La 3°Patte


Bobby & son K-Way
Une petite photo souvenir du passage de Bobby, le canard teuffeur, aux Vieilles Charrues 09'.

Bobby et son K-Way aux Vieilles Charrues

Photo de Bobby sous son K-Way pendant les Vieilles Charrues 09′.



La Vidéo de la Semaine #2

Pour son second album IRM, Charlotte Gainsbourg a demandé à l’incroyable, mais malheureusement scientologue, Beck de lui écrire un album. Le résultat sera audible le 7 décembre prochain.
En attendant, la fille de et de nous fait patienter avec un titre éponyme à l’opus, téléchargeable gratuitement sur son site officiel (ici) ou avec le clip génial de son single  Heaven Can Wait signé par l’excellent Keith Schofield. Réalisateur américain, il a fait ses preuves avec une publicité détournée pour Diesel où des scènes de pornos sont maquillées par des dessins animés où les protagonistes font de la musique au lieu de leur activité habituelle (Ici). Il a aussi fait le clip Ladyhawke pour CSS ou Bad Blood pour Supergrass. Après s’être entourée par le gratin pop pour son premier opus 5:55 (les versaillais de Air, Jarvis Cocker de Pulp et Neil Hannon de The Divine Comedy), elle fait appel à Beck connu pour ses bidouillages car suite à ses problèmes médicaux en septembre 2007, Charlotte Gainsbourg garde les sonorités de machines respiratoires, des scanners et compagnie en tête et veut les utiliser pour sa musique. Dix huit mois de travail pour la composition de l’album, IRM semble être éclectique, pensé et très travaillé. Des suppositions qui pourront être vérifiées le 7 décembre 2009 pour la sortie de l’album (le même jour que la sortie de l’EP Hotel Utah de The Rodeo).

Le clip fonctionne sur des scènes du quotidien où Charlotte Gainsbourg cohabite avec des mutants, des robots ou des êtres étranges. Une photo magnifique, une mise en scène exquise, un clip à découvrir de toute urgence. En décembre en attendant la suite (une impression de “déjà-vu” non ?)



Des Nouvelles des Cold War Kids
23 novembre 2009, 2:36
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Les Cold War Kids sortent un EP le 19 janvier prochain nommé Behave Yourself. Le groupe californien indé sait nous faire attendre on nous proposant un teaser d’une minute et quelque réalisé par Vern, un ami proche du groupe.  La vidéo a été tourné à San Pedro, CA en octobre dernier.  Le maxi sera composé de 4 titres (01 – Audience / 02- Santa Ana Winds / 03- Coffee Spoon / 04- Sermons). La bande annonce vous attend en dessous et rendez-vous en janvier en attandant la suite.



