Archives mensuelles : mai 2009

La chanson de la semaine #semaine 2

fatalpicardpolaCette semaine, pendant une pause déjeuner, j’ai lu les différents journaux qui régnaient à droite à gauche et je suis tombé sur plusieurs interviews accablantes.
La première dans le Parisien (déjà ça commençait mal), avec Gérald De Palmas, l’homme qui aime marcher dans le sable, marcher sur la route toute la sainte journée et marcher au top 50. Après 5 ans sans actualité, il revient avec un nouvel album nommé Sortir, qui doit faire référence à une obstination névrotique du chanteur à s’extirper du placard des oubliés de la variété. Un creux de la vague qui ne l’a pas pour autant effacé complètement des médias car il participe tous les ans à la grande messe des Enfoirés même quand il ne fait rien.
Deuxième interview, Pascal Obispo pour y parler de son projet Captain Samouraï Flower. Obispo a inventé un messager idéaliste écologique qui part pour une odyssée poétique à bord de son vaisseau « l’arche de Noway » (oh mon dieu !) afin de rassembler les générations pour protéger la nature. Son équipage et ses matelots ne sont pas des enfants de salauds mais de éléments naturels touchés par la pollution comme la banquise, la fôret & l’océan. Un opéra rock halluciné qui va devenir une nouvelle comédie musicale insupportable. Petit détail notable, le dessin animé qui illustre le tout est signé Marc Maggiori, chanteur de Pleymo et réalisateur de clips comme ceux de son propre groupe ou de Empyr. Pascal Obispo peut faire n’importe quoi parce que quoi qu’il arrive, il a toujours la tournée des Enfoirés à assurer donc aucun problème pour lui de prendre un four musical, il sera toujours médiatiquement visible aussi.
Troisième et dernière interview, Florent Pagny. De loin le plus gros mange merde que la musique ait connu (cf. l’histoire de jalousie mal placée après les victoires de la musique de 2002. Battu par Noir Désir, il demande à Obispo de lui composer une chanson qui sonne comme le Vent l’emportera, ce qui donnera Ma liberté de penser.), sort un album en espagnol. Florent Pagny est le mec qui est partit vivre à l’autre bout du monde mais qui est tout le temps là. Un album qu’il voit comme un risque musical, un projet que moi, je vois comme une opportunité de nous en débarasser définitevement. Espoir de courte durée car quoi qu’il arrive, il sera là tous les ans pour hurler à la mort au concert des Enfoirés.
Les Has-Been sont dans la place ce mois-ci et ils ont tous un point commun : Les Enfoirés. Ils veulent qu’on rejoigne leur armée d’artistes qui, de peur d’être oubliés, chantent en choeur sous couvert d’une cause louable alors qu’ils sont là tous les ans surtout pour ne pas disparaître complètement. Une sorte de petite mafia bien organisée qui a le droit de vie ou de mort sur des artistes en déclin.
Pour résumer toute ça, la chanson de la semaine est L’histoire d’une meuf des Fatals Picards qui résume tout le bien que je pense des Enfoirés. Ce titre est disponible sur leur dernier album Le sens de la Gravité.

Les Fatals Picards
L’histoire d’une meuf

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We are Family !

Voyage daffaire de Walter à NYC

Voyage d'affaire de Walter à NYC

Vous devez savoir que ma famille est grande. Je tiens à vous présenter Walter, celui qu’y est appelé mon premier ministre ou mon secrétaire. Nous faisons des photos à travers le monde. Certains y verront une ressemblance avec un nain de jardin célèbre grâce à un film, je n’y vois qu’une coïncidence… et sachez que je n’aime pas les nains de jardin ! Walter connaît bien l’Amérique du nord et particulièrement la cote est. Peut être certaines photos seront filtrées ici ou là sur ce blog. Veuillez accueillir Walter que vous allez souvent recroiser je pense. Merci pour lui.

