La 3°Patte


Deux Films, Un Soir

I Love You, Man

Réalisateur : John Hamburg
Acteurs : Paul Rudd, Jason Segel, Rashida Jones

Note : 7/10

Critique fissa : Une comédie pop-corn qu’on pourrait croire être une énième comédie romantique qui termine bien et bien là, il s’agit d’une histoire d’amour mais entre deux mecs qui se rencontrent et qui deviennent amis. Un buddy movie qui fonctionne bien, où il n’y a aucune blague cul graveleuse, où le sourire n’est pas forcé, où on reconnait des conversations qu’on a déjà eu avec des potes, où on s’amuse bien et où on se sent bien en compagnie de ce duo qui fonctionne bien. Pas de surprise, la bande à Apatow qu’on commence à connaître, un divertissement très sympa mais à voir absolument en V.O. bien sur.

Fiche AlloCiné : Ici

Parlez-moi de la Pluie

Réalisateur : Agnès Jaoui
Acteurs : Agnès Jaoui, Jamel Debbouze, Jean-Pierre Bacri

Note : 5/10

Critique fissa : Avignon, un été où les orages sont très présents, différents personnages se croisent dans une maison qui cache plusieurs histoires : un tournage de documentaire, un deuil difficile, un adultère, des mensonges et des rencontres. Des acteurs qui ne se foulent pas parce qu’ils sont criants de vérité, on les imagine comme ça hors caméra, une histoire sans histoire, des dialogues parfois intéressants mais bon… le film est comme un séjour de grandes vacances où on s’emmerde parce qu’il pleut…

Fiche AlloCiné : Ici



Ma Sorcière bien aimée s’emmerde…

Il y a quelques années, je m’amusais à faire quelques petits détournements visuels en utilisant une image d’un film avec un slogan, un nom de chanson, un mot ou une expression. Je ne les ai jamais diffusés parce que j’avais une idée derrière la tête que je n’ai que très partiellement réalisée.
J’ai eu cette idée ce matin de cette nouvelle combinaison. Ca n’a rien d’exceptionnel mais ça a déjà l’avantage de me plaire.
Ces petites conneries sont signées SSW pour Sick Sad World (référence au dessin animé MTV Daria) mais peut signifier n’importe quoi qui colle avec les initiales SSW comme par exemple Stupid Sleepy Weekend… à vous de faire le votre.

Ma sorcière bien aimée Vs. Desperate Housewives



Le Professeur Layton, le Porno de l’énigme

Je dois reconnaitre que je suis un mordu de jeux vidéos depuis très très longtemps. Je joue à un peu n’importe quoi et je dois reconnaître que très souvent c’est très mauvais. J’ai racheté dernièrement une batterie pour ma Nintendo DS et un nouveau Linker, le M3 Zero i (qui est en tout point excellent). J’ai essayé plusieurs jeux et suis tombé assez dingue d’un parmi les autres : Professeur Layton et la Boîte de Pandore. Si j’ai bien comprit toutes les informations, c’est le séquelle, soit le numéro deux des énigmes énigmatiques du Professeur Layton.
Sorte de Sherlock Holmes cheap, Layton a comme fidèle compagnon un enfant. Je vois les mauvais esprits arrivés, mais non Layton est obnubilé uniquement par un truc : les énigmes.
Le jeu a un scénario digne d’un porno old school année 80, pas un gonzo hardcore de notre époque, mais la boîte de Pandore part du principe que de n’importe quelle situation peut déboucher à quelqu’un qui lui propose une énigme. Vous connaissez tous le coup de la livreuse de pizza qui après avoir fait son travail demande au client si les chambres sont spacieuses et hop, ça dérape dans la reine spécial jambon et c’est dégueulasse. Layton c’est pareil, le mec est dans un train il discute avec une fille bizarre, il lui reparle, on se dit qu’il drague et là hop, non du tout, elle lui propose une énigme juste comme ça pour dépanner.
Des casses-têtes où on s’arrache les cheveux, des graphismes sophistiqués pour la DS et des heures de jeu qui défilent sans qu’on s’en rende compte.
Un petit bijou que je conseille chaudement. Et qui sait… peut être que tout le monde a une énigme saugrenue à proposer sauf qu’on est jamais assez curieux pour demander.