Skunk Anansie – Elysée Montmartre

Skunk Anansie est de retour. Une reformation après pratiquement 9 ans de séparation, ça sent un peu le brulé cette histoire mais bon on espère quand même que ne soit pas qu’un retour pour renflouer les caisses de chacun.
En 2008, la rumeur gronde depuis déjà quelque mois, Skunk Anansie se reformerait. Annonce officiel il y a déjà un an, Skin, Ace & Cass repartiront en tournée en 2009. A priori pas assez productif dans le temps donné pour écrire un nouvel opus, le public devra se contenter d’un Greatest Hits nommé Smashes And Trashes contenant quand même trois titres inédits. Le coup du best of n’inaugure rien de bon mais on y croit, on y croit.
En ce 20 novembre, Skunk Anansie est à Paris pour célébrer son grand retour. Le rendez-vous a lieu à l’Elysée Montmartre qui a eu la très très mauvaise idée, dernièrement, de changer leur sono pour un mur de baffles aux sonorités casseroles. La première partie est assurée par The Chemist, des australiens ringards au possible qui ressemblent à ces groupes de pub se décidant après dix ans de reprises à faire des compos qui sentent à douze mètres la repompe de leurs influences principales. Pour le coup The Chemist est un hybride rock d’un trop de pleins de Coldplay, U2 et The Killer. De la pop rock catchy guimauve sans intérêt, cependant un fond sonore ne dérangeant pas pour siroter une bière. Pendant l’entracte, un enchainement d’événements anime le coin de vente. Une spectatrice malade balance une galette géante à deux pas du merchandising et dans les grands rideaux noirs longeant la colonne, suite à ça, elle part avec son copain et on ne la reverra plus. Le responsable du stand assez emmerdé demande qu’on lui envoi un agent de ménage à l’oreillette bluetooth mais comprend que personne ne viendra. Il se décide à nettoyer à l’arrache avec des serviettes trouvées dans les loges et les laisse posées par terre trempant dans la marre. Une minute plus tard, une autre spectatrice débarque deux bières à la main et glisse sur la dite serviette. Dérapage contrôle, les deux bières volent contre le bas de la table du magasin de t-shirt et transforme le lieu en zone sinistrée holiday on ice où tout le monde glisse et pose son sac dès qu’il fait un peu noir, bref la classe.
Justement les lumières éteintes annoncent le début du concert de Skunk Anansie, la jungle fatigante s’arrête et c’est partit. Les musiciens arrivent, enfourchent leurs instruments et démarrent le riff pétaradants de Selling Jesus Again. Skin débarque furibonde avec une crinière dorée, surement taillée dans une couverture de survie. La balance est horrible, la voix de Skin est perdue derrière le tonnerre que produit la batterie et rend le tout bordélique au possible. Le groupe a la patate et veut faire trembler le public en jouant Charlie Big Potato dans la foulée. Deux chansons sacrifiées pour avoir un son plus acceptable mais les bourrasques du tom basse recouvre une guitare inaudible mais aussi le cris lorsqu’ils sont aigus. Malgré les problèmes sonores, le groupe a l’air content d’être là, pas blasé et Skin est définitivement une f*king rock star. Hyper mobile, sauvage et d’une présence scénique ahuricante, la black queen est comme à son habitude en live, inénarrable. Passant d’un morceau rock comme Weak as I am à une de leur ballade à la Charity, tout va très vite et on se rend compte à quel point leurs chansons ont envahi nos radios et des moments de nos vies.
Tout est très sympa mais la magie n’y est plus car l’époque n’est plus la même, la musique a changé, les looks aussi et l’ambiance pré-cyber punk n’est vraiment plus d’actualité.  Les titres phares qui dépotent comme Twisted (Everyday Hurts) ou All I Want sont bien mais les mélodies et les enchaînements sont trop FM, il n’y a aucune surprise et le tout est trop daté. Après une heure dix de concert, le groupe s’éclipse pour mieux revenir. Un premier rappel horrible où Hedonism (Just Because You Feel Good) est scandé en choeur par un public qui, j’en suis sur, pour certain ne sont venu que pour cette chanson. Ils ne font pas durée le plaisir et ne la prolonge pas, merci vous êtes bien charitables ! Le hic est que derrière c’est Squander qui prend le relai et là, je sens en moi la guimauve remontée, la pop ballad gluante et téléphonée s’empare de nos oreilles, des titres inédits comme ça, sont fait pour rester cachés et jamais Ô grand jamais joués en live. Ils termineront après un deuxième rappel sur Secretly. Une heure trente millimétrée, sans émotion et sans être charmé.
Ce qui est bien, c’est que dans une vingtaine d’années, les spectateurs pourront dire à leurs enfants dans une voiture qui passera sur Radio Nostalgie Hedonism qu’ils les ont vu en concert et que ça, c’était de la musique. Ce sera un mensonge mais ils auront l’impression d’avoir vu un groupe majeur inscrit dans l’histoire alors que les enfants trouveront la chanson ridicule et ennuyante au possible. Ah nostalgie quand tu nous tiens…



La Vidéo de la semaine #1

Johnny Cash est né, Johnny Cash est mort. Après une carrière incroyable que l’on peut comprendre à travers le film oscarisé Walk The Line, Johnny Cash sort en 2002 un album fabuleux nommé American IV: The Man Comes Around. Produit par Rick Rubin, l’album ne contient quasiement que des reprises magistrales comme Personnal Jesus de Depeche Mode ou In My Life des Beatles qui prend un sens tout particulier avec sa voix âgée et son expérience.

La reprise qui m’a tout de suite le plus touchée, c’est Hurt de Nine Inch Nails. L’originale est superbe mais Cash la transforme en une ôde de fin de vie, un requiem folk grandiose. Les paroles très fortes de la chanson sont encore plus poignantes reprise par The Man In Black. Pour illustrer la chanson, Mark Romanek est aux manettes. Romanek est un clippeur célèbre, réalisateur entre autre de vidéos pour : David Bowie (Jump, The Say), Eels (Novacaine for the Soul), Nine Inch Nails (Closer, The Perfect Drug) ou Jay-Z (99 Problems). Un clip qui est d’une rare tristesse et on se sent attaché à Johnny Cash instantanement.