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Marilyn Manson… so déjà-vu !

mansonpolaQu’on se le dise, le révérend est de retour. Après seulement deux petites années après son très injustement critiqué Eat Me, Drink Me, Marilyn Manson fait son retour avec The High end of Low.
2009 est le temps des grandes réconciliations ou peut être celui de la crise car tous les frères ennemis se retrouvent pour se donner la main et se pardonner mutuellement tout ce mauvais passé qui les a déchiré, histoire de re-collaborer ensemble. Ce temps des rires et des chants a fait se rabibocher Wes Borland et Fred Durst pour un Limp Bizkit originel, Mike Patton et le reste de Faith No More qui avait une haine qualifiée de « pathologique » les un envers les autres pour une tournée internationale ou encore Mark Hoppus et Thomas DeLonge de Blink 182 pour ce qu’ils veulent tant qu’ils ne le font pas trop fort. Marilyn Manson, de son coté, s’est raccommodé avec son ancien bassiste chéri qui tirait un peu trop la couverture vers lui en tournée, le bien nommé Twiggy Ramirez.
Retour aux sources,  Manson fait ce qu’il sait faire de mieux : du rock fm peinturluré qui fait crier et attaque une Amérique soit disante puritaine.
Enterré les tentatives new-wave rock, l’orientation moins cliché des paroles, des compositions moins commerciales, les mélodies plus déstructurées, viré Tim Skold au poste de bassiste, on remet les compteurs à zéro et on repart comme quand ça marchait à la fin des années 90. Manson remet donc son costume de guignol contestataire, son chapeau ridicule (ou un casque militaire selon l’occasion) et retourne aux basiques pour un album bon mais sans surprise.
Un titre comme Arma-Goddamn-Motherfuckin-Geddon sent le single a plein nez, un riff saturé, une rythmique cadencée faussement tribale mais pas trop speed non plus (faut pas faire peur aux diffuseurs), quelques cris ici et là, des choeurs qui reprennent le refrain pour faire monter trompeusement la sauce et bang ! un single qui sent la naphtaline ou la redite de Holy Wood au choix mais un single qui va marcher quand même !
Tout est dosé, pesé, sous-pesé, un peu de Antechrist Superstar mais pas tant que ça (pas faute d’avoir essayé mais le génie de Trent Reznor étant le grand absent, c’est plus difficile), une voix avec le même effet chorus un chouilla fatiguant après quelques minutes, du Mechanical Animals pour ses parties acoustiques et electro, du Holy Wood pour les refrains punchy… du ceci, du cela… mais aucun nouvel ingrédient à ajouter pour agrémenter le tout.
Histoire de colmater son dernier échec commercial, Marilyn Manson pousse le bouchon en composant une ballade mi-acoustique mi-rock à rendre jaloux Nickelback avec Running To The Edge Of The World, qu’on imagine écouté frénétiquement dans toutes les chambres d’ados rebels tristes qui rêvent d’un ailleurs et qui se sentent incompris. We’re from America se veut subversif en pleine obamania. Une critique acerbe de la societé américaine, l’impression désagréable que ça radote sauf que sa croisade contre ses cibles classiques (les pro-life, anti avortement, les prêcheurs catholiques) sont vides de sens tant les paroles sont truffées de clichés bidons.
Rien d’extraordinaire et c’est bien ça qui est désolant. L’amuseur public, le nom à prononcer dans les médias quand il y a un suicide d’ado , l’iconoclaste pop, l’intellectuel qui se joue des codes, le critiqueur fashion gothique, le révérant, Marilyn Manson donc sort un bien conventionnel huitième album.
Aucune prise de risque, du bois d’ébène taillé sur mesure pour les networks et les radios, une imagerie ringarde (le dollar en panneau de signalisation), un look trash qui prend un coup de vieux… même le retour de Twiggy Ramirez n’arrive pas à allumer la flamme qu’on espérait ardante et brutale dans ce flatrat rock déjà vu, déjà entendu.
Pour résumer ce come-back mou du genou,  le clip de Arma-Goddamn-Motherfuckin-Geddon, qui résume ce nouvel opus en quelques minutes.

