Classé dans : Musique | Mots-clefs: 3°patte, Benjamin Biolay, Blog, Brandt Raphsodie, Canard, Canard en plastique, Chanson de la semaine, Clarisse Canteloube, Clip, critique, Dans la merco benz, Dicky, Double Album, Duck, la 3°patte, La Superbe, la troisieme patte, music, Musique, Photographe, Réalisatrice, Rubber Duck
Il y a encore deux ans, vous m’auriez parlé de Benjamin Biolay, je vous aurais dis que c’est un gros con qui fait de la musique de merde. Critique débile alors que je connaissais très mal, je me basais sur deux singles qui encore aujourd’hui je trouve très mauvais en la personne de “Chaise à Tokyo” (Négatif) et “Los Angeles” (Rose Kennedy).
Puis au détour d’une interview dans Technikart, d’un passage dans Paris Dernière à l’époque de Trash Yéyé, je me dis que je me dois d’écouter cet album pour soit confirmer mon idée sur lui ou pour en changer tout simplement. Je télécharge le bestio et là, une claque façon Tsunami décalque toutes mes idées reçues sur le bonhomme, je tombe littéralement sous le charme et particulièrement de la chanson “Dans La Merco-Benz“, que je conseille très vivement à ceux qui ne la connaissent pas.
Après l’avoir vu en concert et écumé ses anciens albums qui sont assez incroyables, à part l’innommable Home (projet duo amoureux craignos avec son ex-femme Chiara Mastroianni), j’étais dans l’attente du prochain.
La semaine dernière sortait un double album nommé La Superbe. Le premier titre est éponyme à l’opus et fait aussi office de représentant VIP, de single qui a la classe si vous préférez. Une mélodie hyper efficace qui colle la chaire de poule et enivre, une orchestration luxuriante mais pas rococo variété et des paroles taillées pour une descente de bonne humeur direction allé simple mélancolie. Le fil rouge de l’album est la rupture, la mauvaise vie, le raté qu’on voit arriver gros une maison mais que l’on évite pas pour autant, la vie la vraie mais pas celle gnangnante débile d’un Bénabar qui regarde Drucker le dimanche midi en parlant des fais divers du Parisien. Un bijou qui porte bien son nom, très certainement un des meilleurs albums de l’année 2009.
La chanson de la semaine sera son single que j’écoute un peu en boucle depuis quelques jours et que dont je n’arrive pas à me défaire. Pour être encore plus aspiré par ce titre magnifique, je propose le clip qui a été réalisé une fois de plus par Clarisse Canteloube qui a déjà tourné différents titres pour Benjamin Biolay (Qu’est-ce que ca peut faire, Dans la Merco-Benz et Laisse Aboyer les chiens). L’amoureuse est jouée par la danseuse Marie Agnes Gillot.
Plus qu’une chanson de la semaine, c’est un énorme coup de coeur. Si vous avez le temps, essayez d’écouter Brandt Raphsodie en duo avec Jeanne Cherhal qui raconte une histoire d’amour par post-it interposés sur un frigo Brandt.
Benjamin Biolay ou quand la pop française n’a pas à baisser les yeux de honte face à ses petits copains étrangers.
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Bonjour les gens,
Depuis mon départ sous le soleil estival, il est vrai que j’ai moins posté voir pratiquement pas du tout. Faute de temps et parfois pas flemmardise tranquille, je ne le fais pas alors que j’en ai pas envie donc pour y remédier, je vais twitter beaucoup plus (mais continuer à l’occasion à mettre du nouveau ici aussi). Donc pour avoir de la news, la chanson de la semaine et compagnie, venez sur mon twitter en cliquant ici et jetez un coup d’oeil ici aussi :
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Pendant les années 90, une bande de commerciaux tarés sous exctasy ont décidé de fabriquer des T-shirts avec des slogans cochons pour faire des cadeaux “rigolos”. Les magasins Soho ont en fait une philosophie de vente et résultat pour des anniversaires et autres bartmizvas ou enterrements de vie de garçon, des convives offrent un T-shirt d’une couleur neutre avec un texte minable et ridicule comme : “Je suis une sexe-machine“, “La compet ca pète” (pour les sportifs), “J”ai un tigre dans mon moteur” sur un slip ou “Un calin ou je hurle !” avec un dessin moche. Cette popularité a été même une mode avec les fameux “Don’t Touch” sur les filles qui se mariaient à merveille avec un pussy noir et des Buffalo blanches. Les années sont passées, les magasins où l’on peut personnaliser ses propres vêtements ont pullulé à vitesse grand V, résultat moins facile d’en trouver déjà tout fait en français. Par contre, pour être toujours aussi naze mais plus subtile, on peut toujours en trouver en anglais.