Eiffel – La Cigale – 17 novembre 2009

En 2000, à l’aube d’un nouveau millénaire, j’ai décidé de me mettre au rock français. Après tout, même si ma langue natale n’est pas la plus appropriée pour le genre, trouver du bon rock français ne devait pas être impossible. Il y avait déjà la référence absolue Noir Désir, alors pourquoi ne pas en trouver d’autres.

C’est à peu près à ce moment-là qu’est sortit Saez avec déjà sa gueule de con et ses faux airs de poètes maudits. Jours étranges, premier opus de cet abrutit, est un petit bijou de son époque. Un zitgeist délicieux, le message mal-être d’une génération qui s’emmerde et qui va encore au lycée. Jeune & con, c’est pour moi les années bac, la loose, un avenir qui se dessine doucement, une rébellion plus contre soi-même que contre la société et des amours qu’on sait faites pour mourir. Un an après, Noir Désir sortait, le 10 septembre 2001, Des Visages, Des Figures et de là, la musique française ouvrait, ce qu’on appelle encore  huit ans après, la “nouvelle scène française“. Des chanteurs à textes pullulaient de tous les cotés. Entre temps, certains sont devenus des cadors de la variet’, d’autres des quarantenaires chiants et nostalgiques comme un vivement dimanche de Drucker, ou bien encore des folkeux talentueux sortit de nul part, des chanteuses post new-wave incroyables et des rockeurs, des vrais avec de la disto à s’en faire péter les tympans et des tempos endiablés.
Au milieu de ce joyeux bordel sous la même étiquette, j’ai eu le coup de cœur pour un groupe en particulier Eiffel. Déjà à cette époque, je n’écoutais quasiment jamais la radio donc on ne peut pas dire que c’est le matraquage qui m’a poussé à m’intéresser à ce groupe, c’est juste le hasard d’une soirée où j’ai entendu leur single du moment Te Revoir. Une voix hyper particulière, hyper nasillarde comme je les aime souvent (n’oublions pas qu’une de mes idole est Billy Corgan des Smashing Pumpkins), des paroles très spéciales et surtout un coté punk qui me rappelait pas mal de souvenirs d’adolescence. J’ai dévoré encore et encore Abricotine, leur premier album. Un vrai coup de foudre. Le second album, le 1/4 heure des ahuris, a eu un impact encore plus fort. Il se rattache à une autre époque, à une autre vision des choses et à une évolution musicale que je cherchais à ce moment-là. Je suis un ahuris comme les autres, je les ai vu en concert pour les dernières tournées, rencontré et j’ai continué à écouter religieusement ce groupe assez unique.
Je raconte tout ça pour aucune raison particulière sauf qu’hier je les ai vu en concert.
Depuis la rentrée, un tas d’albums sort et pratiquement tous les artistes que j’aime m’ont complètement déçu. Le dernier -M- est une panne d’inspiration complète et un problème de schizophrénie ridicule, Emilie Simon s’est muté en une sorte de Kate Bush française qui aurait trop trainée dans les comédies musicales de Broadway mais au milieu de cette mauvaise fournée, Eiffel fait très bonne figure et maintient le cap avec l’excellent A tout Moment.

Eiffel n’a plus de maison de disque, a quitté Labels (racheté par Virgin), se retrouve dans la nature et a terminé son dernier concert à l’Olympia en disant qu’ils ne savaient pas ce que deviendrait d’Eiffel. Quelques mois après, ils avaient enregistré une session avec Bertrand Cantat au chant pour deux titres un peu faiblards mais le groupe était encore vivant, c’était l’essentiel. 2009, le duo Humeau revient avec un nouvel album et Nicolas Courret, batteur originel du groupe.