MManson

Marilyn Manson - High End Of Low

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Marilyn MansonHigh End of Low
Sorti le : 25 mai 09′
15 titres

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Du Pola sans Pola ?

polapolaComme je l’ai déjà expliqué précédemment, j’aime beaucoup les Polaroïds. Cette passion vient, je me repète, de mon enfance mais aussi du fait que c’est une approche de la photo qui est différente.
En 1948, Edwin H. Land sort le premier appareil photo à développement instantané. A ses débuts monochrome et très lourd, il faudra attendre le début des années 60 pour que Land, inventeur et président de la Polaroïd Corporation de Cambridge, commercialise les photos chimiques couleurs. En 1972, la révolution Polaroïd est lancée grâce au système SX-70 qui permet la création d’appareils légers, compactes et surtout qui permettent aux photos de se développer même en plein jour. (en la mettant dans un petit cache métallique tout de même).
Après un boom commercial dans les années 70 et 80, Polaroïd essaye de mettre en place d’autres produits qui se transforment en des échecs cuisants. L’ère du numérique ne fait qu’achever une société déjà mal en point jusqu’à l’arrêt de la production en 2007 et le dépôt de bilan en 2008.
Avant de mourir, Polaroïd a essayé de sortir le PoGo, une imprimante pour numérique qui donne l’effet Polaroïd, un dernier bide commerical avant de fermer les portes.
Ilford Photo, société connue pour sa fabrication de produits chimiques, lance un Impossible Project. Pour faire rapide, Ilford a débuté le 1 octobre 2008 le projet fou de révolutionner le procédé en 18 mois. La conclusion devrait être la mise en vente de pellicules compatibles avec pratiquement tous les appareils et à un prix abordable.

Une fois cette partie historique passée, comment faire des polaroïds sans appareil et sans acheter de recharges ?
1° solution : Vous avez un iphone, vous aimez bien faire des photos avec, vous aimez bien le sortir de votre poche pour aucune raison comme 80% des utilisateurs, vous n’avez plus qu’à télécharger Polarize (dispo gratuitement sur l’istore) qui transforme vos photos directement en pola.
2° solution : Vous avez un ordinateur, vous avez internet, vous pouvez télécharger un petit logiciel freeware nommé Poladroid qui se trouve ici et qui est assez sympathique.
3° solution : vous avez Photoshop et vous savez un peu l’utiliser.

Si vous connaissez un autre moyen, faite le moi parvenir dans les commentaires.
Le Pola est mort, vive le pola !

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I’ve Been Looking So Long At These Pictures Of You…

nycpolaJe crois toujours avoir aimé la photo. Je ne suis pas spécialement bon photographe, je n’ai pas non plus un « oeil » mais j’aime bien immortaliser des trucs qui ne veulent rien dire. Je suis incroyablement mauvais dès qu’il est question de prendre un moment ou un instant magique dans une soirée… je vais préféré photographier un coin de pièce, une lumière, un objet posé quelque part où il ne doit pas être plutôt que des gens entre eux entrain de faire des grimaces.

