Il n’y a que les imbéciles…

plasticinesbarcelonaJe suis un peu passionné par la musique. J’écoute un peu tout et n’importe quoi. Je lis tous les soirs religieusement les news musicales de différents sites internationaux (ça, ça fait style genre je me la pète).
L’autre soir, sur un site américain que je ne citerai pas car je garde mes sources précieusement rien que pour moi, je vois un article sur un gros évènement qui concerne la musique française.
Curieux, je clique. Et là, impressionnant mais vrai, le journaliste était euphorique de pouvoir écrire que les Plastiscines sortaient un nouvel EP et un clip qui allait avec.

J’ai un souvenir plus que très très amer des Plastiscines et de leur premier album LP1 qui était, il faut bien l’avouer, un opus de mauvais goût du début à la fin. Une prod minable signée Bertrand Burgalat, des chansons néo-yéyé insupportables, un look pute à frange top tendance à l’époque, l’exception féminine dans un mouvement rock garage parisien pré-pubère qui sévit au Gibus et des performances live à faire passer Cindy Sanders pour la Tina Turner française… voilà le début fracassant des Plastiscines. Un buzz podium photo plus qu’un engouement musical.
Face à des frontières parisiennes difficiles à abattre, une mode du slim rattrapé par un nouveau mouvement éléctro nommé techtonik et des critiques sévères, le quatuor de fashionistas prend la poudre d’escampettes pour tenter une carrière internationale histoire de ne pas regretter d’avoir lâché le lycée en terminal. Coup de management brillant et différence culturelle majeure font que les filles trouvent public auprès des fans des Pipettes très rapidement et embrasse le succès aux USA.
La France continue à se moquer d’elles pendant qu’elles se payent le luxe d’être invitées au prestigieux festival californien de Coachella où n’est convié que la crème de la crème du monde entier en 2008, de faire des interviews pour des magasines de renom comme Rolling Stones US ou NME, de tournée dans une belle partie de l’Amérique du sud ou encore de se faire shooter par les plus photographes mondiaux.

Deux ans de silence radio en hexagone et voilà-ti-pas qu’elles reviennent avec Barcelona, un nouvel EP en bande-annonce d’un album sortant bientôt. Les Plastiscines (à dire avec l’accent américain maintenant) chantent in english, ont découvert les pédales disto, travaillent avec un producteur pas manchot en la personne de Butch Walker (producteur de Kate Perry, Avrile Lavigne ou Pink) aux commandes et ont radicalement changé de style pour un rock bouge ton boule assez impressionnant et efficace.

Alors bien sur, c’est pas du rock indy, bien sur que la majorité va continuer à se moquer mais faut leur reconnaître que le single Barcelona (à visionner à la fin de l’article) est un single avec un potentiel FM rock assez incroyable.
Je ne regrette pas tout le mal que j’ai pensé ou pu dire sur elles dans le passé, mais je demande une nouvelle expertise musicale avant de recommencer mes brimades.
Rien à voir, mais cette chanson serait un générique parfait pour le Grand journal de Canal+.

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