Concert à La Cigale, salle à 3/4 remplie, un public de trentenaire, une bonne ambiance, jusque là tout va bien. Romain Humeau vient lui-même présenter la première partie et nous demande d’acclamer Montgomery. Make some noise ! Voilà ce qu’ils vont faire pendant quarante cinq longues minutes, du noise. Le noise est un style musical avant-gardiste dans le rock indé. Pour faire simple, les structures musicales sont non-conventionnelles, les mélodies vont à l’encontre des harmonies classiques et les voix sous mixées mélangées avec le reste. Montgomery complète le cahier des charges avec une grande habilitée mais il faut dire ce qui est, c’est imbitable et fatiguant. Comme le veut l’adage, trop d’effets tue l’effet et un bordel atonal incommensurable en est le résultat. Une musique qui pourrait être intéressante dans le cadre d’une B.O. ou lors d’une projection cinématographique d’un film muet  où un groupe jourait en live. Dans n’importe quelle circonstance mais pas en première partie d’Eiffel. Ça pourrait ressembler à Kaolin à leur début qui a prit du Sigur Ros dans la tronche et a été salit par Animal Collective. Bref, une longue, trop longue première partie qui a un peu cassé toute l’énergie que j’avais en entrant dans la salle.

Changement de plateau, les roadies déménagent le bordel ambiant et petit détail sympa, le groupe est là à monter lui-même son matos comme un petit groupe pourrait le faire. C’est rien du tout mais le fait que ça se fasse naturellement et simplement fait oublier l’attente et donne un coté chaleureux, voir familial. Ils font des balances vite-fait bien fait, sortent de scène, le concert peut commencer.
En format quatuor, loin de la pléiade de musicos présents sur la tournée précédente, le groupe débute par Minouche où la guitare folk se mélange parfaitement avec la saturation lacérée de l’électrique. Enchainement direct avec Le Coeur Australie et son refrain que le public reprend en chœur et à tue-tête. Tout est en place, la voix de Romain Humeau est chaude et rauque, le nouveau guitariste, qui ressemble à un Beigbeder de poche, est hyper mobile et a un sacré touché rock, Estelle Humeau, égale à elle-même, est stoïque et fait claquer la basse. Le dernier album A tout moment est bien sur très présent mais Eiffel varie les plaisirs en jouant des anciens titres comme l’incroyable Il Pleut des Cordes, Inverse Moi ou Sombre. Au trois-quart du concert, le groupe entame Bigger than the Biggest, présente sur Tandoori, le morceau dans sa progression prend une tournure punk hallucinante avec un Romain Humeau en transe, un moment extatique incroyable.

Eiffel va très bien voir même mieux que d’habitude avec une envie palpable de donner tout ce qu’ils ont. Musicalement irréprochable, Eiffel revient avec une pêche incroyable fort d’une maison de disque qui les soutient et d’un single qui cartonne. Un public très présent, très chaud composé de pas mal de nouveaux ahuris qui ont découvert le groupe dernièrement par le biais de A tout Moment la rue peut aussi dire Non et on ressentit cette puissance à la Noir Désir qui nous manque tant. Le meilleur groupe de rock français en activité actuellement à écouter d’urgence à défaut de les voir en live. Et dire que j’aurai pu aller voir Muse à la place et leur dernier album si incroyable alors… ironie quand tu nous tiens.

Pour avoir une idée de ce que ça peut être en concert, une petite vidéo de Eiffel en duo avec Craig Walker (ex-chanteur d’Archive) à Taratata qui reprend Search & Destroy de Iggy & The Stooges (On y a eu droit hier mais sans Walker bien sur)



Eating Animals de Jonathan Safran Foer

Jonathan Safran Foer est un écrivain américain de 31ans, il est l’auteur de Tout est illuminé(Everything Is Illuminated) et de l’incroyable Extrêmement fort et incroyablement près (Extremely Loud and Incredibly Close).