Voilà les trois t-shirts américains que je trouve tristement pathétiques.

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Alors que l’on aime ou que l’on n’aime pas musicalement, il faut regarder le clip Santa Maria de Gotan Project pour la performance visuelle. Avec cette mauvaise habitude du numérique et de sa perfection souvent chiante, en regardant ce clip on pourrait croire que tout les effets sont fait en post production mais en fait pas du tout. J’en parle tout le temps mais la société d’appareils photo Lomography a accepté le challenge de faire une vidéo animée à partir de photos fixes. Les effets de carrés sont des planches contacts ou les points repères pour monter ce petit chef d’œuvre, et là d’accord c’est de la post prod mais de la post prod à partir de quelque chose de réel et pas uniquement du virtuel assisté par ordinateur. C’est l’équipe de Lomography UK qui est venu à Paris faire les shoot avec différents appareils pour faire filmer ce couple dansant le tango majestueusement. Une sorte de clip en effet flip book avec un montage simple mais efficace. Une vidéo vraiment impressionnante.
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Brad Pitt est de le très loin le mec le plus énervant tellement il est beau, tellement il a la classe quand il porte des fringues ploucs, tellement il est incroyablement cool, tellement il est bon acteur, tellement il choisit des films cultes, tellement il a l’air d’être un type sympa et loin d’être con, bref c’est un cauchemar si on commence à le comparer à soi-même.
Ce mec là à tout pour plaire. Il a une femme qu’on n’oublie pas, il fait des guests dans Jackass parce que c’est ses potes lui demandent et qu’il trouve ça fun d’être déguisé en singe qui fait n’importe quoi dans la rue, il a un appareil fisheye 2 blanc de chez lomography (cf. cette photo), il construit des complexes de maisons pour les gens de la Nouvelle Orléans qui ont tout perdu, il a été Tyler Durden et pour la sortie d’Inglourious Basterds, il a accepté de jouer au Geeks pour le magasine Wired. Il a fait des commentaires marrants à propos d’une sorte de guide de vie pour humains très évolués créée par le magasine. Les conseils servent à méditer sur des questions problématiques comme ” Je veux publier une photo des fesses de ma femme sur twitter “à la Ashton Kutcher” (en français dans le texte), ai-je besoin de lui demander au préalable or puis-je photographier, publier et espérer qu’elle soit flattée ?” réponse de Brad Pitt : ” Ne prenez pas une photo des fesses de votre épouse. Ne soyez pas imbécile. Prenez une photo des fesses de la femme des autres.” Que des conseils de bâtards. Il a fait une série de photos que j’adore signé par Dan Winters. Des photos geeks vraiment funs.
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Classé dans : 1 | Mots-clefs: 3°patte, Blog, Canard, Canard en plastique, Dicky, Duck, la 3°patte, la troisieme patte, Rubber Duck
Je dois bien reconnaître que ces dernières semaines, malgré le fait que je sois en vacances, j’ai pas beaucoup posté, méchant méchant canard. Je voulais juste faire un petit coup sauce je m’excuse mais y a des trucs qui vont venir, comme un Dicky journaliste aux vieilles charrues 2009 et des tas de photos. Le mois d’aout ne va pas être plus brillant vu que mon bec sera loin d’un clavier donc ca risque de ne pas beaucoup bouger non plus mais la rentrée sera productive… ou ne sera pas ! A bientôt sur nos lignes et bon été !
Classé dans : Musique | Mots-clefs: 14 juillet, Champs de Mars, Hippies, Hippy, Johnny Hallyday, music, Musique, Woodstock Woodstock 2009
Depuis le début de l’année court des rumeurs incroyables concernant la possiblité d’un nouveau Woodstock pour fêter les 40 ans de ce concert mythique. Elle a eu beau courrir, elle n’est jamais arrivée car les deux évenements majeurs qui devaient être programmés respectivement à New York et en Allemagne (sur l’aéroport qui faisait la fierté d’Hitler) ont fait couler beaucoup d’encre mais sont introuvables car inexistants (Le quartier de Berlin Tempelhof-Schöneberg organise à la place un festival pyrotechnique pour ceux que ça intéresse). Il y aura bien un rassemblement de sexagénaires à Bethel dans l’état de New York avec des restes de groupe de l’époque, des faucilles musicaux qui tiennent encore debout par on ne sait quel miracle de la médecine vu les quantités astronomiques de drogues diverses incubées, mais rien d’aussi incroyable qu’on ne pouvait le dire.