Site officiel : Ici
Solution complète : Ici



Quand Dicky se fait prendre pour un con…
9 janvier 2010, 12:56
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Ça fait pas mal de temps que je veux mettre cette belle petite arnaque que le supermarché Casino a tenté sur moi début décembre. Je crois que Casino m’a prit pour Blanche Neige ou sinon le prix de la pomme gala est fortement en hausse… une connerie du genre.



Le QCMmmm ou le symbole du canard décadent

Premier jour des vacances, je me réveille très tard après une courte nuit de douze heures. Pour me sortir de ce sommeil sans fin, je me cale devant la télé en ne faisant rien d’autre que boire un jus d’orange et regarder le téléviseur, chose assez rare.  Je zappe et tombe par hasard sur la chaîne câblée Comédie. Choc visuel instantané, un canard jaune géant est le symbole de  cet émission cracra nommée QCMmmm (à comprendre le Q c’est Mmmmmhhh…), présenté par Jérémy Michalak et qui se veut être premier jeu télé qui « tourne autour du cul, sans jamais rentrer dedans« … Classe !
Le décor est concept, pop, marrant, une sorte de salle de bain géante avec des bulles aux murs, le pupitre du présentateur est un lavabo et les jingles sont des dicky 3d. Le package visuel est bien trouvé mais un peu cheap comme tous les jeux du câble. Du discount et du bon goût donc au programme comme le fait des sept étapes pour atteindre le point G et avoir le droit de monter sur un canard géant faisant monter au septième ciel. Le canard en plastique jaune, mon espèce, est devenu un symbole du sex toy  marrant, le gadget fun qu’on offre à n’importe qui… là je dis NON ! Je suis définitivement contre cette idée ! Nous sommes avant tout des êtres de plastique pour les enfants et le bain, pas des foufounes-vibreurs.
Cette émission est navrante par ces questions faussement second degré comme : Vrai ou Faux ? Pour faire une gaterie à un asiatique il faut l’enrouler dans une feuille de salade et le tremper dans la sauce, est-ce que c’est vrai ou est-ce que c’est faux ? La messe est dite.
C’est dommage parce que Jeremy Michalak remontait dans mon estime ces dernières semaines. Depuis que j’ai découvert l’émission C à VOus sur France 5 où il est chroniqueur, je commençais à oublier qu’il est de l’équipe à Ruquier et qu’il a joué dans cette sitcom culte Le Groupe sur France 2. Enfin je lui laisse sa chance quand même, j’ai du mal à en vouloir à Jerem’ (qui ne devait pas assumer à mort son rôle dans la série pour réfuser que son nom apparaisse au générique) car la couleur qu’il portait dans tous les épisodes était du jaune. Jaune comme moi, jaune comme l’autre vibromasseur de son émission, comme quoi on peut fonder une carrière sur une couleur.

Une émission dont on peut se passer facilement à part si on est un inconditionnel des questions coquines des Zamours ou d’Attention à la marche. Pour les aventuriers, l’émission est diffusée sur Comédie le samedi et dimanche à 20h10 et sera en prime-time le jeudi 24 décembre à 20h40. Alors ça ! Ca va faire plaisir à grand-mère et tous les enfants de la famille !



Bobby dans la neige parisienne
19 décembre 2009, 2:13
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Une petite photo souvenir du passage de Bobby, le canard teuffeur, aux Vieilles Charrues 09'.

Bobby et sa rencontre avec la neige

Photo de Bobby qui découvre la neige pour la première fois. Un tendre moment.