J’ai découvert cet auteur par hasard, au détour d’une conversation cinématographique. Je crois que tout vient d’un constat amer sur la qualité déplorable d’acteur de Tobey Maguire (Spiderman, Las Vegas Parano, Pleasentville) dans The German de Steven Sodenbergh et d’une comparaison qui a été faite avec Elijah Wood (Eternal Sunshine of a Spotless Mind, La Trilogie du Seigneur des Anneaux, Sin City) qui a, à peu près, la même carrure et de la même génération d’acteurs. Vient sur la table la prestation d’Elijah Wood dans Tout est illuminé. Je n’avais jamais entendu parlé du film réalisé par Liev Schreiber ni du livre. Comparaison avec l’univers délirant de Wes Anderson, visionnage de la bande annonce, commande instantané du DVD dans la foulée, je dois voir ce film. Mais après l’avoir reçu, je me rends compte que je préfère le lire avant de le voir. La semaine suivante, un passage à la fnac me pousse à me retrouver avec Extrêmement fort et incroyablement près dans les mains, à lire la quatrième de couverture et à le commencer dans les minutes qui suivent. Le roman, dès le premier chapitre, me fait comprendre qu’il allait me retourner comme une crêpe, voir même me briser le morale comme sait si bien le faire les livres pour lesquels j’ai un vrai coup de cœur. Le synopsis est simple : un enfant d’une dizaine d’années perd son père dans les attentats du 11 septembre. Aventurier et très malin, il trouve une clé dans un vase bleu et part à la recherche de cette serrure qui l’aidera dans son deuil et fera ressortir toute son histoire de famille.
Petit bijou intelligent et ultra sensible, c’est mon roman de l’année, celui qui m’a remué comme depuis longtemps je ne l’avais pas été. Je le recommande chaudement à tout le monde.
Je termine actuellement Tout est illuminé qui est très intéressant et très drôle mais dont la traduction doit amoindrir la qualité et qui d’un point de vu du style d’écriture me plaît moins.

Pourquoi je parle de ça, parce que sa nouvelle œuvre sort aux Etats-Unis et qu’elle fait parler d’elle.
Eating Animals” de son nom, est un roman sur la nourriture et sur le fait de manger des animaux.
Il faut savoir que depuis quelques années, une nouvelle mode grandit aux USA, la Vegan Food. Réponse directe à une population qui grossit et connaît des problèmes économiques énormes à cause d’une l’obésité touchant toutes les classes et tous les âges, la Vegan Food est devenue une philosophie de vie, un mouvement intellectuel qui tente à démontrer qu’une vie végétarienne est possible, saine et écologiquement citoyenne.
Activiste et donneur de leçon, les végétariens et végétaliens ont un gros problème à leur actif, lorsqu’ils veulent responsabiliser la population, on leur balance toujours le même refrain, qu’ils sont comme Adolf Hitler qui est tristement le végétarien le plus célèbre de l’histoire, ce qui n’aide pas vraiment faut bien le reconnaître.
Safran Foer est plus dans le roman que dans le pamphlet végétarien. Ultra documenté, il met en cause les exploitations animales, la manière inhumaine dont est traité le bétail et l’industrialisation de la nourriture qui se révèle dangereuse pour l’homme mais aussi parle surtout de sa famille,  de ses racines, de la cuisine de sa grand-mère et comment notre société est incompréhensible envers les animaux. A travers son histoire, sa vie, il met en évidence le fait que l’abus d’antibiotiques sur les animaux et la stagnation des excréments, par exemple, polluent notre vie quotidienne en créant des maladies et de bactéries. Nous mangeons de cette manière pour des raisons, par rapport à qui nous sommes et d’où nous venons et par rapport à l’histoire de sa famille. Le livre va plus loin, en faisant une analogie entre ce que l’on mange et ce que l’on symbolise. La religion (le pain et le vin, le poisson le vendredi chez les catholiques ou l’eau salé, la nourriture cachère chez les juifs),  les fêtes représentantes d’un peuple (Thanksgiving, la poule au pot), toute en dénominateur commun la nourriture. Toute la question du livre repose la dessus, comme les deux romans précédents, il cherche à savoir qui nous sommes au fond de nous et si nous  avons vraiment besoin d’appartenir à un groupe pour être soi. Est-ce que nous mangeons nous définit entant que personne ou ce que nous sommes définit ce que l’on mange ?

Un roman qui a poussé Natalie Portman a écrire un article dans The Huffington Post sur sa post-réflexion  sur le sujet. Eating Animals n’a pas encore de date de parution en France mais je l”attends avec une grande impatience. Il est possible de lire un extrait (en anglais) ici tiré du New York Times ou aller sur le site mais en attendant la suite,  je vais aller me faire un bon steak tiens…



Mixtape #1

mixtape1

Ma Mixtape est un nouveau type de billet qui va revenir régulièrement. L’idée est simple, si je devais faire une cassette pour mon walkman, qu’est-ce que je mettrais dessus ?
Voilà ma réponse du moment.

SIDE A.

The Dead Weather Treat Me Like Your Mother
Elbow Ground On Divorce
Them Crooked Vultures Gunman

The Rodeo (feat. Olympia) Amazing (Kanye West Cover)
Metric Don’t Think Twice, It’s Alright (Bob Dylan Cover)

SIDE B.