Le mythe hippie est retombé à travers le monde, les soixantehuitards ont été discrédités par la politique Sarkozy en France et le résultat est que France 3, hier soir, a déclaré que le concert de gratuit de Johnny Hallyday sur le Champs de Mars était “un Woodstock” français…
Les punks ont gagnés, les flowers powers ont fané, Paris à vous les studios…
Classé dans : Musique | Mots-clefs: 3°patte, Blog, Canard, Canard en plastique, Chanson de la semaine, Dicky, Duck, Elliott Smith, folk, la 3°patte, la troisieme patte, Memory Lane, music, Musique, Rubber Duck
Bon c’est officiel, c’est l’été musical le plus pourri que j’ai passé depuis des années. Déjà pour la première fois depuis dix ans, nous sommes mi-juillet et je n’ai pas encore fait de festival estival, ce qui est une première. Résultat, je n’ai pas découvert de nouveaux groupes et donc rien de neuf à me mettre sous l’oreille. Ce ne sont pas les albums dit de l’été qui vont sauver tout ça alors j’ai choppé un peu tout et n’importe quoi mais rien ne m’a retourné pour l’instant. J’ai beaucoup d’espoirs en The Dead Weather et dans le dernier Nosfell qui attendent bien sagement que je fasse glisser leurs dossiers respectifs dans Itunes mais en attendant rien à de neuf sous le soleil de satan.
La chanson de la semaine sera donc un titre que je connais depuis longtemps mais qui a eu le pouvoir d’attirer mon attention et que j’ai tendance à passer plusieurs fois dans la journée. Pour des raisons de respect de moi-même, je ne pouvais pas décemment mettre Fuck You de Lily Allen qui tourne pas mal depuis une semaine, c’est dire mon désarroi musical. Le single de la semaine est Memory Lane d’Elliott Smith.
Pour ceux qui ne connaissent pas Elliott Smith et bien je ne saurais trop vous recommander de vous point laisser aller à la tentation d’écouter cet artiste incroyable et trop peu reconnu. Elliott Smith est auteur compositeur interprète américain de génie. Un folk grandiose, une orchestration qui au fil du temps prend de la cuisse et de textes ficellés serrant avec eux une nostalgie palpable et une tristesse infinie. Il a réussit à se faire connaître en composant Miss Misery, bande originale du film de Gus Van Sant Will Hunting, qui se retrouva nominé aux Oscars. Passage obligatoire sur la scène d’Hollywood, Elliott Smith n’a pas le droit de la jouer assis sur une chaise, il débarque alors en costume blanc avec une guitare acoustique et, accompagné de l’orchestre, fait une version poignante mais écourtée de son single qui deviendra un tube. L’Oscar reviendra à Céline Dion et son horrible My Heart Will Go On pour Titanic (ah…si seulement elle avait pu sombrer avec ce bateau...)
Il continue une belle carrière, connaît un succès assez important pour un artiste folk et refait parler de lui en reprenant Because des Beatles à cappella pour l’ouverture d’American Beauty. Le crack et l’héroïne rattrape Smith et ses dernières années sont un cauchemar. Paranoïaque, suicidaire, il ne termine aucun des albums qu’il commence. Après une fin de vie en dent de scie, il se suicidera après une dispute avec sa petite amie qui a des allures de Courtney Love tant tout le monde doute de la véracité de son témoignage et le soupçonne d’homicide. Un artiste qui laissera une trace indéniable dans la folk américaine et qui a inspiré nombre de groupes comme Beck ou Death Cab for Cutie.
Memory Lane est présente sur From a basement on the hill, un album posthume fait de différentes sessions d’enregistrement, un peu comme l’est Sketches de Jeff Buckley.
Memory Lane est une métaphore, celle d’un hopital psychatrique où tout va bien mais où comme ça des élements néfastes mentaux viennent perturber cette avenue de ville imaginaire. Un titre nihiliste, intense et qui a effet de serre gorge dès les premières notes de l’harpège. Du pur génie, un des artiste les plus important dans ma vie.
