miss White & the Drunken Piano
  • Blood Red Shoes
  • Phoebe Killdeer & The Short Straws
  • Archive
  • Kasabian
  • Wax Tailor
  • Ghinzu

Une première journée de très haut niveau et une super ambiance comme d’habitude. Un festival que Bobby aime beaucoup et il trépigne d’y retourner cet apres-midi malgré la température et l’affiche moins alléchante que les autres jours.

Petit point demain sur la suite des évènements !

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Des Films, des Illustrations, du Minimalisme

J’ai découvert hier soir cet artiste qui propose quelques affiches minimalistes de films cultes. J’ai déjà parlé il y a quelques semaines du travail de Exergian et de son travail sur des affiches autour du monde des séries.
Pedro Vidotto est un directeur artistique et designer brésilien qui, lui, s’est attaqué au cinéma.

Tout sa créa est visible sur son blog : Pedro Vidotto

Un autre artiste allemand, Grischa Stanjek,a eu la même idée : Stuff 24 Blog

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La Fête de la Musique ou La Saint Sylvestre de l’été

« La musiqueuuuuhhh ! Oui la musiqueuuuh ! Je sais sera la clééééééé ! de l’amour et de l’amitiéééé !!!! » sera l’hymne symbolique d’un retour à ma chaumière un soir de fête de la musique.
La France est un pays culturellement à la pointe, un reflet d’élégance rayonnant sur le monde, un modèle du genre, un parangon. Comment le nier quand on sait qu’elle a inventé, sous le règne de Jack Lang au ministère de la culture, cette réjouissance formidable qu’est la Fête de la musique. Fêtée annuellement le 21 juin, jour le plus long de l’année, la Fête de la musique est devenue une institution française si légendaire, qu’elle est devenue internationale. Bientôt trente ans après sa naissance, ce n’est pas moins d’une petite centaine de pays qui, a l’image de la France, fête la musique comme il se doit en ce jour de solstice d’été. Mais est-ce qu’ailleurs cette fête est aussi triste qu’elle l’est dans l’hexagone ?
La fête de la musique est la version estivale du nouvel an, un moment de loose extrême dans la majorité des cas quand on a pas prévu sa soirée. Combien de fois est-on tombé sur un groupe de reprises ringardes au possible chanter, comme si il jouait sa vie, Capitaine Abandonné de Gold ? Combien, ce soir, en France, y-a-t-il eu de massacres de Seven Nation Army des White Stripes ? Combien de groupes dont a déjà oublié l’existence ? Combien de moments de léthargie verticale  face à un chanteur dont on se fout éperdument mais qui a été notre dernier espoir d’écouter un peu de musique en cette grande nouba ? Et surtout, combien de litres d’alcool ingurgités pour cette occasion ?
Comme certains festivals musicaux de l’été, la fête de la musique c’est ça, un rassemblement de personnes qui a une belle excuse pour se prendre une cuite en public, faire n’importe quoi avec comme caution morale le fait de faire du culturel !
La fête de la musique ressemble au nouvel an car dans les deux cas ça a l’allure de loin (même de près) de mecs à la dérive allant d’un quartier à un autre pour feindre cet ennui omniprésent qui revit dès que le niveau d’alcoolémie baisse. Une fête de la bière et du cocktail maison frelaté en bouteille en plastique, le moment T pour montrer son cul et chanter n’importe quoi à tue-tête n’importe où, l’instant magique où, en bande, on fait semblant d’être plus bourré qu’on ne l’est pour oser dire à des inconnus ce qu’on a jamais osé dire, une date où la musique on s’en tape parce qu’on est trop bourré pour l’écouter.
Le 21 juin devrait être une soirée annexe à la St Patrick, comme devrait l’être le 14 juillet, Halloween, le nouvel an, la victoire d’une équipe de foot… on arrêterait de nous faire croire qu’il y a un but, un évènement derrière, que si on sort en masse c’est pour l’Amour de l’Art. La Fête de la musique c’est juste une biture collective et collégiale, une soirée à ciel ouvert où les flics sont plus lights. Un alibi culturel bidon où des groupes se déplacent et acceptent de jouer dans des conditions innommables (son pourri, manque d’espace, collé à un autre groupe à 15mètres) pour au final, ne pas être respectés par une majeur partie des badauds.

Attention on peut découvrir des perles musicales dans une soirée comme celle-ci, on peut aussi rencontrer une ambiance chaleureuse et conviviale, il n’y a pas de règles mais quand on déambule sans trop savoir où l’on va terminer, on croise tellement de groupes qui font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont, tellement de chanteurs de karaoké sous une PBO midi, tellement de sono horribles… que l’accumulation éclipse les bons groupes et rend le spectacle terrifiant.
Heureusement qu’il y a des familles, des gens civilisés qui vont soutenir les musiciens à cette soirée mais ils sont découragés années après années par cette ambiance faussement festive et ces fêtards trompeusement animé par l’amour de la « musiqueuuhhhh !!!!! Je sais sera la cléééééé !!! de l’amour et l’amitiééééééé !!« .
Note pour plus tard : Nicoletta chantée, dans un wagon de métro, par un dizaine de mecs déchirés, à la voix plus proche de celle de Renaud que de Gregory Lemarchal, est aussi harmonieux et insupportable qu’à l’époque où Jean-Pascal, Jenifer et Mario la saccageaient hebdomadairement à la Star Academy 1. Faut dire que l’original me fait se dresser mon pelage jaune de crispation et de dégoût.
La fête de la musique est comme le second i d’Hawaii, elle sert à rien ! (Référence à Brice de Nice, c’est vous montré à quel point je suis outré face à cette sauterie inutile)

Ça me rappelle ce couplet de Vincent Delerm dans Natation Synchronisée :

« Nous avons subi le soir du 21 juin
Des reprises de La Bombe Humaine
L’eau vive à la flûte à bec par des CM1
Just Like Heaven avenue du Maine ».

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De nos vies séquentielles

C’est un test et pour le coup je voudrais bien avoir des avis donc laissez moi un commentaire pour savoir je continue cette idée ou si j’arrête tout de suite. L’idée est de faire un Comic strip / roman photo avec des séquences de la vie de Dicky. Voilà le premier numéro.
C’est court et inutile donc complètement indispensable non ?

Dicky et les Taxis

Laissez un commentaire pour votre critique ou idée, merci :p

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Classé dans Histoire de canard