Mensonge sur le divan de Irvin Yalom

mensongesurpolaJe suis un canard qui aime lire mais qui, malheureusement, ne lit pas très rapidement. La grande majorité de mes lectures sont des romans américains ou japonais. Beaucoup d’auteurs français sont dans ma bibliothèque mais je dois avouer que la littérature étrangère me plaît plus.

Je ferais à l’occasion mon top 10 de mes livres préférés, histoire que vous compreniez mieux mes goûts. Je ne lis que dans les transports en commun et j’ai la faculté d’enchaîner un livre après l’autre sans sourciller (quoi que j’aie beaucoup de mal depuis quelques mois à me défaire de « Kafka sur le rivage » de Haruki Murakami).

Je viens de terminer Mensonge sur le divan de Irvin Yalom, roman dont je vais jazzé (un peu de québécois ne fait jamais de mal) maintenant.

Mon livre de plage et de sac à voyage de l’été dernier était déjà La Méthode Schopenhauer du même auteur. Irvin Yalom est un psychiatre américain et professeur à la prestigieuse université de Stanford. Écrivain de cœur, existentialiste dans l’âme, considéré comme l’un des meilleurs psy de sa génération, Irvin Yalom romance des thérapies et des thérapeutes et vulgarise le fait de s’allonger sur le canapé.

Mensonge sur le divan raconte l’histoire d’un jeune psychopharmacologiste qui a comme mission d’auditionner un psychothérapeute très reconnu pour violation du code éthique de la profession. Pendant leurs entretiens, le psy lui exprime son idée d’une thérapie basée sur la vérité et la réciprocité de deux intervenants. Le docteur va jusqu’à émettre l’idée que si besoin est, une relation charnelle, bien qu’interdite, est conseillée si elle aide à soigner plus rapidement son patient. Cette rencontre révolutionne le jeune Lash qui décide de devenir psychothérapeute classique.

Quelques années plus tard, le Dr Lash est un romancier brillant, un psy de San Francisco à la bonne réputation qui a un cheptel de clients sympathiques. Un de ses patients, Justin, consulte pour des problèmes de confiance en soi et de couple. Un jour, Justin décide de résoudre ses problèmes en quittant sa femme soudainement après avoir rencontré une fille plus jeune. La femme de Justin, avocate et dominatrice, voit cette séparation comme une trahison et décide de se venger. Pour toucher en plein coeur son ex mari, elle choisit Lash comme cible et le pense comme l’investigateur de leur séparation. Son plan d’attaque est de charmer Lash dans le cadre d’une psychothérapie jusqu’à ce qu’il tente quoi que se soit avec elle, pour pouvoir porter plainte, l’interdire de pratiquer et donc déstabiliser son ex époux et sa nouvelle confiance en lui.
Elle débute sa psychanalyse au moment même où Justin décide de mettre fin à la sienne et aussi au moment où le Dr Lash décide d’expérimenter une relation basée sur la vérité dans un cadre thérapeutique.
De là, va démarrer un combat relationnel entre un thérapeute qui dit toute la vérité et une patiente qui est dans le mensonge mais aussi un questionnement sur l’intrusion d’une relation physique dans une thérapie et les conséquences qui peuvent en écouler.
Autour de cette trame, les partenaires et amis de ces protagonistes vont sans le savoir avoir des interactions les un avec les autres, souvent dans une relation de confidentialité, qui va changer leurs vies irrémédiablement en résolvant quelques un de leurs problèmes psychologiques.

Un livre agréable à lire mais pas palpitant (je ne suis pas sortit de chez moi sans aucune raison pour aller n’importe où dans le seul but de le lire dans le métro). La fin qui, comme la méthode Schopenhauer, va très/trop vite et oubli certains évènements qui donc, ne servent à rien. Un peu trop happy end, un peu trop pro-psychologie dans le sens où Yalom a tendance à ne voir la thérapie comme la seule et unique solution à des problèmes humains.
Un bon livre de plage pour le coté roman mais une thèse plus que très intéressante sur une idée thérapeutique basé sur le mensonge / vérité et la limite du système freudien.
De la psycho de poche accessible pour tous et divertissante, on se retrouve à certains moments soi-même sur le divan en introspection, ça c’est une bonne idée…

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Classé dans Bouquins, Canards & autres mots sur papier

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