Archives mensuelles : décembre 2009

Le QCMmmm ou le symbole du canard décadent

Premier jour des vacances, je me réveille très tard après une courte nuit de douze heures. Pour me sortir de ce sommeil sans fin, je me cale devant la télé en ne faisant rien d’autre que boire un jus d’orange et regarder le téléviseur, chose assez rare.  Je zappe et tombe par hasard sur la chaîne câblée Comédie. Choc visuel instantané, un canard jaune géant est le symbole de  cet émission cracra nommée QCMmmm (à comprendre le Q c’est Mmmmmhhh…), présenté par Jérémy Michalak et qui se veut être premier jeu télé qui « tourne autour du cul, sans jamais rentrer dedans« … Classe !
Le décor est concept, pop, marrant, une sorte de salle de bain géante avec des bulles aux murs, le pupitre du présentateur est un lavabo et les jingles sont des dicky 3d. Le package visuel est bien trouvé mais un peu cheap comme tous les jeux du câble. Du discount et du bon goût donc au programme comme le fait des sept étapes pour atteindre le point G et avoir le droit de monter sur un canard géant faisant monter au septième ciel. Le canard en plastique jaune, mon espèce, est devenu un symbole du sex toy  marrant, le gadget fun qu’on offre à n’importe qui… là je dis NON ! Je suis définitivement contre cette idée ! Nous sommes avant tout des êtres de plastique pour les enfants et le bain, pas des foufounes-vibreurs.
Cette émission est navrante par ces questions faussement second degré comme : Vrai ou Faux ? Pour faire une gaterie à un asiatique il faut l’enrouler dans une feuille de salade et le tremper dans la sauce, est-ce que c’est vrai ou est-ce que c’est faux ? La messe est dite.
C’est dommage parce que Jeremy Michalak remontait dans mon estime ces dernières semaines. Depuis que j’ai découvert l’émission C à VOus sur France 5 où il est chroniqueur, je commençais à oublier qu’il est de l’équipe à Ruquier et qu’il a joué dans cette sitcom culte Le Groupe sur France 2. Enfin je lui laisse sa chance quand même, j’ai du mal à en vouloir à Jerem’ (qui ne devait pas assumer à mort son rôle dans la série pour réfuser que son nom apparaisse au générique) car la couleur qu’il portait dans tous les épisodes était du jaune. Jaune comme moi, jaune comme l’autre vibromasseur de son émission, comme quoi on peut fonder une carrière sur une couleur.

Une émission dont on peut se passer facilement à part si on est un inconditionnel des questions coquines des Zamours ou d’Attention à la marche. Pour les aventuriers, l’émission est diffusée sur Comédie le samedi et dimanche à 20h10 et sera en prime-time le jeudi 24 décembre à 20h40. Alors ça ! Ca va faire plaisir à grand-mère et tous les enfants de la famille !

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Bobby dans la neige parisienne

Une petite photo souvenir du passage de Bobby, le canard teuffeur, aux Vieilles Charrues 09'.

Bobby et sa rencontre avec la neige

Photo de Bobby qui découvre la neige pour la première fois. Un tendre moment.

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The Decapitor

Dans une époque où la publicité est omniprésente, où les créa cherchent les moyens les plus fous pour faire acheter n’importe quoi à n’importe qui, les groupes anti-pubs se font de plus en plus nombreux. Arracheurs d’affiches, taggeurs de contre-sloggant, prêcheurs d’une alternative économique, les anti-pubs attaquent principalement la publicité passive obligatoire dans les couloirs du métro, au cinéma ou les arrêts de bus. Plus ou moins virulents, ces no propaganda actifs sont les seuls transgressistes face à une société de l’image branchée en haut débit à tout type de média.
En 1955, né le Pop Art en Angleterre. Il prendra toute son envergure pendant les années 60. Le courant sera propulsé et popularisé par des artistes américains majeurs comme Andy Warhol, Roy Lichtenstein ou Jasper Johns. Le principe est simple donc porteur, car il utilise justement les codes flashy du consumérisme pour en faire un art éphémère, jetable, décliné et déclinable. Les artistes et la publicité ont toujours eu une relation chien et chat, le combat ancestrale de l’art pour l’art contre la création artistique pour vendre.
Le mouvement anti-pub et le pop art a fusionné et s’est métamorphosé en un artiste au style très particulier : The Decapitor.
A la patte subversive, The Decaptior est le nouveau phénomène street culture tout droit venu d’Angleterre. Aucune interview, aucune info, The Decapitor est l’artiste qui fait parler de lui aussi bien par le mystère qui l’entoure que par le coté choc de son art so chic car venant de la rue.
Sorte de chasseur de tête pop art, The Decapitor fait dans le photomontage sanglant. Il décapite les têtes des modèles, chanteurs et acteurs. Son support ? la publicité dans la rue pour les grandes marques, les concerts, les films, les magasines ou son compte Flickr où il n’y a que des photos et aucune infos à son propos. Il a crée le buzz avec une vidéo diffusée sur youtube il y a un an ou deux en montrant comment il décapitait David Beckam sur un journal gratuit distribué le matin dans les rue de Londres.
Un artiste dont on ignore tout même ce qu’il dénonce, si il n’est pas une agence de comm’ faisant monter le buzz, si il est seul ou si ils sont plusieurs. Il est partout dans le monde, il est nul part, le mystère reste entier.
En attendant d’en savoir plus, ou pas, visitez son Flickr et regardez sa vidéo dans la suite.