J’ai longtemps été connu pour avoir les appareils photos numériques les plus mauvais possibles. Une réputation méritée il faut bien l’avouer.
Après le retour de mon dernier voyage à New York, j’étais tellement frustré du rendu de mes photos que j’ai décidé d’investir un minimum pour avoir un résultat plus propre et s’approchant plus de l’idée que j’avais au moment ou j’ai déclenché. J’ai donc acheté un Réflex numérique Canon et un bridge Panasonic en quelques mois d’intervalle. Le premier pour faire des vraies photos bien clean, en manuel et touti quanti alors que le second est juste pour l’avoir dans le sac et faire des clichés quand bon me semble.
En hiver dernier, j’ai découvert un appareil photo dont je suis tombé raide dingue dès sa découverte sur le net : Le  Fujifilm Instax Mini 7. Difficile à trouver en France (sinon au prix d’un rein), je l’ai commandé via Ebay en asie et voilà qu’après trois petites semaines d’attente, un mini polaroïd débarque chez moi.
Des mini polaroïds qui illustrent mes articles de blog et qui ont la qualité de ceux que je chérissais tant dans mon enfance.
Des plans flous, mal cadrés, une lumière blanche dégueulasse mais sur un papier mythique, avec ce rendu si spécial, voilà ce que je cherchais depuis tout ce temps… des photos qui vivent et qui ne sont pas lisses et tristes comme elles peuvent l’être avec le numérique.
Cet anti-numérisation continue car m’a été offert à noël un appareil photo Diana F+ de chez Lomography qui pour résumer est fait tout de plastique et donne des clichés vintages aux couleurs saturées et pas forcément nets.
Voilà, des décennies d’évolution auxquelles j’essaye de m’aggriper pour ne pas être absolète, pour me rendre compte que ce que je cherchais se trouvait dans le passé et l’argentique. Suis-je rétro ou bobo, la question reste posée…

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Is There Anybody Going to Listen To My Story ?

polagirlToutes les semaines (enfin dans la mesure du possible), je vais mettre ma chanson qui représente au mieux ces quelques jours de ma vie. C’est toujours difficile de choisir une chanson. Ça peut être parce que je l’écoute beaucoup à ce moment T, parce que j’ai vécu quelque chose qui m’y fait penser, parce qu’elle me rappelle un souvenir, parce que simplement j’ai envie de la faire découvrir.

Cette semaine, j’ai décidé de choisir Girl des Beatles.
Pourquoi ? Parce que je me suis promené sur les bords de Seine cet après-midi et j’ai fais une pause sur le pont des arts pour y changer de pellicule (oui, j’ai encore un appareil à pellicule, on ne se moque pas bande de techno-maniacs en puissance).
Il y avait devant moi un couple qui s’embrassait fougueusement. Le garçon regardait sa partenaire avec une passion exaltée ou exaltante qui était impressionnante. C’était cliché mais la soleil crescendo, la tour Eiffel et la Seine qui scintillait en arrière plan rendait cette scène bucolique et douce. Je ne les ai pas zieuté non stop non plus comme mon récit pourrait le faire croire mais après les avoir prit en photo, je me suis levé et en passant à coté d’eux, le garçon après encore un baiser déchaîné a expiré très fort comme pendant le refrain de Girl. Lui semblait euphorique, elle un peu moins… d’où Girl.

La chanson a été enregistré en avril 65′ à Abbey Road pour l’album Rubber Soul. L’histoire voudrait que John y raconte son idéal féminin : « J’ai toujours rêvé qu’elle entrait dans ma vie. Je savais que ce ne serait pas quelqu’un qui achète des disques des Beatles. J’attendais une femme qui serait capable de me donner ce que les hommes me donnent intellectuellement. Je voulais quelqu’un avec qui je pourrais être moi-même. » Il expliquera cinq plus tard dans une interview pour Rolling Stone Magazine qu’il attaque dans cette chanson le concept catholique de la souffrance (« that a man must break his back to eam his day of leisure« ). Il écrira Woman dans cette même idée, mais après maturation, d’où l’évolution du nom en 1980.
La seule anecdote amusante autour de cette chanson est le fait que les choeurs, assurés par Paul Mc Cartney & George Harisson, devait être une onomatopée faisant « dit dit dit dit » mais ils ont préféré « tit tit tit tit » qui veut dire nichon en argot anglais. L’inspiration profonde que l’on entend et qui m’a fait penser à cette chanson, serait un symbole d’une longue inhalation de Marijuana.

PS : La photo est bien celle du garçon de l’article. Cette photo là a été prise avec un numérique.

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Don’t Be Told What You Need…There’s No Future

Punk canard ! Punkanard !! Punk à Punk Canard !!

Punk canard ! Punkanard !! Punk à Punk Canard !!

Bon y a des soirs où je fais un peu n’importe quoi dans mon bain… Punk un jour, Punk toujours !

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