The Decapitor

Dans une époque où la publicité est omniprésente, où les créa cherchent les moyens les plus fous pour faire acheter n’importe quoi à n’importe qui, les groupes anti-pubs se font de plus en plus nombreux. Arracheurs d’affiches, taggeurs de contre-sloggant, prêcheurs d’une alternative économique, les anti-pubs attaquent principalement la publicité passive obligatoire dans les couloirs du métro, au cinéma ou les arrêts de bus. Plus ou moins virulents, ces no propaganda actifs sont les seuls transgressistes face à une société de l’image branchée en haut débit à tout type de média.
En 1955, né le Pop Art en Angleterre. Il prendra toute son envergure pendant les années 60. Le courant sera propulsé et popularisé par des artistes américains majeurs comme Andy Warhol, Roy Lichtenstein ou Jasper Johns. Le principe est simple donc porteur, car il utilise justement les codes flashy du consumérisme pour en faire un art éphémère, jetable, décliné et déclinable. Les artistes et la publicité ont toujours eu une relation chien et chat, le combat ancestrale de l’art pour l’art contre la création artistique pour vendre.
Le mouvement anti-pub et le pop art a fusionné et s’est métamorphosé en un artiste au style très particulier : The Decapitor.
A la patte subversive, The Decaptior est le nouveau phénomène street culture tout droit venu d’Angleterre. Aucune interview, aucune info, The Decapitor est l’artiste qui fait parler de lui aussi bien par le mystère qui l’entoure que par le coté choc de son art so chic car venant de la rue.
Sorte de chasseur de tête pop art, The Decapitor fait dans le photomontage sanglant. Il décapite les têtes des modèles, chanteurs et acteurs. Son support ? la publicité dans la rue pour les grandes marques, les concerts, les films, les magasines ou son compte Flickr où il n’y a que des photos et aucune infos à son propos. Il a crée le buzz avec une vidéo diffusée sur youtube il y a un an ou deux en montrant comment il décapitait David Beckam sur un journal gratuit distribué le matin dans les rue de Londres.
Un artiste dont on ignore tout même ce qu’il dénonce, si il n’est pas une agence de comm’ faisant monter le buzz, si il est seul ou si ils sont plusieurs. Il est partout dans le monde, il est nul part, le mystère reste entier.
En attendant d’en savoir plus, ou pas, visitez son Flickr et regardez sa vidéo dans la suite.



La vidéo de la semaine #3

Make Her Say est une chanson de l’artiste de hip-hop américain Kid Cudi, disponible sur son second album Man On the Moon : the end of Day. Sortie en juin 2009, Make Her Say devait être nommé originellement I Poke Her Face (qui pourrait être traduit en argot par je te baise la bouche) mais a changé pour être plus acceptable auprès des radios. Il y figure une apparition de Kanye West, producteur du titre en passant, de Common et de DJ A-Track aux mix.
Le corps de la chanson reprend en sample l’intro de Poker Face, dans une version acoustic (the Cherrytree Sessions Ep) de Lady GaGa, dont Kanye West est fan. Lady GaGa a elle-même reconnue que West avait comprit l’essence même du titre. Make Her say a été nominé au grammy awards pour le meilleur duo rap.
Le clip a été réalisé par l’anglais Nez Khammal et est sorti en juillet 2009. La réalisation est simple mais s’appuie sur une esthétique minimal mais très recherchée dans des grands espaces aérés et vides. Dans ces lieux, on y voit Kanye West, Kid Cudi et Common mais jamais ensemble et pour cause, ils n’ont jamais été sur le même plateau ensemble. Nez Khammal utilise la technique du split screen, effet ayant connu son sommet dans le générique de la série Dallas, pour donner l’impression que les trois artistes filmés au même moment. La réalité est tout autre, Kid Cuti a fait son tournage a New York alors que West a fait sa partie à Los Angeles, coast to coast. Lady GaGa a été invité à participer au tournage mais elle n’a pas pu se libérer. A noter aussi, que ce clip est le premier a inclure la platine du jeu Dj Hero comme instrument dans un vidéo clip.
Nez Khammal est un réalisateur en pleine ascension, il s’est fait connaître en 2008 en réalisant Jimmy pour M.I.A. et Hustler pour Kano, gagnant dans la foulée la récompense du meilleur clip urbain aux VMA britanniques. Après une expérience dans la publicité pour Fall Line, il revient au clip pour Paolo Nutini et sont titre Candy. Make her say le propulse et en fait un ponte vidéaste dans le milieu hip hop. Un visuel pure, beau à la composition pastelle comme un glaçage de cupcake. C’est un véritable délice.



The Rodeo est de retour !