Benjamin Biolay
Brandt Rhapsodie (duo avec Jeanne Cherhal)
Eiffel Je m’obstine
Flight of The Conchords
Too Many Dicks on the Dancefloor

TV on The Radio DLZ
Arctic Monkeys
Pretty Visitors


Tape Artiste

bobinepolaUn lien vers le Flickr d’une artiste que je trouve assez surprenante et créative.
Iri5
, de son vrai nom Erika Iris Simmons,  est une américaine nostalgique de 25 ans passionnée par la musique, la pop culture et l’art en général, qui utilise principalement des matériaux non-conventionnels (vieux livres, K7, Cartes à jouer, cartes de crédit, magasines…) pour reproduire des photos, personnages ou symboles célèbres. Peintre et sculpteur aussi, ses œuvres sont utilisées en illustration de nombreux sites web mais aussi des magasines à travers le monde.
Entant que Green artist, les produits utilisés pour la composition de ses oeuvres sont trouvées dans les poubelles ou sinon données par des proches.
J’ai trouvé que son travail avec des bobines de cassettes audio pour recréer des pochettes ou des portraits était particulièrement bien fait et intéressant. A vous de voir.

Iri5’s Flickr

 



Y a des matins comme ça…

tristanpolaIl y a quelques semaines, j’étais agglutiné dans mon lit à regarder la télévision de façon larvaire. Je passais en revue toutes les chaînes, un zapping psychotique face au néant cataclysmique menant à un ennui anxiogène. Vous trouvez que cette phrase est remplie de mots qui font genre et qu’elle ne sert à rien, c’est normal car fait de manière totalement consciente. Lors de ce passage rythmique d’un canal à l’autre à l’aide de ma télécommande, quelques images retiennent mon attention quelques secondes sur un clip des années 80 diffusé sur la chaîne Virgin 17 dans le cadre d’une émission rétro-nostalgique repassant tous les tubes top 50 de mon enfance. Après un Desirless et son Voyage, Voyage et un A toutes les filles qu’on a aimé avant de Barbelivien & Félix Gray, sonne l’heure de Tristan avec Bonne humeur ce matin. En le revoyant, je me souviens que Vincent Cassel y fait une de ses premières apparitions en tant que chœurs/danseurs dans le clip donc impossible de passer à coté, je veux revoir ça.

Premier constat incroyablement triste, Tristan a un look à la mode d’aujourd’hui et ça c’est terrifiant quand on pense que les années 80 sont l’abomination, l’infamie du fashion, du beau et de l’esthétique (cf. la coupe de cheveux de Desirless ou le maquillage de Jeanne Mass). Tristan se lève de bonne humeur ce matin, et décide d’aller faire du vélo, un synopsis haletant et excitant. Sauf qu’il est pas un mec comme les autres, comme il est de bonne bonne humeur ce matin, il prend une plateforme de déménagement pour descendre de son appart, chose tout a fait normal un dimanche à Paris. En bas dans la rue, ses potes choristes chantent au milieu du bitume avec un T-Shirt blanc Batman so chic.

Le clip aurait pu être oublié de tous mais le temps a fait qu’il est un have-to-be-seen car Vincent Cassel, César du meilleur acteur en 2008, est devenu célèbre mais aussi parce que même si ce n’est pas écrit dessus, la réalisation est signée Mathieu Kassovitz, sa première oeuvre télé-diffusée.

Pour la petite histoire, Tristan était à la fin des années 70 le leader d’un des plus gros groupes de punk parisiens de l’histoire : Guilty Razors. (Même époque que Metal Urbain ou Asphalt Jungle). Tristam Nada, de son vrai nom, s’est forgé un nom dans les nuits branchées parisiennes dans les années 80 car grand ami de Eric Cantona, Mickey Rourke et toutes la scène alternative parisienne. Il restait dans le buzz car il était aussi “artiste urbain“, comprendre ici graffeur de rue, appartenant au collectif  “les musulmans fumants“, adepte de la libre figuration. Tristam est encore aujourd’hui un artiste actif qui continue la composition musicale via son Myspace mais aussi la peinture dans des salles d’exposition parisiennes.

C’est peut être une chanson débile mais je suis attendri quand je l’entends. Un hymne positif sympathique qui sent bon le Marc Toaesca et les années Mitterand.