Archives mensuelles : février 2010

Thom Yorke aux manettes de Atoms For Peace

Thom Yorke n’aime pas trop rien faire. Après avoir révolutionné le marketing musical avec Radiohead et fait une tournée mondiale assez incroyable pour leur dernier album In Rainbows, Thom Yorke a démarré un side-project qui jusqu’alors n’avait pas de nom, à part le sien ou Thom Yorke’s Untitled Self-project, et bien c’est officiel via le site de Radiohead, le projet s’appellera Atoms For Peace. Rappelons quand même que ce groupe, sorte de bouche trou entre deux prises du prochain Radiohead enregistré à Los Angeles en ce moment, est composé du déjanté Flea, ex ou pas bassiste des Red Hot Chili Peppers (j’espère que le forum officiel de Flea ne va pas me tomber dessus et me traiter d’idiot pour ce qualificatif olé olé), de Joey Waronker batteur émérite de Beck et R.E.M. et de Nigel Godrich le patibulaire producteur génial à qui l’on doit la réalisation de OK Computer.

Atoms for Peace est une référence à un programme lancé par le président américain Eisenhower dans les années cinquante, visant à développer le nucléaire comme énergie grand public et non pas à but militaire. C’est aussi le titre d’une de ses chansons sur son album solo The Eraser qui est plus une chanson d’amour cheloue qu’une ode à l’écologie. Thom Yorke est très impliqué dans la lutte contre le réchauffement climatique car la dernière tournée de Radiohead était green aux maximum et il a fait une intrusion au sommet de Copenhague pour gueuler contre la tournure des négociations et contre le fait que des ONG mondiales soient interdites d’accès aux discussions. Grimé d’un imperméable, il s’est fait passer pour un journaliste pour utiliser sa notoriété au près des médias présents dans l’enceinte de la Bella Center, quel agent infiltré ce Thom Yorke.

Donc faut pas se tromper, il y a Thom Yorke en projet solo, il y a Atoms For Peace qui ne tourne que sur la côte ouest des Etats-Unis et il y a Radiohead. Et si on parlait des side-projects des autres Radiohead maintenant ? Non, ça va aller hein…

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En Attendant Palahniuk

Chuck Palahniuk, hormis le fait qu’il ait un nom difficilement orthographiable, est un écrivain américain devenu célèbre après l’adaptation cinématographique du cultissime Fight Club de David Fincher. Après des études de journaliste, activité qu’il continue d’exercer indépendamment, il devient mécanicien car il n’arrive pas à vivre de son écriture. Il écrit le très trash Monstre invisible (histoire d’une bimbo qui a un accident de voiture et qui apprend à accepter sa défiguration grâce à un transexuel, une histoire inrésumable) qui est refusé par les maisons d’édition mais il continue et écrit Fight Club. Oeuvre générationnelle, Fight Club devient le symbole d’une société nihiliste schizophrène cherchant une alternative de vie en prônant la destruction des sacro-saints symboles du capitalisme viral.
Auteur prolifique, il essaye à chaque nouveau livre de trouver un nouvel angle d’écriture, un contexte inédit provocateur et subversif. Après avoir été détruit par la critique littéraire américaine après la sortie du très controversé  Snuff qui est la chronique d’une star du porno qui décide de raccrocher mais après un ultime gang-bang très trash, Palahniuk a sortit le, paraît-il, excellent Pigmy qui fait glisser le lecteur dans la peau d’un jeune africain élevé dans la haine de l’Amérique par un régime fasciste et qui se retrouve expatrier dans le pays de ses ennemis. Aucune date de prévue ni pour l’un ni pour l’autre en France mais on a l’habitude, l’auteur est distribué n’importe comment en France (on trouve Fight Club dans le rayon Science Fiction à la Fnac).

Un an, un livre. Pour 2010, la fournée annuelle se nomme Tell All. Un livre Tell-All signifie en anglais un texte aux informations souvent scandaleuses. Chuck Palahniuk est resté au chevet de sa mère l’année dernière et en a profité pour écrire trois nouveaux romans dont celui-là. Tell All va avoir comme personnage principal et pour la première fois une personnalité ayant existée sous les traits de Lillian Hellman. Actrice de théâtre et scénariste au cinéma des années cinquante, Lilian Hellman a été une des victime du McCarthisme ambiant à l’époque suite à ses relations avec l’écrivain de romans noirs Dashiell Hammett (Le Faucon Maltais, Le Grand Braquage) qui après avoir été qualifié de communiste, a été jeté en prison et a vu toute son oeuvre retirée des bibliothèques et des librairies. Suite à ces accusations, Hellman a été mise sur la liste noire du cinéma américain et ne pouvait donc plus pratiquer. Amie de la poétesse Dorothy Parker, elle écrira elle-même une autobiographie troublante nommée Pentimento qui plus qu’un combat permenant d’une femme face à un gouvernement essayant de taire son art, Pentimento est un symbole, celui d’une femme combatante qui servira de déclencheur au mouvement féministe américain.
Tell All va très surement changé radicalement le style habituellement décalé et trash de Palahniuk pour sublimer une femme qu’il veut réinventer comme « larger than life Super Hero » (plus qu’un grand qu’un Superhéros vivant). Le livre sort le 4 mai 2010 aux USA donc peut-être qu’il sortira en 2020 en France avec un peu de chance…
En attendant tous ces inédits, Folio sort le Festival de la couille et autres histoires vraies en édition poche pour 6€. C’est mieux que rien on va dire…