Il y a quelques années, en 2006,  je voulais être un canard branché alors je trainais mon bec du coté de la flèche d’or. J’étais à la recherche d’une voix féminine rock qui me plaise et au détour d’une soirée qu’avec des chanteuses, j’ai découvert Hopper. Un rock indé fleuretant entre le grunge de Seattle et le coté déjanté dissonant de PJ Harvey, chanté par deux filles incroyables à la rock attitude sexy et la présence scénique envoutante. J’en cherchais une, j’en ai eu deux pour le même prix. Après l’achat du premier album A Tea With D. (où je conseille l’incroyable Stranger for Good entre autre),  encore quelques concerts plus rares et la sortie d’un second opus Deer Girl, je découvre que Dorothée, la leader naturelle du groupe, a un side project solo nommé The Rodeo. Anagramme amusant de son prénom, The Rodeo est la folk side d’une artiste qu’on connaissait plus pour ses riffs distos électriques que pour des mélodies douces sentant bon le Ossedar Bois Takamine.  Le hasard faisant vraiment bien les choses, My First EP sortira le lendemain de cette tardive découverte et débutera une longue longue période où mon ipod, jaune comme moi, fera tourner en boucle encore et encore ces sept titres, même pendant l’été 2008 où Winterlands n’avait pas fondu d’un flocon d’intérêt dans mes oreilles.  Après avoir raté son concert à Paris en mars dernier pour cause d’un gros rhume,  j’avais les nerfs en pelote, ne faisais qu’attendre du nouveau et trouvais satisfaction dans Amazing (feat. Olympia), une reprise de Kanye West, que j’avais trouvé par hasard sur The Hype Machine. Mais voilà que sort le 7 décembre un nouveau EP : Hotel Utah. 5 titres qui donnent envie d’être écoutés, choyées et de faire un road trip et éviter cette période de noël naissante.

Pour nous faire patienter la semaine qui nous sépare de sa sortie, The Rodeo nous propose un petit Teaser sur son site. Le teaser et futur clip, je suppose, a été réalisé et monté par Frederic Lefranc de Aslakprod, qui est aussi membre de The Olympic. Il y a des semaines comme ça où on aimerait que le temps ailler un brin plus vite.



La chanson de la Semaine – Semaine#2

En 1967, Bob Dylan compose une ballade sublime (une de plus) I Shall Be Released. La chanson achevée plait à Dylan mais pas assez pour figurer sur son prochain album. Il l’enregistre, le garde en bootleg et ne sera disponible que sur des best of. La chansons sera offerte par son acolyte de toujours Joan Baez qui n’en fera pas un succès retentissant.
Un an plus tard, The Band, groupe rock canadien des seventies, reprend la chanson sur son album Music From Big Pink. Cette première cover sera la première d’une grande lignée toutes aussi belles et toutes aussi puissantes. On compte parmi elles, une reprise par Bete Midler, Nina Simone, Jack Johnson, Wilco, Deftones et même le plombier du rock Joe Cocker pendant son incroyable concert sous LSD à Woodstock. Une chanson culte qui n’a pas été traitée à sa juste valeur par son auteur. Mais au milieu de toutes ces reprises, une sort du lot par son interprétation et par son histoire.
Le 6 septembre 1992, la radio WFMU de East Orange dans le New Jersey invite dans ses studios des artistes : Barry Reynolds, Chris Cunningham, Michelle Kinney, Jeff Gordon. Après un bœuf entrecoupé d’interviews, il reste du temps et le groupe décide d’appeler un ami à eux qui est un chanteur et musicien hors pair, fils du folkeux Tim Buckley, le téléphone décroche et une conversation inintéressante au possible commence pendant plus de quatre minutes autour de ce qu’il a mangé… Jeff Buckley est dans sa maison de Hoboken dans le New Jersey lorsqu’il reçoit le coup de fil.  Nick Hill coupe la conversation et explique à Jeff Buckley que dans le cadre de son émission Music Faucet Show, il reste du temps et ses potes voulaient savoir si il voulait reprendre un morceau. Sans trop y réfléchir, il répond I Shall Be Released de Bob Dylan. Les musiciens démarrent la musique et Buckley chante à travers le téléphone avec cet effet disto que l’on connait si bien lorsque l’on a déjà crié dans le combiné. Un moment de radio magique où Jeff Buckley donne l’impression d’être habité par le morceau lorsqu’il chante et joue de l’harmonica.

La chanson a comme thème la rédemption, le pardon qui sera donné après la mort, le fait d’être lavé de tout péché dans l’autre vie. Référence directe à la bible et plus précisément à l’apocalypse, le refrain « i see my light come shining from the west unto the east » peut aussi laisser penser à un prisonnier qui, de la meurtrière de sa cellule, regarde le monde et se projette dans une liberté impossible. Une des plus belles ballade de la pop.

Jeff Buckley
I Shall Be Released (Bob Dylan Cover)