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La vidéo de la semaine #3

Make Her Say est une chanson de l’artiste de hip-hop américain Kid Cudi, disponible sur son second album Man On the Moon : the end of Day. Sortie en juin 2009, Make Her Say devait être nommé originellement I Poke Her Face (qui pourrait être traduit en argot par je te baise la bouche) mais a changé pour être plus acceptable auprès des radios. Il y figure une apparition de Kanye West, producteur du titre en passant, de Common et de DJ A-Track aux mix.
Le corps de la chanson reprend en sample l’intro de Poker Face, dans une version acoustic (the Cherrytree Sessions Ep) de Lady GaGa, dont Kanye West est fan. Lady GaGa a elle-même reconnue que West avait comprit l’essence même du titre. Make Her say a été nominé au grammy awards pour le meilleur duo rap.
Le clip a été réalisé par l’anglais Nez Khammal et est sorti en juillet 2009. La réalisation est simple mais s’appuie sur une esthétique minimal mais très recherchée dans des grands espaces aérés et vides. Dans ces lieux, on y voit Kanye West, Kid Cudi et Common mais jamais ensemble et pour cause, ils n’ont jamais été sur le même plateau ensemble. Nez Khammal utilise la technique du split screen, effet ayant connu son sommet dans le générique de la série Dallas, pour donner l’impression que les trois artistes filmés au même moment. La réalité est tout autre, Kid Cuti a fait son tournage a New York alors que West a fait sa partie à Los Angeles, coast to coast. Lady GaGa a été invité à participer au tournage mais elle n’a pas pu se libérer. A noter aussi, que ce clip est le premier a inclure la platine du jeu Dj Hero comme instrument dans un vidéo clip.
Nez Khammal est un réalisateur en pleine ascension, il s’est fait connaître en 2008 en réalisant Jimmy pour M.I.A. et Hustler pour Kano, gagnant dans la foulée la récompense du meilleur clip urbain aux VMA britanniques. Après une expérience dans la publicité pour Fall Line, il revient au clip pour Paolo Nutini et sont titre Candy. Make her say le propulse et en fait un ponte vidéaste dans le milieu hip hop. Un visuel pure, beau à la composition pastelle comme un glaçage de cupcake. C’est un véritable délice.

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The Rodeo est de retour !

Il y a quelques années, en 2006,  je voulais être un canard branché alors je trainais mon bec du coté de la flèche d’or. J’étais à la recherche d’une voix féminine rock qui me plaise et au détour d’une soirée qu’avec des chanteuses, j’ai découvert Hopper. Un rock indé fleuretant entre le grunge de Seattle et le coté déjanté dissonant de PJ Harvey, chanté par deux filles incroyables à la rock attitude sexy et la présence scénique envoutante. J’en cherchais une, j’en ai eu deux pour le même prix. Après l’achat du premier album A Tea With D. (où je conseille l’incroyable Stranger for Good entre autre),  encore quelques concerts plus rares et la sortie d’un second opus Deer Girl, je découvre que Dorothée, la leader naturelle du groupe, a un side project solo nommé The Rodeo. Anagramme amusant de son prénom, The Rodeo est la folk side d’une artiste qu’on connaissait plus pour ses riffs distos électriques que pour des mélodies douces sentant bon le Ossedar Bois Takamine.  Le hasard faisant vraiment bien les choses, My First EP sortira le lendemain de cette tardive découverte et débutera une longue longue période où mon ipod, jaune comme moi, fera tourner en boucle encore et encore ces sept titres, même pendant l’été 2008 où Winterlands n’avait pas fondu d’un flocon d’intérêt dans mes oreilles.  Après avoir raté son concert à Paris en mars dernier pour cause d’un gros rhume,  j’avais les nerfs en pelote, ne faisais qu’attendre du nouveau et trouvais satisfaction dans Amazing (feat. Olympia), une reprise de Kanye West, que j’avais trouvé par hasard sur The Hype Machine. Mais voilà que sort le 7 décembre un nouveau EP : Hotel Utah. 5 titres qui donnent envie d’être écoutés, choyées et de faire un road trip et éviter cette période de noël naissante.

Pour nous faire patienter la semaine qui nous sépare de sa sortie, The Rodeo nous propose un petit Teaser sur son site. Le teaser et futur clip, je suppose, a été réalisé et monté par Frederic Lefranc de Aslakprod, qui est aussi membre de The Olympic. Il y a des semaines comme ça où on aimerait que le temps ailler un brin plus vite.

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