Classé dans : Films ou Flims au choix... | Mots-clefs: 3°patte, Ado, Adolescence, Blog, Canard, Canard en plastique, critique, Dicky, Duck, Film, films, français, Générationnel, Les Beaux Gosses, Marrant, Riad Sattouf, Rubber Duck, Teen Movie, troisieme patte
Retour en arrière, la bobine défile rapidement, un son accelérée strident incompréhensible passe à tout allure, retour en troisième à ce putain d’âge ingrat, à cette période qui pose des bases déterminantes pour la suite, ce moment de transformation et d’apathie merdeuse qu’on appelle l’adolescence. Recommencement, couloirs gris, lumière triste, néon accroché au dessus d’un tableau vert jamais propre, table en simili-bois bon marché, cours de récréation où personne n’est jamais est au milieu, obligation absolut d’être sur les côtés et de se regarder les uns les autres en se critiquant tout en voulant être ça ou ça de cet autre…
Assis dans une salle de ciné, je revois ces années défilées comme une sorte de flash-back naze qui ressemble à Hélène et les garçons ambiance Derrick dans ma tête pendant que je regarde Les Beaux Gosses de Riad Sattouf. Film inter-générationel, ce teen-movie français est un maxi best-of de souvenirs ados et d’une mise en image de ceux qu’on croise dans le métro ou dans la vie un peu partout. Une période loose utlime où on a une voix qui varit de Steevie Boulay à Barry White dans la même phrase, où vestimentairement on doit répondre à des codes spécifiques, où on vit plus une expérience mentale et psychologique que réele. Les beaux gosses sont deux potes, Hervé et Camel, qu’on suit pendant quelques semaines de l’année scolaire. Une période où les pulsions sexuelles deviennent encombrantes, où de trouver une copine est le seul interêt vital et où on essaye de faire les adultes alors qu’on a encore des réminiscences d’enfance qui traine dans le coin.
Si on analyse le film au premier degré, sans se rappeler de cette époque, en y cherchant un reflet personnel uniquement, sans essayer de coller des comportements similaires à des potes qu’on a eu, le film n’a aucun intérêt et peut être critiqué comme cliché et inutile. Deux qualificatifs qui sont parfaits pour résumer ces années où personne n’est en période de gloire, où l’on n’a en mémoire que des délires nuls avec des copains, des râteaux, des réflexions existentielles complètement dingues, des engueulades absurdes à cause de l’autorité parentale et l’impression qu’on a le cœur en artichaut. Il y a des très bonnes répliques (“C’est trop crypto-fasciste c’que tu me demandes là.“), des moments d’intimités qui sentent le vécu, une vie de bahut représentative d’une certaine réalité et un tempo particulier assez spécifique à l’adolescence. Les acteurs sont très bons, ont la gueule de l’emploi et les guests à droite à gauche sont vraiment funs.
Un film qu’on peut éviter, loin d’être un chef d’oeuvre, plus proche du téléfilm très bonne qualité qu’un objet de culte cinématographique, les beaux gosses est marrant et redonne, pendant une heure vingt, 16ans et ses problèmes qu’on trouve tellement futiles qu’on est un peu plus âgé. Ceux qui cherche à trouver du Larry Clark ou du Gus Van Sant vont être très déçu (il n’y pas d’enfants nus qui se touchent ou font des actes sexuelles avec leurs parents, le tout filmé façon faussement arti… désolé), les beaux gosses sont plus proches d’American Pie mais façon les Sous-Doués ou P.R.O.F.S avec Patrick Bruel et Fabrice Luchini que de Ken Park ou Elephant.
Ce qui est très amusant lorsqu’on parle du film, c’est de voir que tout mon entourage n’a pas un souvenir autre que looser de cette période. Soit je suis entouré de nazes du collège comme moi soit les winners de l’époque étaient en fait eux aussi dans une attitude de perdants qui se la pétaient pour compenser un mal être.
Biactol et poussée hormonale au programme, je suis bien content d’avoir passé ce cap mais j’en garde une pointe de nostalgie tout de même… “souvenirs souvenirs” comme dirait la chanson de Johnny… Ah…
Pour illustrer cette période creuse, vous pouvez toujours acheter les BDs de Riad Sattouf, mais je voulais mettre le pilote des Puceaux qui m’avait bien fait rire lors de sa sortie.
Les Puceaux
Le Chat




Je continue à vivre un été un peu chiant musicalement, j’écoute que du vieux voir du très vieux, genre je fouille la discographie de mon père pour entendre un truc un peu différent pendant que Francky Vincent chante “tu veux du zizi” à la télévision.