La Chanson de la semaine – Semaine#8

polaelliottBon c’est officiel, c’est l’été musical le plus pourri que j’ai passé depuis des années. Déjà pour la première fois depuis dix ans, nous sommes mi-juillet et je n’ai pas encore fait de festival estival, ce qui est une première. Résultat, je n’ai pas découvert de nouveaux groupes et donc rien de neuf à me mettre sous l’oreille. Ce ne sont pas les albums dit de l’été qui vont sauver tout ça alors j’ai choppé un peu tout et n’importe quoi mais rien ne m’a retourné pour l’instant. J’ai beaucoup d’espoirs en The Dead Weather et dans le dernier Nosfell qui attendent bien sagement que je fasse glisser leurs dossiers respectifs dans Itunes mais en attendant rien à de neuf sous le soleil de satan.

La chanson de la semaine sera donc un titre que je connais depuis longtemps mais qui a eu le pouvoir d’attirer mon attention et que j’ai tendance à passer plusieurs fois dans la journée. Pour des raisons de respect de moi-même, je ne pouvais pas décemment mettre Fuck You de Lily Allen qui tourne pas mal depuis une semaine, c’est dire mon désarroi musical. Le single de la semaine est Memory Lane d’Elliott Smith.

Pour ceux qui ne connaissent pas Elliott Smith et bien je ne saurais trop vous recommander de vous point laisser aller à la tentation d’écouter cet artiste incroyable et trop peu reconnu. Elliott Smith est auteur compositeur interprète américain de génie. Un folk grandiose, une orchestration qui au fil du temps prend de la cuisse et de textes ficellés serrant avec eux une nostalgie palpable et une tristesse infinie. Il a réussit à se faire connaître en composant Miss Misery, bande originale du film de Gus Van Sant Will Hunting, qui se retrouva nominé aux Oscars. Passage obligatoire sur la scène d’Hollywood, Elliott Smith n’a pas le droit de la jouer assis sur une chaise, il  débarque alors en costume blanc avec une guitare acoustique et, accompagné de l’orchestre, fait une version poignante mais écourtée de son single qui deviendra un tube. L’Oscar reviendra à Céline Dion et son horrible My Heart Will Go On pour Titanic (ah…si seulement elle avait pu sombrer avec ce bateau...)
Il continue une belle carrière, connaît un succès assez important pour un artiste folk et refait parler de lui en reprenant Because des Beatles à cappella pour l’ouverture d’American Beauty.  Le crack et l’héroïne rattrape Smith et ses dernières années sont un cauchemar. Paranoïaque, suicidaire, il ne termine aucun des albums qu’il commence. Après une fin de vie en dent de scie, il se suicidera après une dispute avec sa petite amie qui a des allures de Courtney Love tant tout le monde doute de la véracité de son témoignage et le soupçonne d’homicide. Un artiste qui laissera une trace indéniable dans la folk américaine et qui a inspiré nombre de groupes comme Beck ou Death Cab for Cutie.
Memory Lane est présente sur From a basement on the hill, un album posthume fait de différentes sessions d’enregistrement, un peu comme l’est Sketches de Jeff Buckley.

Memory Lane est une métaphore, celle d’un hopital psychatrique où tout va bien mais où comme ça des élements néfastes mentaux viennent perturber cette avenue de ville imaginaire. Un titre nihiliste, intense et qui a effet de serre gorge dès les premières notes de l’harpège. Du pur génie, un des artiste les plus important dans ma vie.

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