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The Rodeo – Music Maelström

Tout vient à qui sait se faire attendre. Après deux EPs envoûtants livrés au fil de l’eau, The Rodeo sort enfin son premier album : Music Maelström.
Portant bien son nom, l’opus est un vortex folk délicieux, un voyage musical tourbillonnant autour d’une route soixante-six mentale longeant des décors infinis d’une Amérique imaginaire. Un road trip où le temps change en fonction des chansons, un soleil étincelant sur des champs de maïs pendant le single On The Radio ou la faussement joyeuse Love is not on the Corner, un après-midi pluvieux nostalgiques sur une plaine désertique pendant I’m Gonna Leave You ou une nuit solitaire dans une ville fantôme habitée seulement de néons publicitaires criards pendant My Ode To You.
Derrière toutes ces mélodies douces et l’anagramme The Rodeo aux allures country se cache Dorothée Hannequin, auteur compositeur ayant fait ses armes lors de diverses premières parties d’artistes de renommé mondiale, de concert solo et de guest comme sur la sublime à mi-distance de Joseph d’Anvers. Elle fait partie de cette génération bénie d’artistes français comme Cocoon, Syd Matters ou The Do à l’anglais parfait, à l’écriture ciselée et à la composition folk qui n’a rien à envier aux songwritters heroes d’outre-Atlantique .

Music Maelström est un courant mélodique menant doucement vers le printemps tant  les titres sont porteurs d’une chaleur comparable à celle d’un après-midi de juin assis au fond d’une vieille Studebaker, à regarder le paysage qui s’en va comme un décor roulant d’un film de Franck Capra. Une perle folk qui emmène ailleurs, qui dépayse où que l’on soit, qui attendrit et qui met en valeur l’univers diégétique d’une artiste dont on a pas finit de parler et d’écouter en boucle.

The Rodeo
On The Radio

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Parks & Recreation

Depuis l’année dernière, je regarde une série nommée Parks & Recreation. La série ( format 22m, diffusée sur NBC) met en scène le quotidien du département des parcs et loisirs de la ville de Pawnee dans l’Indiana. Filmer à la façon de The Office, la sitcom alterne scène prise sur le vif comme un documentaire avec interview face à face avec la caméra. Le personnage principal est la responsable du département Leslie Knope qui a de grandes ambitions pour sa ville et un coté loufoque détonnant avec sa position.

Lors de la première saison, je trouvais ça marrant mais un peu trop copié à The Office US (ce qui est un très bon point sur le papier). Puis la seconde saison est arrivée, les personnages ont prit en profondeur et on commence à prendre chacun une indépendance dans son histoire personnelle. La seconde saison est moitié de saison et je dois avouer attendre la diffusion de la série chaque semaines avec un peu plus de ferveur les épisodes passants.

A la base Parks & Recreation, créé par Greg Daniels et Michael Schur, se voulait être un spin-off (série dérivée) de The Office, la branche de Utica, que l’on voit en saison quatre, devait être celle que l’on suit mais le projet a prit une autre envergure et c’est tourné vers l’administration américaine, une alternative service publique qui permet d’être plus acide. C’est d’ailleurs pour ça que l’on retrouve l’irrésistible Aziz Ansari et la sublime Rashida Jones qui étaient au casting de la saison trois de The Office. Le casting a été complétée par la comique du Saturday Night Live : Amy Poehler qui a prit le rôle principal.

Une série que je recommande et qui prouve qu’être fonctionnaire peut être amusant même aux USA.

Pourquoi en parler que maintenant ? Parce que je viens de découvrir que Leslie Knope a des Dickys dans sa salle de bain et Ça, j’aime ça ! (Regardez bien dans le creux de son coude)

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Tous aux Abris, Larusso revient !

Incroyable mais malheureusement vrai, Laursso est de retour ! La chanteuse karaoké championne toute catégorie de l’Entrecôte à Cannes tente de revenir pour mettre fin à la prophétie mise en place par elle en 1999 qui disait « Tu m’oublieras« . On a eu un prémisse de soupçon de come-back raté l’été dernier avec un single intitulé « Elle » suite à une re-peoplisation surréaliste, une sombre histoire de vol de mec par Ophélie Winter. Loupé !
Comprenant que c’était pas gagné, Larusso a reprit son vrai prénom pour enlever le coté catchy de son nom de scène et surtout parce qu’elle n’a plus cette couleur capillaire improbable entre roux et marmelade dégueulasse. Maintenant se sera Laetitia Larusso s’il vous plait. Personne ne l’attend donc elle décide d’être moderne et de créer un buzz sur internet et ne faisant qu’une distribution digitale (surtout que personne ne voulait perdre d’argent à presser ça), en faisant un clip avec des invités, en l’occurrence Sylvain Wiltord et Cartouche (Woaw…) et en le postant partout sur le net. Le résultat est assez triste et consternant.
Mais rien n’est laissé au hasard, ce single Pas De Chichi est le résultat d’une addition assez complexe :

Prenez pour la production un son cheap TF1, genre Sofia Essaidi (la Cléopâtre de la comédie musicale, ex Star Académicienne) et son single « Mon Cabaret« , pour les paroles, piquez son idée à Passi sur Je Zappe et je Mate, pour la musique copiez SOS de Rihanna dans une version bontempi  (avec une basse à la Tainted Love de Soft Cell) et pour le clip une mise en scène pas chère comme Ces Soirées-là de Yannick. Voilà le tour est joué !

Cabaret Sofia + Passi +
Rihanna + Yannick

=

Un retour qui fait un buzz mais la moquerie est-elle génératrice de vente ?
Son frère Quentin Elias (ex-Alliage) doit être sacrément fier d’elle, lui qui tente un retour depuis dix ans… Quelle famille !
Ca donne la chaire de canard cette histoire…

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