La chanson de la semaine #semaine 3

eelspolaDans les années 90, Steven Spielberg démarre sa propre société de production Dreamworks accompagné de Jeffrey Katzenberg de chez Disney animation et David Geffen de Geffen Records. A cette annonce le monde entier frétille d’impatience de voir ce qui va en découler. Les premières productions n’ont pas été audiovisuelles, comme beaucoup le pensait, mais musicales. Le premier artiste a signé et sortir un album avec Dreamworks records est Mark Oliver Everett, compositeur ayant déjà deux albums solos sous la lettre E à son effectif Le label signe aussi bien des artistes punk rock comme All American Rejects ou Papa Roach que des songwritters de génie tel que Elliot Smith ou Rufus Wainwright. (à noter que le logo du label est la dernière oeuvre connue de Roy Lichtenstein.).

E. fonde Eels et sort en 1996 Beatiful Freaks, un opus pop low-fi qui mélange une ambiance grunge avec une folk mélancolique. Le premier single Novocaine for the soul est un succès instantané. Eels est dans l’ère du temps avec ses mélodies saturées correspondant à la fin du grunge et au début d’une nouvelle vague nihiliste blasé avec Nada Surf, Cake et consorts… Depuis, Eels continue son bonhomme de chemin. Toujours considéré comme la pointe de la pointe des groupes alternatifs pop américains, Mark Oliver Everett a su renouveler le groupe album après album. Son second album Electric Shock Blues est grinçant de tristesse, suite à la mort de sa mère et le suicide de sa soeur, le tout dans une ambiance trip-hop, Daisies of the Galaxy est une invitation à la douceur et la nostalgie, Souljacker une folie saturé rock explosive et Shootenanny et le double Blinking Lights and Other Revelations sont un juste milieu à toutes ces pulsions musicales. Connu pour être un égocentrique compulsif, E. change de formation comme il change de chemises. En solo comme avec un orchestre philharmonique ou une fanfare, Eels pousse la pop low-fi dans ses retranchements pour donner tout ce qu’il a de plus intime et de personnel. Névrosé et monomaniaque, Mark Oliver Everett écrit un livre sur sa vie, sur sa famille et particulièrement sur son père, pour qui il réalisera un documentaire où il sublime l’image paternel jusqu’à en faire un héros américain inconnu.

Ca fait un mois que j’attends avec une impatience non cachée la sortie de Hombre Lobo, le cru 2009 de l’anguille. Toujours peur d’être déçu par un artiste que j’adore, je l’ai écouté avec une appréhension venant de je ne sais où. Après les trois premiers titres, j’étais en confiance complète et qu’est-ce que ça fait du bien d’écouter du Eels. Hombre Lobo continue à utiliser toutes les cordes que E. a son arc musical et mélange amertume avec puissance le tout pour des histoires délirantes de loup garous, de vampires et autres monstres mythiques. J’associe souvent Eels à Cake car je les ai découvert en même temps sur Fun Radio (à l’époque où Fun était la radio rock). Un grand nombre de ses morceaux sont mes chansons de chevet comme Daisies of the Galaxy, It’s a Motherfucker, Fresh Feeeling ou Not Ready Yet.
Cette semaine, j’ai du écouter le dernier album une petite dizaine de fois donc Eels est mon artiste de la semaine.

La chanson de la semaine est « If you See Natalie » qui est sur la tracklist de Blinking Lights and Other Revelations. Les paroles sont simples et laissent un goût de déjà-vu dans la bouche.

Eels
If you see Natalie

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